Restos du Coeur, souvent le provisoire dure

par LES VOIVRES 88240  -  24 Novembre 2014, 07:00  -  #Associations

Coluche, pour que le provisoire ne dure pas
Coluche, pour que le provisoire ne dure pas

Beaucoup d'entre vous se souviennent de la passerelle de Fontenoy mise en place provisoirement pour remplacer, après la guerre, le pont détruit et qui a servi pratiquement un demi siècle.
Il risque d'en être malheureusement ainsi pour les Restos du Cœur. A leur mise en place, Coluche voyais là une mesure provisoire pour pallier aux premiers effets causés par l'économie des "Trente Glorieuses" qui commençait de s’essouffler.

Maintenant les Restos du Cœur sont toujours là, mais ils sont de plus en plus sollicités comme toutes les institutions de ce genre.

Nul maintenant ne peut dire, sauf s'il est suffisamment fortuné pour vivre de son capital,

qu'il est à l'abri du chômage ou d'un autre accident de la vie qui l'obligera a demander de l'aide.

Et pourtant tout le monde fait comme si, tout le monde pratique la politique de l'autruche, pensant inconsciemment être à l'abri du malheur si on ne prononce pas son nom.

Dans 10 000 ans quand des archéologues analyseront les pages Facebook et autres réseaux sociaux, ils se diront :

"- Mais c'était le paradis en France à cette époque. Les gens passaient leurs temps à se faire bronzer sur la plage, à souffler des gâteaux d'anniversaires et ne connaissaient aucun problèmes.

Cette politique a fait long feu.

Et au risque de choquer, nous pouvons dire: en laissant son voisin sans aide on s'enterre soi-même.

Celui qui est trop pauvre pour donner de l'argent est peut-être riche de son temps, ou il peut fournir un renseignement, un conseil à l'autre

C'est ce que l'on appelle du bénévolat. C'est heureusement un des rares secteurs en France qui se porte bien car beaucoup de personnes s'engagent dans cette démarche seules ou au travers d’associations.

Si vous voulez vous enrichir il faut trop donner.

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M
Normalement, en étant sur le terrain les bénévoles devraient être capable de mieux connaître les personnes qui ont besoin d'aide.
Y a t'il des aidés plus méritants que d'autres c'est une autre question mais souvent les petites associations ont un circuit court avec peu de frais.
Par contre elles vont voir leurs subventions diminuer et çà risque de poser des problèmes.
Mais une chose est sûre il faut œuvrer dans une asso parce que cela vous fait plaisir autrement on risque d'être déçu.
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N
« C'est ce que l'on appelle du bénévolat. C'est heureusement un des rares secteurs en France qui se porte bien car beaucoup de personnes s'engagent dans cette démarche seules ou au travers d’associations.»
Je ne sais pas s'il faut dire heureusement ou malheureusement. L'idéal, mais il ne faut pas rêver, serait que nous n'ayons plus du tout besoin de ce genre d'association ou de toute autre de type caritatif ce qui voudrait dire qu'il n'y a plus aucuns démunis nulle part.
Se "reposer", en partie, sur le bénévolat (que je connais bien) est une tendance qui me hérisse quelque peu, surtout lorsque cela sent un peu trop l'opération de communication, comme on a pu le constater lors du lancement de la 30ème année des "Restos du cœur". Le mouvement associatif, dont on ne facilite pas toujours la tâche, n'est pas là que pour pallier aux erreurs successives de dirigeants déconnectés des réalité, au mieux incompétents, au pire malhonnêtes.
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