Quand la météo nous nargue

par LES VOIVRES 88240  -  28 Janvier 2021, 05:37  -  #Covid-19

Quand la météo nous nargue

Lundi matin, il y avait plus de 5 cm de neige fraiche devant la maison et des quantités bien plus importantes étaient annoncées pour les jours à venir. Voilà de quoi faire rager un peu plus les professionnels de la montagne qui ont vu les restrictions se prolonger au fur et à mesure que la couverture neigeuse s'épaississait.

C'est à croire que plus il va en tomber, plus la date où ils pourront ouvrir les pistes de ski alpin sera repoussée. Est ce un rapport mathématique sur lequel s'appuie nos dirigeants ?

Pour chaque tranche de 10 cm, il y aura une semaine de fermeture.

A moins qu'ils n'aient choisi une courbe exponentielle, une semaine d'arrêt pour 10 cm, 4 pour 20 cm,  8 pour 30, et ainsi de suite jusqu'à ce que les remontées mécaniques ne dressent plus que des moignons de structures métalliques rouillées, vers un ciel chargé de promesses de neige.

Ce n'est pas la première fois depuis le début de la pandémie que la météo va à l'encontre des possibilités de profiter de la nature. Souvenez vous. Remember d'un certain printemps 2020.

L'annonce du confinement tombe tout de suite après que les électeurs soient allés remplir les urnes, avec leur bulletin de vote, et leurs petits poumons, de bon gros virus qui n'en avait rien à foutre de savoir quelle liste vous aviez choisie, mais qui semblait avoir une préférence particulière pour le minois des assesseurs.

Miam, miam, encore un bon citoyen de contaminé. Merci à leurs bons maît's.

Donc nous voilà cloitrés, avec comme seule occupation, la possibilité de faire des guirlandes de Noël avec nos rouleaux de PQ ou de réécrire la Bible en utilisant notre stock de pâtes alimentaires alphabet, aussi appelée Alfabeto ou spaghetti Alphabetti*.

Qu'arrive-t-il alors ? Faites travailler votre mémoire, souvenez-vous. Il arriva 40 jours, non de pluie comme dans le déluge, mais de grand beau temps. Du 20 mars à début mai, du soleil, encore du soleil, que nous étions forts marris de contempler depuis nos fenêtres, sans avoir le droit de mettre le nez dehors.

Le même scénario se reproduisit pendant le deuxième confinement. Un automne de rêve, plein de douceur et de lumière. Mais, va pas mettre tes sales pattes dessus, espèce de confiné.

Jamais deux sans trois. Un épisode neigeux sans précédent depuis quelques années a commencé, alors que les stations de ski alpins doivent rester fermées, au grand dam des professionnels et des amateurs de poudreuse.

Ce n'est pas une coïncidence à répétition. Ya un truc, une anguille sous roche, un complot se trame ou un sort nous est jeté.

Première hypothèse, qu'aurait aimé Victor Hugo quand il faisait parler des entités telles le vent ou la mer.

La nature, lasse d'être saccagée par l'homme, a décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle veut nous montrer ce que nous perdrons le jour où elle ne sera plus aussi belle par notre faute. En conséquence, à chacune des interdictions nous empêchant d'en profiter, elle va se faire encore plus désirable.

Il ne nous resterait plus qu'à essayer de se concilier les bonnes grâces de celle-ci, en lui offrant des sacrifices. Ainsi le faisaient les Carthaginois, assiégés par les mercenaires barbares, en jetant leurs enfants qui périssaient brûlés vifs, dans la gueule de la statue représentant Baal Hammon, le dieu qu'ils adoraient.

Nous pourrions apporter dans les déchetteries pour les détruire, nos ordis et cartes bancaires et nos automobiles à la casse. Prononcer une petite incantation ne serait pas inutile :

"Ô toi, Mère Nature, qui nous abreuve, et nous nourrit, et dont nous n'avons pas du reconnaître les bienfaits, accepte comme preuve de notre soumission, ces gadgets que nous avons adorés. "

Il serait même bon de joindre au lot, sa télévision. Ce serait une preuve de plus de notre réel renoncement à la société de consommation.

C'est une possibilité. La deuxième hypothèse est plus tirée par les cheveux. Ce n'est qu'une supputation sans fondements que font courir des opposants acharnés au gouvernement. Comment croire, ne serait-ce qu'un instant que nos dirigeants veulent nous cantonner dans le métro-boulot-dodo et qu'il ne sera plus possible d'avoir des loisirs ?

 Pourtant parmi les rumeurs les plus folles qui circulent, il y a celle-ci. Chaque fois que les météorologues prévoient une période de temps exceptionnellement favorable aux sorties, un confinement est décidé, des interdictions sont mises en place.

C'est bien sûr pure calomnie. Enfin, dans le doute, il serait peut-être plus prudent que nous fassions tous une danse de la pluie.

*aussi appelée Alfabeto ou spaghetti Alphabetti . Ha, ha, vous ne vous attentiez pas à cela ! Mais ce souci du détail, cette recherche de la vérité, à tout prix et quel que soit le temps passé pour trouver le renseignement, sont tout à l'honneur de votre blog préféré : lesvoivres88240.

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J
« Il serait même bon de joindre au lot, sa télévision.» : je le prends pour moi évidemment☺mais la TV, c'est un peu comme les arbres au bord de la route qu'il faudrait couper sous prétexte d'une mauvaise conduite des automobilistes.
Répondre
J
OK, cela pourrait peut-être expliquer une baisse de la natalité (à force de confinements, elle va remonter) que vous pointez souvent. Faudrait faire un sondage mais ce sont surtout (et déjà) les Présidentielles qui intéressent les médias...
L
98 % des foyers ont la télévision.