Non aux appels à l'incivisme

par LES VOIVRES 88240  -  28 Novembre 2020, 03:52  -  #Covid-19

Non aux appels à l'incivisme

L'autre jour j'ai publié un article où j'ai volontairement joué le jusqu'au boutiste de service en demandant que le confinement ne soit pas levé pour les personnes refusant de se faire vacciner contre la* Covid-19. Tout le monde, évidemment, n'a pas été d'accord. Ce qui m'a surpris c'est de voir que l’opposition n'est pas venue du côté où je l'attendais. Statistiquement ce sont pourtant les plus jeunes qui s'opposent le plus à ces mesures.

Ce n'est pas grave. Il faut cependant reconnaître que si on refuse de se faire vacciner sous le prétexte que cela représente un risque pour la santé, on pourrait penser que les volontaires vont donc jouer les cobayes. Dans ce cas, ils devraient pouvoir bénéficier de certains avantages par rapport au reste de la population. Le premier de ceux-ci serait bien entendu d'avoir une plus grande liberté de mouvements et la possibilité d'avoir moins de règles sanitaires à respecter.

Un vaccin s'est fait pour cela, ne plus avoir à s’inquiéter si on va tomber malade et si on risque de contaminer ses proches.

Malheureusement, parmi ceux qui refusent cette future vaccination, avec ou sans raison valable et c'est à chacun d'en juger en son âme et conscience, il y en a une partie qui vont beaucoup plus loin. Ceux là sont également contre toutes les mesures permettant de limiter la propagation du virus.

J'avoue avoir été très surpris et légèrement mal à l'aise quand l'autre jour, arrivant chez un commerçant pour faire quelques achats, je me suis aperçu que j'étais le seul à porter un masque. Il y avait là une vingtaine de personnes discutant avec le vendeur à l’intérieur du local ou  dehors par groupes, sans aucun respect des gestes barrières.

Pour connaître plusieurs de ces personnes, je sais qu'elles s'insurgeaient contre l'obligation faite aux enfants de porter un masque dès 6 ans.

Je ne doute pas non plus qu'elle approuveront chaudement cet APPEL AU DÉCONFINEMENT GÉNÉRAL ET À LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE PACIFIQUE DU PEUPLE FRANÇAIS !

Je le dis tout net. Ce texte est écrit par un fou furieux qui devrait être condamné pour mise en danger de la vie d'autrui. La gendarmerie a arrêté la semaine dernière un fumeur de haschich, après avoir vu sur Internet, qu'il montrait comment avoir des beaux plants de cannabis en les faisant pousser sur de la laine de roche. Elle a donc les moyens de sévir contre ceux qui diffusent des messages illégaux sur les réseaux sociaux.

C'est à croire que tous ces inconscients s'imaginent qu'ils ne risquent rien en revendiquant leur incivisme. Ils se trompent. On ne laisse pas ces individus agir en toute impunité. Jeudi, Philippe Mèmeteau affichait sur sa page Facebook vidée de son contenu :

Philippe est bloqué
La censure fait son sale boulot.....
Fallait pas jouer au con mon p'tit gars !

*  Il parait que Covid est féminin. Mes excuses Mââme .

Pour ceux qui pensent que c'est plus risqué de se faire vacciner que d'être contaminé par la Covid -19 et qu'il est inutile de prendre la moindre précaution, deux témoignages qui prouvent le contraire.

APPEL AU DÉCONFINEMENT GÉNÉRAL ET À LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE PACIFIQUE DU PEUPLE FRANÇAIS !
L’épidémie est terminée, cette mascarade a suffisamment duré.
Nous n’avons plus rien à attendre de ce gouvernement, qui nous a menti depuis le début de cette crise et nous ment encore aujourd’hui, sans aucuns scrupules. Les mesures sanitaires liberticides disproportionnées et anticonstitutionnelles adoptées, nous aliènent chaque jour un peu plus en portant gravement atteinte à nos libertés individuelles et collectives. Les conséquences économiques et sociales engendrées seront bientôt irréparables, si nous n’agissons pas maintenant.
Nous appelons donc à un déconfinement général, sans aucunes restrictions, dès le MERCREDI 25 NOVEMBRE, assorti de la RÉOUVERTURE inconditionnelle et totale de tous les commerces, restaurants, cafés, salles de sports, théâtres, cinémas, salles de spectacles et d’événements... et ceci, sans aucune mesure à caractère obligatoire de distanciation sociale, de port du masque, ou nouvelles contraintes d’aucune sorte.
Nous appelons tous les établissements scolaires et universitaires à accepter les élèves sans masques, et sans mesures de distanciation sociale, ni nouvelles contraintes d’aucune sorte.
Nous appelons les forces de l’ordre à se joindre à ce grand mouvement citoyen, dans le plus grand respect de nos droits humains, en nous affranchissant de toute sanction, sur base de l’article 35 de la Déclaration des Droits de L’Homme et du Citoyen*.
RÉSISTONS TOUS ENSEMBLE, POUR NOTRE AVENIR, NOS ENFANTS, NOS LIBERTÉS ET NOTRE DÉMOCRATIE !
Philippe Mèmeteau - La Rochelle - 22 novembre 2020
*Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen - Article 35 - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
J
Je suis d’accord avec le titre et le ton "vaccinal" de l’article mais si Darmanin a trouvé que quelques uns de ses policiers ont « déconné » (propos qualifié de « dégueulasse » par l’avocate du tabassé, Michel Zecler, car ils ont véritablement commis des infractions), il me semble qu’un bonne partie des différentes hiérarchies « déconne » : Gouvernants depuis plus de 3 ans (voire plus pour être juste), celle des Sociétés savantes et médecins, docteurs et autres personnes "bien informées", au moins depuis février 2020 et devraient déposer leur "costume" tout en étant immédiatement sanctionnées.
La France maintient avec peine sa tête hors de l’eau face à une crise sanitaire, économique, humanitaire, environnementale, psychologique et malgré cela il semble bien que certaines élites (toutes confondues) s’acharnent à y accoler une crise politique aussi malvenue que malsaine.
.
Pour revenir au vaccin, l'Académie française a mis fin au débat en mai 2020 : « On ne dit pas “le” Covid mais “la” Covid, a tranché l'Académie française dans un communiqué paru le 7 mai. En effet, Covid est l'abréviation du terme anglais “Coronavirus disease” qui se traduit par “maladie du coronavirus”. Il s'agit donc d'accorder l'article avec “maladie”, un mot féminin en français. (Raphaëlle de Tappie, 13-05-2020).
Ayant passé un test COVID-PCR ce jeudi (résultat négatif 24 h après) qui rassurera l’anesthésiste qui va m’injecter un peu de curare lundi, je ne suis guère plus avancé et je ne sais pas vraiment quelle serait ma décision si l’on me proposait un vaccin (aux inconnues encre bien trop nombreuses) mais qui fait s’affoler les Bourses (les Places boursières, bien entendu) du Monde entier..

Pour faire vite et avant de développer peut-être plus tard sur mon blog, je veux citer un article lu dans "VosgesMatin" (pour une foi accessible) qui me semble pertinent :
Violences policières : la discrétion coupable d’Emmanuel Macron
Par Luc Bourrianne
ER/Patrice Saucourt
[ Au terme d’une semaine où les violences policières ont fragilisé le ministre de l’Intérieur. Où le Premier ministre s’est contredit sur la « réécriture » d’un article décrié sur la diffusion d’images de policiers. Où la majorité présidentielle a voté à contrecœur ledit article alors même qu’en son sein plusieurs députés n’en voulaient pas. Au terme d’une telle semaine, une reprise en main élyséenne était la bienvenue.
Pour la mise au point, on repassera. L’Élysée s’est contenté de faire savoir, vendredi, qu’Emmanuel Macron avait été « très choqué » par les images de policiers tabassant un producteur de musique parisien. Le président de la République avait été bien plus sensible au moment de partager son émotion suite à la mort de Diego Maradona. Jeudi, il avait su rendre l’hommage national que Daniel Cordier méritait. Loin de la figure gaullienne célébrée à travers le secrétaire de Jean Moulin, Macron démontre son sens de l’« inauguration des chrysanthèmes ». Et quand il use de sa parole présidentielle, c’est pour se perdre dans des détails d’intendance. Pour reprendre la formule de Fillon, on n’imagine pas le général de Gaulle demander aux Français d’aérer leurs salons. Pour tout dire, ce n’était pas non plus l’image qu’on se faisait de Jupiter. Que celui-ci s’abaisse à nous renseigner sur le lavage des mains apparaît plutôt incongru.
Emmanuel Macron avait promis d’être un président « disruptif », il tient parole en déplaçant le centre de gravité de la figure présidentielle. À la faveur de la crise sanitaire, Macron se retrouve à parler à la France comme un principal face à ses collégiens. Et quand surviennent des événements qui menacent la cohésion nationale, affaiblissent l’institution policière, le président se tait. À contretemps. ]
Répondre