Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres

par LES VOIVRES 88240  -  22 Juin 2020, 03:06

Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres

18 juin 1940, 6 heures du matin. Parti la veille de Dompaire, le capitaine Roger Couëtdic commandant de la 10 ème Batterie, du 11 ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (RALC) reçoit l'ordre de stopper tout mouvement et de se mettre en position pour retarder l'avance des troupes allemandes qu'ils combattent depuis l'Argonne.

Il répartit la cinquantaine d'hommes et de gradés qu'il commandait , armés de fusils-mitrailleurs et d'une mitrailleuse, à l'entrée de Les Voivres en direction de Bains les Bains et à la sortie du village, sur la route d’Épinal.

Peu nombreux et faiblement armés, ils ne purent résister à une attaque menée par des dizaines d'auto-mitrailleuses allemandes

Pendant cet engagement l'adjudant-chef Monfort et les deuxièmes classes Ferrand, Boutin, Rakotojonina, Toulec, sont tués. Les 3 blessés morts des suites de leurs blessures, Farrard fait prisonnier au camp de La Misère de Bains les Bains, plus Lohard mort à Golbey (88) et Boutigny, tous les deux en retraitant ( d'après les indications du Loïc Lieutenant-Colonel Gagnaire ) portent à 8 les morts, recensés à ce jour, dans ce combat.

Jean Noël, natif du village et demeurant à La Flèche dans la Sarthe a voulu organiser en collaboration avec la mairie une cérémonie commémorative pour honorer la mémoire de ces soldats Morts pour la France. Celle-ci ayant été reportée en raison du Covid-19 la municipalité a tenu à inaugurer le 18 juin la plaque commémorative qu'il avait achetée.

Pierre Broggini qui à l'époque avait 13 ans et habitait le centre du village évoqua ces journées. Pour lui l'arrivée des armées ennemies entraina 4 ans de confinement.

Michel Fournier, maire de Les Voivres lut le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées avant de demander à l'assistance d'observer une minute de silence. Il félicita pour leur présence et la bonne entente régnant entre les deux pays plusieurs Allemands habitant le village.

Accompagné de Jean Noël et d'Hubert Florentin, président des Anciens Combattants d'Afrique Française du Nord, il dévoila la plaque commémorative fixée sur une grosse roche extraite de la carrière de Gandon.

Le reste de la cérémonie prévue au départ par Jean Noël se fera le jour de la fête patronale si les conditions sanitaires le permettent.

 

Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres
Inauguration de la plaque commémorant les combats du 18 juin 1940 à Les Voivres

 

La Secrétaire d’État

 

18 juin 2020

 

Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi Message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées

 

 

 

« Je m’apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendait franchir à la nage. » Le 17 juin 1940, dans les airs, entre Bordeaux et Londres, Charles de Gaulle mesure l’ampleur de la tâche qui est devant lui alors que la défaite de la France est consommée, que l’armistice est demandé et que l’esprit d’abandon a triomphé.En quittant le sol national, il choisit l’exception, il refuse l’abaissement. Sur les rives de la Tamise, rien ne l’attend, ni troupe ni arme, ni navire ni avion. En France aucune organisation ne s’apprête à soutenir son action. Tout est à bâtir. Le Royaume-Uni offre à ce «naufragé de la désolation», la première de ses armes : les ondes de la BBC. Dans la matinée du 18 juin 1940, le général de Gaulle rédige des mots qui font corps avec notre histoire. Il est 18 heures lorsqu’il les prononce. Dans la soirée, ces paroles irrévocables franchissent la Manche et sèment les graines de l’espérance.C’était l’Appel du 18 juin, c’était il y a 80 ans, jour pour jour. Le général de Gaulle est la première voix à s’opposer publiquement à l’armistice et à expliquer pourquoi le combat doit se poursuivre. Il proclame que la défaite de la France n’est pas définitive car cette guerre est une guerre mondiale. Il lance un cri de ralliement à destination des militaires, des spécialistes, des ingénieurs... Enfin, il conclut par un message

 

d’espoir. Il allume ce flambeau de la résistance dont la flamme allait grandir sans jamais s’éteindre.L’Appel du 18 juin n’est pas le texte d’un soir, il est le début d’une épopée: celle de la France libre puis de la France combattante.Peu l’ont entendu, seuls quelques groupes déterminés et quelques vaillants solitaires rejoignent Londres. Ils sont l’avant-garde de ceux qui refusèrent l’asservissement. La France libre n’allait pas cesser de croître. Les Français combattants se sont distingués et ont, partout,porté les armes de la France. Leurs succès et leurs sacrifices se joignaient à ceux de la Résistance intérieure, à ceux de «l’armée des ombres». Tant de destins communs pour un même combat: le refus de la collaboration et la libération de la patrie. Tant de femmes et d’hommes qui, aux heures les plus sombres, ont choisi de ne jamais renoncer.De Gaulle n’entendait pas seulement remettre des Français dans la guerre mais bien y maintenir la France. En construisant une armée française, en organisant un Gouvernement, il préparait, au jour de la Victoire, la place de notre pays à la table des Vainqueurs et le retour de la République. En cette année dédiée au général de Gaulle, nous nous souvenons de la force de son message. Cet héritage demeure et, plus que jamais, « l’homme du 18 juin » constitue un élément de notre consensus national et une part de notre identité collective

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► Quatre vingts ans après, le village de Les Voivres a enfin rendu hommage à un sous-officier et à six de ses soldats qui, en dépit du danger imminent, n’ont pas voulu renier leurs valeurs.
En tentant, en effet, de retarder sans grand espoir l'ennemi d'alors pour permettre la retraite du Régiment, c'est bien pour l'honneur (et lui seul) qu'ils ont sacrifié, en vain, leur vie devant l'inexorable ruée allemande sur Epinal.

Désormais, la force du symbole de cette roche, en granit vosgien de la carrière du Gandon, tournée vers le ciel, supportant la plaque commémorative de cet affrontement malheureusement perdu d’avance et les noms de ces "combattants de l’impossible", nous montre bien – en tout cas pour moi - l’exigence de contribuer à la pérennité du Devoir de Mémoire.

Si nous avons mis tant de temps à honorer ces "résistants de la première heure", l’essentiel est bien là : « ils ne sont pas vraiment morts puisque nous avons prononcé le nom des disparus » ce 18 juin 2020.

Oui, ce combat des Voivres, l’Appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle et pour finir, l’amitié franco-allemande ont bien été soulignés par M. le Maire.mais aussi par Pierre Broggini, témoin "privilégié" de ces jours sombres pour la France..

Je crois que la Municipalité, qu’à nouveau je remercie infiniment, s'est honorée de concrétiser mon initiative et qu'elle peut être fière d'être en mesure désormais de proposer un superbe lieu du Souvenir pour les (maintenant trop rares) familles des tués, les "Frères d'Arme" du 11ème R.A.Ma., héritier de ces valeureux "Bigors", le passant invité à se recueillir et tout simplement l'Histoire - encore trop méconnue - de Les Voivres

Avec,par ailleurs, une lueur d'espoir allumée par Michel Fournier, retenons tous ensemble la date du 4 octobre prochain pour qu'une manifestation, enfin débarrassée du virus, marque plus solennellement, en présence cette fois des autorités civiles, militaires et religieuses, cette majestueuse stèle.

► S'agissant du nombre des tués et au moment de la commande ferme de la plaque, je me suis arrêté au nombre de sept.
Depuis, rien n'est venu l'infirmer... ni d'ailleurs le confirmer mais il m'a bien fallu trancher. Je veux donc ici citer le propos du Lieutenant Roger Couëtdic, ex-capitaine (il avait été nommé le 1er mai 1940 à titre temporaire) commandant de la 10e Batterie du 11ème RACLH sur les opérations de guerre auxquelles il a pris part 11 septembre – 11 juillet 1940 : « ... que le brigadier Boutigny et 2 hommes qui servaient un FM avaient été tués auprès de leur arme. Je n'ai jamais eu la certitude que ce dernier point soit exact. »
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