Mesures ou mesurettes ?

par LES VOIVRES 88240  -  21 Mars 2020, 03:09  -  #Société

Dans les mairies où tous les conseillers municipaux ont été élus au premier tour, l'élection du maire et des ses adjoints devait se faire à huis clos en choisissant une salle assez grande pour respecter les règles de sécurité.

Depuis hier, changement de programme, je t'aime, je t'aime plus ...na, ces élections ne pourront avoir lieu. Cela risque de provoquer des situations assez tendues dans les communes où plusieurs candidats briguaient la même fonction. Sans vouloir la nommer nous pensons par exemple à La Vôge les Bains. Bains qui sont entre parenthèse annulés pour le moment. Les conditions dans lesquelles le scrutin pourrait se tenir, annoncées par Dominique Peduzzi, président de l'association des maires des Vosges risquaient elles de provoquer une contamination ?

Personne ne peut l'affirmer ou le nier. Mais si, même en respectant ses fameuses distances de sécurité un risque subsiste, pourquoi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est ainsi livrée à cette sévère admonestation : “Les entreprises qui ne jouent pas le jeu, qui se disent : ‘Finalement, L’État paiera, et nous ça ne nous regarde pas, eh bien ce n’est pas du civisme. " ?

Pourquoi les conseillers municipaux ne peuvent-ils se réunir alors que dans le même temps les entreprises et leurs salariés qui craignent la contamination sont traités par cette ministre de tire au flanc ?

Tire au flanc les employés de Garrett ou d'Arcelor Mital qui après avoir appris que certains de leurs collègues étaient atteints du Coronavirus ont décidé d'arrêter le travail ?

Tire au flanc les entreprises de BTP vosgiennes qui suivent les consignes de leur présidente plutôt que celle du préfet et stoppent leurs chantiers ?

Si il y a un risque pour un, il y a un risque pour tous. Sauvegarder l'économie, c'est une chose mais si cette volonté empêche de stopper cette épidémie, l’économie va tout de même terriblement souffrir.

Nos dirigeants sont en mesure, si ils le souhaitent, d'être conseillés par des épidémiologistes compétents. Alors pourquoi ce jeu d'un pas en avant, deux en arrière, qui inquiète et désoriente tout le monde ? Pourquoi cette impression que les décisions changeantes et contradictoires, prises au jour le jour sont tirées d'un chapeau par un innocent aux yeux bandés ?

Est-il logique d'interdire des activités physiques à plus de 1 ou 2 km de son domicile et de laisser les parisiens gagner leurs résidences secondaires de l'Ouest de la France, des iles ou aller surfer en Aquitaine ?

Déjà à l'époque du nuage radioactif de Tchernobyl, les grands élus suivis en bon ordre par les médias avaient pris les français pour des cons en affirmant que la radioactivité s'était arrêtée au Rhin et se dissiperait dans les 15 jours. Il ne faut pas s'étonner que quand il nous disent de ne pas s'inquiéter, tout le monde panique.

Si le risque de contamination est réel, il sera aussi important pour une personne qui sort dans la rue que pour un salarié qui va travailler.

Et celui-ci quand il s'inquiète pour sa santé et celle de sa famille a le droit de se sentir insulté par les propos de cette ministre. Mais j'imagine que pour juger en toute partialité qui est fainéant et qui ne l'est pas, celle-ci à du suivre des cours accélérés auprès de notre président.

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« Pourquoi », « pourquoi » autant de fois qu'on veut : ne serait-ce pas là les limites du « et en même temps » ?
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