Le temps du confinement

par LES VOIVRES 88240  -  19 Mars 2020, 03:57  -  #Société

Le temps du confinement

Voili, voilà, c'est fait. A la surprise générale et sans doute en premier de ceux qui ont pris cette décision, nous voilà confinés. Pour reprendre Johnny Halliday, si ce n'est pas la guerre ça y ressemble.

Ça y ressemble déjà par la panique que cette bête petite bête suscite. 1940 à l'envers, les gens ne se pressent pas pour fuir dans le midi de la France. Evidemment avec l'Italie proche qui est encore plus mal en point que nous, ce serait idiot. Non, ils s'agglutinent devant les portes des supermarchés, alors qu'il n'a jamais été question de fermeture. Il paraîtrait que certains parisiens fuient à la campagne quand même. Mieux vaut les bouses des Vosges et de la Lozère que de tomber malades.

Bienvenue au club mais le prochain qui se plaint des nuisances de la campagne risque fort de se faire appeler Arthur. N'oublions jamais toutefois que dans inconséquence, il y a con.

Je pourrais vous parler en comparaison de la peste qui a non pas décimé à l'époque le chapitre de Bains les Bains mais carrément tué la moitié de la population mais il sera temps de le faire dans d'autres publications.

Je vais seulement vous raconter quelques souvenirs me restant de la pandémie de «grippe asiatique»(1957-1958) si je ne trompe pas car, dans ce cas, j'avais seulement 2 ans. Bien sûr une grande partie de ces souvenirs proviennent des récits qui ont alimentés pendant des années la saga familiale.

Toute la famille était malade : le grand-père et la grand mère, mes deux parents et leurs trois enfants. Les adultes les moins mal en point ne se levaient que pour aider les cousins aidant bénévolement aux soins du bétail.

Dans la chambre à coucher de mes parents les lits des 3 enfants avaient été regroupés.

Sans doute la maladie ne nous avait-elle pas abattus au point de nous rendre sages comme des images. Pour réussir à nous mater, mon père s'était procuré une grande gaule de noisetier et quand l'un d'entre nous se montrait, à ses yeux, particulièrement insupportable, il distribuait depuis son lit quelques généreux coups de baguettes.

C'est ce dont je me souviens de cette épidémie qui à l'époque avait marqué nos campagnes.

Mais comme disait ma belle mère qui avait du beaucoup potasser les San Antonio du regretté Frédéric Dard  :

-" S'il faut mourir nous mourrons, s'il faut périr, nous paierons

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