La Météo des Vallées

par LES VOIVRES 88240  -  23 Décembre 2019, 07:26

Photo Météo des Vallées

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DEMAIN LUNDI 23 DÉCEMBRE : AVERSES

► La perturbation du jour se fait moins marquée ce soir mais malgré tout, des averses vont persister toute la nuit avec une limite pluie-neige à 900 mètres. D'ici demain matin, il est à prévoir 5 à 10 cm supplémentaires au-delà 1000 mètres.

► DEMAIN lundi des averses vont se succéder toute la journée même si elles faibliront progressivement en deuxième partie d'après-midi. Dans une ambiance rafraîchie, la neige tombera à partir de 900 mètres. Comptez jusqu'à 10 cm supplémentaires au-delà 1100 mètres.

Malgré la baisse des températures, les valeurs prévues resteront trop hautes pour la saison. Le vent continuera de souffler jusqu'à 50 km/h en rafales.

► MARDI : Passage d'une nouvelle perturbation avec de l'air plus doux, si bien qu'il pleuvra à toutes les altitudes. Le vent sera toujours de la partie, jusqu'à 60 km/h en rafales et les températures seront logiquement en légère hausse.

► MERCREDI : Au profit d'une baisse des températures dans la nuit de mardi à mercredi, la neige fera son retour sur les sommets. Nous pourrons encore retrouver des averses en matinée avec de la neige en montagne puis le calme devrait revenir dans l'après-midi. Maximales de 6 à 9 °C en plaine.

► SUITE DE LA SEMAINE : Globalement dominée par des températures trop élevées pour la saison mais avec un temps plutôt calme.

Bonne soirée à tous,

Quentin

Page Météo des Vallées

Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse
Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse
Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse
Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse
Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse

Coupe de bois au-dessus de la Colause. Photos Geneviève Marmisse

 

Pierre de RONSARD
1524 - 1585
Contre les bucherons de la forest de Gastine
Elégie

Quiconque aura premier la main embesongnée
A te couper, forest, d'une dure congnée,
Qu'il puisse s'enferrer de son propre baston,
Et sente en l'estomac la faim d'Erisichton,
Qui coupa de Cerés le Chesne venerable
Et qui gourmand de tout, de tout insatiable,
Les bœufs et les moutons de sa mère esgorgea,
Puis pressé de la faim, soy-mesme se mangea :
Ainsi puisse engloutir ses rentes et sa terre,
Et se devore après par les dents de la guerre.

Qu'il puisse pour vanger le sang de nos forests,
Tousjours nouveaux emprunts sur nouveaux interests
Devoir à l'usurier, et qu'en fin il consomme
Tout son bien à payer la principale somme.

Que tousjours sans repos ne face en son cerveau
Que tramer pour-neant quelque dessein nouveau,
Porté d'impatience et de fureur diverse,
Et de mauvais conseil qui les hommes renverse.

Escoute, Bucheron (arreste un peu le bras)
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas,
Ne vois-tu pas le sang lequel degoute à force
Des Nymphes qui vivoyent dessous la dure escorce ?
Sacrilege meurdrier, si on prend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts, et de destresses
Merites-tu, meschant, pour tuer des Déesses ?

Forest, haute maison des oiseaux bocagers,
Plus le Cerf solitaire et les Chevreuls legers
Ne paistront sous ton ombre, et ta verte criniere
Plus du Soleil d'Esté ne rompra la lumiere.

Plus l'amoureux Pasteur sur un tronq adossé,
Enflant son flageolet à quatre trous persé,
Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette,
Ne dira plus l'ardeur de sa belle Janette :
Tout deviendra muet : Echo sera sans voix :
Tu deviendras campagne, et en lieu de tes bois,
Dont l'ombrage incertain lentement se remue,
Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue :
Tu perdras ton silence, et haletans d'effroy
Ny Satyres ny Pans ne viendront plus chez toy.

Adieu vieille forest, le jouët de Zephyre,
Où premier j'accorday les langues de ma lyre,
Où premier j'entendi les fleches resonner
D'Apollon, qui me vint tout le coeur estonner :
Où premier admirant la belle Calliope,
Je devins amoureux de sa neuvaine trope,
Quand sa main sur le front cent roses me jetta,
Et de son propre laict Euterpe m'allaita.

Adieu vieille forest, adieu testes sacrées,
De tableaux et de fleurs autrefois honorées,
Maintenant le desdain des passans alterez,
Qui bruslez en Esté des rayons etherez,
Sans plus trouver le frais de tes douces verdures,
Accusent vos meurtriers, et leur disent injures.

Adieu Chesnes, couronne aux vaillans citoyens,
Arbres de Jupiter, germes Dodonéens,
Qui premiers aux humains donnastes à repaistre,
Peuples vrayment ingrats, qui n'ont sceu recognoistre
Les biens receus de vous, peuples vraiment grossiers,
De massacrer ainsi nos peres nourriciers.

Que l'homme est malheureux qui au monde se fie !
Ô Dieux, que véritable est la Philosophie,
Qui dit que toute chose à la fin perira,
Et qu'en changeant de forme une autre vestira :
De Tempé la vallée un jour sera montagne,
Et la cyme d'Athos une large campagne,
Neptune quelquefois de blé sera couvert.
La matiere demeure, et la forme se perd.

 

 

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