Une rentrée dans d'excellentes conditions au RPI La Chapelle aux Bois/Les Voivres

par LES VOIVRES 88240  -  3 Septembre 2019, 03:23  -  #Ecole, #Municipalité

Quand on s'engage pour sa commune, celle-ci se développe. Quand on veut, on peut. Discours de Raphaël Le Méhauté, ancien préfet du département des Vosges, lors de la remis de la Médaille de l'Ordre du Mérite à Mivhel Fournier.

Quand on s'engage pour sa commune, celle-ci se développe. Quand on veut, on peut. Discours de Raphaël Le Méhauté, ancien préfet du département des Vosges, lors de la remis de la Médaille de l'Ordre du Mérite à Mivhel Fournier.

Il y a 6 mois l'inquiétude était vive parmi les parents d'élèves, les enseignants et les responsables du RPI La Chapelle aux Bois/Les Voivres. Une classe était menacée de fermeture faute d'effectifs suffisants. D'après les normes de l'académie il aurait manqué 4 ou 5 élèves pour éviter que la quatrième classe ne  ferme. 4 ou 5 sur 80, cela parait dérisoire. Cela est dérisoire. D'autant plus que tout le monde ne semble pas être pesé avec le même trébuchet pour faire ces calculs d’apothicaire. Dans le même temps où cette menace planait sur le RPI, la commune voisine de Xertigny obtenait un poste double pour une classe dans le cadre de l'aide en milieu rural.

Le nombre d'élèves pour chaque enseignant sera dans cette commune  largement inférieur à celui que l'on demande au RPI d'avoir. En quoi Xertigny est-il plus rural que la Chapelle aux Bois ou que Les Voivres ? Sans doute leur comice agricole leur a-t-il permis de brandir cette étiquette digne de Bouvard et Pécuchet ?

Tout comme Loth quand il cherchait un juste afin que Dieu consente à épargner Sodome et Gomorrhe, les responsables du RPI, les parents d'élèves et les enseignants ont travaillé ensemble afin de pouvoir infléchir la décision de l'académie en trouvant de nouveaux élèves. Le résultat est là. L'école est sauvée. L'accompagnement extra-scolaire avec cantine, garderie, Nouvelles Activités Périscolaires ont sans doute donné envie à beaucoup de parents d'inscrire là leurs enfants. La chaleur et l'enthousiasme avec lesquelles l'école et les résultats des élèves étaient présentés pendant les portes ouvertes, par le maire Benoit Aubry et par toutes les personnes qui participaient à cette journée, ont certainement beaucoup aidé à convaincre les indécis.

Quoiqu'il en soit l'école est sauvée et c'est une bonne chose. Chaque fermeture d'un service public ou privé, d'une entreprise, chaque départ d'une famille dans une commune rurale, peut être le dernier pas franchi qui la séparait de la tombe. Le RPI de la Chapelle aux Bois/ Les Voivres, c'est la vie. Mais il fait aussi vivre beaucoup de personnes.

On peut citer les enseignants, l'aide maternelle occupant le poste depuis la création de cette section par Jackie Pierre, les accompagnateurs et chauffeurs de bus, le restaurant Le Chaudron qui sert la cantine, les animateurs des NAP, sans compter ceux qui travaillent bénévolement comme les membres de la bibliothèque municipale. On le voit. Accepter à moyen terme une telle fermeture, ce n'était pas seulement se passer du plaisir d'entendre les élèves rire dans la cour de récréation ou de les voir en groupe illuminer le village en le traversant.  Cette fermeture mettrait à mal tout un pan de l'économie et des activités des deux communes. Or accepter qu'une seule classe ne ferme, c'était prendre le risque énorme qu'une deuxième ne soit condamnée, puis que dans quelques années tout ce petit monde ne se retrouve au RPI Henri Martin de la Vôge les Bains. Cela a été évité. Il y a même une marge de manœuvre par rapport aux normes fixées par l'académie.

C'est bien. C'est très bien. Il faut applaudir le travail que tous ont mené et se sont engagés à faire pendant cette année scolaire.

Il ne faut cependant pas oublier que dans la défense pour la survie de sa commune, il ne faut jamais baisser les armes et qu'une école pour se maintenir doit être constamment alimentée par du sang nouveau. Or il ne faut pas se mentir. Le taux de natalité dans nos communes est effroyablement bas. Un des plus bas des Vosges qui sont en plus le seul département français où la mortalité est supérieure aux naissances. Elle l'est de 25 %, c'est énorme. Cet état de fait est aggravé par un solde migratoire négatif. Il est donc inéluctable qu'il y ait des fermetures de classes ou d'écoles dans notre département à chaque rentrée pendant les années à venir. La solution ne peut qu'être individuelle pour chaque commune qui devra, si elle veut survivre, intéresser des couples si possible avec enfants, à venir habiter chez elle.

Autrement on peut prévoir que dans moins de 10 ans le nombre d'élèves scolarisés à l'école élémentaire dans le Val de Vôge ne soit que de 150.

Ce sera tout juste de quoi remplir un RPI.

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