Que d'or, que d'or ou l'impossible averse

par LES VOIVRES 88240  -  31 Août 2019, 03:26  -  #Qu'il est beau mon village

Il y avait des risques d'averses orageuses mercredi. Il y avait des gros risques d'orages jeudi. Il y avait la possibilité d'averses vendredi.

Pourtant la pluie n'est pas tombée. Plus la terre est sèche moins il y a d'évaporation qui pourrait recharger les nuages et déclencher les ondées. Vendredi, après selon l'expression, la dissipation des brumes matinales, le soleil rayonnait. Cela a permis de faire quelques photos mais la sécheresse ne fait que s'aggraver.

Enfin tout est relatif. Pour un habitant du Sahel qui visiterait le Val de Vôge, le pays lui semblerait bien verdoyant. Si les prédictions de plus en plus alarmistes sur le réchauffement climatique, dont la maîtrise à 1,5° semble maintenant bien compromise, se confirment il est fort possible que pour nos petits enfants,  2019 sera une des dernières années où il ne faisait pas encore trop chaud dans la région.

Alors essayons de profiter au maximum des beautés que nous offrent nos paysages. Essayons de les admirer tous les jours et de faire tout ce qu'il est encore possible pour les préserver.

Certains le font. On voit régulièrement des reportages sur des îlots de verdure qui ont été préservés par des jardiniers ou des paysans. En Inde où le revenu par personne est bien plus faible qu'en France, le pays s'est engagé lors de la COP 21 à planter 95 millions d'hectares de forêts d'ici 2030. C'est un programme énorme et chaque état essaie de rivaliser avec ses voisins. Ainsi en 2017, ce sont près de 1,5 million de bénévoles de tous âges qui ont planté plus de 66 millions d’arbres en 12 h dans l’état de  Madhya Pradesh. Le précédent record de reforestation était d’ailleurs détenu par l’Uttar Pradesh, qui avait planté 50 millions d’arbres en 24 heures en juillet 2016.

Nous sommes bien loin des quelques dizaines d'arbres fruitiers ou des quelques haies qui sont ou doivent être subventionnées à Les Voivres . Ces plantations ne compenseront pas le dixième de tout ce qui a été déboisé dans le cadre de l’aménagement foncier.

Pourtant de plus en personnes sont chez nous aussi convaincues de la nécessité de maintenir les arbres et d'en planter. C'est ce que veut faire l'an prochain Delphine Barbaux de La Ferme Saint Joseph. Elle va mettre en place des arbres fruitiers pour ombrager ses cultures. La difficulté sera de trouver des espèces qui n’empêchent pas les plantes de pousser à leur pied. Mais elles existent. C'est ainsi que sont gérés les oasis où les grands palmiers dattiers abritent des arbres fruitiers plus petits tels des abricotiers.

Ces deux étages de végétations entretiennent un micro-climat plus humide favorable aux cultures et limite l'évaporation ce qui permet d'économiser l'eau.

Il serait temps de considérer qu'un arbre n'est pas seulement un bête tronc, gênant pour la moissonneuse batteuse où contre lequel les automobilistes risquent de se tuer et qu'il faut supprimer. L'arbre c'est la vie. Encore une fois, préservons les et plantons en.

Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
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Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
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Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Que d'or, que d'or ou l'impossible averse
Rolla (La cavale sauvage)
(extrait)

...Lorsque dans le désert la cavale sauvage,
Après trois jours de marche, attend un jour d'orage
Pour boire l'eau du ciel sur ses palmiers poudreux,
Le soleil est de plomb, les palmiers en silence
Sous leur ciel embrasé penchent leurs longs cheveux ;
Elle cherche son puits dans le désert immense,
Le soleil l'a séché ; sur le rocher brûlant,
Les lions hérissés dorment en grommelant.
Elle se sent fléchir ; ses narines qui saignent
S'enfoncent dans le sable, et le sable altéré
Vient boire avidement son sang décoloré.
Alors elle se couche, et ses grands yeux s'éteignent,
Et le pâle désert roule sur son enfant
Les flots silencieux de son linceul mouvant.

Elle ne savait pas, lorsque les caravanes
Avec leurs chameliers passaient sous les platanes,
Qu'elle n'avait qu'à suivre et qu'à baisser le front,
Pour trouver à Bagdad de fraîches écuries,
Des râteliers dorés, des luzernes fleuries,
Et des puits dont le ciel n'a jamais vu le fond.

Si Dieu nous a tirés tous de la même fange,
Certe, il a dû pétrir dans une argile étrange
Et sécher aux rayons d'un soleil irrité
Cet être, quel qu'il soit, ou l'aigle, ou l'hirondelle,
Qui ne saurait plier ni son cou ni son aile,
Et qui n'a pour tout bien qu'un mot : la liberté. [...]
 
Alfred de Musset
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