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LES VOIVRES 88240

Vosges Éducation Six écoles fermées à la rentrée prochaine et 33 postes en moins

par LES VOIVRES 88240  -  7 Mai 2019, 08:10  -  #Ecole, #MAIRIE

Les récentes annonces d’Emmanuel Macron - pas de fermetures d’écoles avant 2022 - n’y changeront rien. À la rentrée prochaine, six écoles fermeront définitivement leurs portes dans les Vosges. Et 33 postes d’enseignants seront retirés en raison de la démographie.

 

Photo HD Trente-trois classes seront supprimées à la rentrée prochaine et six écoles fermeront définitivement leurs portes. Photo d’illustration VM /Philippe BRIQUELEUR

Les annonces faites par Emmanuel Macron fin avril ne changeront rien à la carte scolaire dans les Vosges.

Lors de la rentrée 2019-2020, six écoles fermeront définitivement leurs portes dans les Vosges. Quatre de l’arrondissement d’Épinal (Saint-Pierremont, Dignonville, Longchamp et Le Clerjus) et deux regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) dans la plaine des Vosges (Châtillon-sur-Saône/Les Thons et Bleurville/Nonville).

Après plusieurs réunions en début d’année, la carte scolaire est figée depuis le mois de janvier et aucun ajustement n’a été fait depuis confirme le rectorat. Il faut dire que la direction de l’Éducation nationale dans les Vosges et les syndicats sont confrontés à une logique implacable tous les ans : le département perd de plus en plus d’élèves et mathématiquement, on ne peut pas conserver tous les postes d’enseignants. Emmanuel Bourel, le directeur de l’enseignement public dans les Vosges, a d’ailleurs rappelé lors de la dernière réunion qu’on ne fermait dans les Vosges « que » 33 classes sur 1 490 à la rentrée prochaine.

Vosges côté Sud-Ouest : un long combat

Châtillon-sur-Saône : le RPI Châtillon/Les Thons va fermer à la prochaine rentrée de spetembre. Photo DR
Châtillon-sur-Saône : le RPI Châtillon/Les Thons va fermer à la prochaine rentrée de spetembre. Photo DR

Ils se sont battus, les habitants et parents d’élèves des RPI de Bleurville-Nonville et Châtillon-Les Thons. L’an dernier déjà, ces deux regroupements pédagogiques intercommunaux étaient menacés de fermeture.

On se souvient notamment d’une importante mobilisation, à Gignéville, début février 2018, en marge d’une réunion des élus de la communauté de communes des Vosges côté Sud-Ouest.

L’annonce de la fermeture des deux RPI à la prochaine rentrée de septembre a donc été perçue comme un nouveau coup de massue pour les parents d’élèves, qui sont une nouvelle fois monté au front.

Plusieurs réunions ont eu lieu et de nombreux courriers ont été envoyés au président de la République, au ministre de l’Education nationale, au président de la communauté de communes et à plusieurs élus locaux.

« C’est dans la loi ! »

Dans le département, c’est clairement l’école rurale qui paye le prix le plus fort et les déclarations du président de la République ont fait sourire… ou grincer quelques dents. « Non aux fermetures d’écoles sauf accord du maire ! », s’étonne le président des maires ruraux des Vosges, Michel Fournier, dans un courrier adressé aux maires le 30 avril dernier. « Cela a toujours été le cas, c’est dans la loi ! En revanche, supprimer les postes et les classes par l’Éducation nationale avec l’avis du maire n’est pas envisagé ! On comprend pourquoi. »

À la rentrée de septembre 2019, quatre écoles et deux RPI fermeront dans les Vosges. Infographie ER

Photo HD

Même constat au Syndicat des enseignants (UNSA). « Dire que l’Éducation nationale ne fermera plus d’école sans l’accord des maires est un effet d’annonce pour rassurer l’opinion », estime Catherine Renard. « En effet, ce sont déjà les élus qui ont la responsabilité de cette décision ! L’Éducation nationale, elle, gère les postes d’enseignants en fonction des effectifs. Ainsi, malgré cette annonce de M. Macron, les fermetures de classes peuvent continuer, suivant les inquiétantes évolutions démographiques de notre département. » Le SE Unsa fait d’autres propositions. Le syndicat souhaite le retour de comités de pilotage réunissant fédérations de parents, organisations syndicales, élus et Éducation nationale.

Renaud Bertrand, pour FO éducation, n’est pas convaincu par les annonces du président de la République, notamment par l’école publique de savoirs fondamentaux qui rassemblerait sur un même site le premier et le second degrés. « Ça nous semble compliqué à mettre en place, les nouveaux directeurs seraient les principaux de collège. »

Dans le secteur d’Épinal, la rentrée 2019 se prépare

En septembre dernier, les élus ont pu constater sur le terrain le bon avancement des travaux. Photo d'archives DR
En septembre dernier, les élus ont pu constater sur le terrain le bon avancement des travaux. Photo d'archives DR

Les municipalités concernées par la fermeture de leur école s’organisent dans l’objectif que la rentrée de septembre 2019 se fasse en douceur.

Au Clerjus, une réunion a notamment été organisée pour les familles des enfants qui seront désormais scolarisés à La Vôge-les-Bains. « Le choix de l’école de Bains-les-Bains s’est fait dans l’intérêt des enfants parce que l’établissement avait le même rythme scolaire », confiait Jean-Marie Michel, maire du Clerjus, en février dernier. Plusieurs questions avaient été soulevées, comme l’organisation des transports et la cohabitation avec les collégiens de La Vôge-les-Bains.

Une réunion publique a également été organisée en avril dernier pour les parents des écoliers de Dignonville, Longchamp, Vaudéville, Villoncourt et Jeuxey, dans un groupe scolaire actuellement en construction dans cette dernière commune.

Katrin TLUCZYKONT

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