Pour que le grain ne meurre

par LES VOIVRES 88240  -  12 Septembre 2018, 04:05  -  #Cultivar

Pour que le grain ne meurre

Les terres sont réduites en cendre par la sécheresse. La trésorerie de nombreux cultivateurs et d'éleveurs va être mise à mal. D'un côté le rendement de beaucoup de parcelles semées en céréales ou en maïs est faible. Les prairies n'ont pour le plupart pas repoussé ou si peu après les première coupes. De l'autre côté, la spéculation va jouer en plein. Certains  seront obligés d'acheter des aliments de substitution au prix fort et de vendre du bétail avec des cours qui vont plonger.

Déjà les producteurs de fruits et légumes manifestent leur mécontentement. Le melon qui part de chez eux à 50 centimes arrive sur les rayons de certaines grandes surfaces à 5 €. Certains parlent même d'une pénurie organisée par les centrales de distribution.

Quoiqu'il en soit, même si l'avenir est sombre, le cycle des saisons continue et c'est lui qui commande le cultivateur. Aussitôt les céréales récoltées certains champs doivent déjà être ensemencés. Les premiers colzas commencent d'ailleurs à lever et il est possible que les rosées maintenant abondantes permettront aux jeunes plants de mieux résister à la sécheresse.

Dans les champs voisins une prairie artificielle est semée. C'est un essai pour tester les capacités d'un mélange de diverses plantes fourragères à avoir des rendements réguliers que l'année soit trop arrosée ou pas assez. Les exploitants sont conscients que la culture du maïs est de plus en plus risquée. Mais il n'y a pas de solution miracle. Une plante comme le sorgho qui s'est bien défendue cette années poussera mal si l'été n'est pas assez chaud.

Une seule chose est sûre. il va falloir s'adapter à toute allure à ce fameux réchauffement climatique, privilégier sans doute la sécurité aux rendements élevés.
 Il sera sans doute nécessaire si la sécheresse se renouvelle régulièrement de choisir des cultures d'hiver destinées à la vente ou à l'alimentation du bétail de préférence à des variétés de printemps. Mais là encore il faudra sélectionner des plantes qui résistent aussi bien au froid qu'au sec et aux excès d'eau car le réchauffement climatique n'exclut pas des épisodes de grands froids ou des inondations. Ce serait même l'inverse. Le réchauffement ce n'est pas 2° en moyenne mais des températures qui passent du simple au double en quelques heures en vice versa. 17 et 31° le jeudi 23 août, 11 et 16° le samedi 25.

C'est toute une nouvelle stratégie qui doit être mise en place. Un cultivateur ne peut se permettre de jouer à la roulette russe avec le temps. Si une année sur trois le maïs voit ses rendements chuter fortement à cause de la chaleur et du manque d'eau, il faudra sans doute remettre en question l’opportunité de le cultiver.

Pour que le grain ne meurre

"de Manosque à Vachères, c’est colline après colline, on monte d’un côté on descend de l’autre, mais, chaque fois, on descend un peu moins que ce qu’on a monté. Ainsi, peu à peu, la terre vous hausse sans faire semblant. Ceux qui ont déjà fait le voyage deux ou trois fois s’en aperçoivent parce qu’à un moment donné il n’y a plus de champs de légumes, puis, parce que le blé est de plus en plus court, puis, parce qu’on passe sous les premiers châtaigniers, puis, parce qu’on traverse à gué des torrents d’une eau couleur d’herbe et luisante comme de l’huile, puis, parce que enfin, paraît la tige bleue du clocher de Vachères, et que, ça, c’est la borne. "

 

Regain Jean Giono Extrait

 

 

Pour que le grain ne meurre

" – Sous les gouttelettes encore fraîches de la nuit, brillaient des herbes courtes, et l’odeur amère du chiendent, à chaque pas broyé par les semelles, montait autour de moi, qui avançais par grandes et lentes enjambées dans la glèbe luisante et noire… Une terre belle vraiment, et un peu grasse, que le soc coupait au couteau, qui ne couvait pas de basse vermine. Elle se refermait bien sur la semence ; la pluie y filtrait sagement et le germe, en faisant éclater sa croûte fragile, s’élevait sans briser la pointe tendre où allait se former l’épi. Une terre enfin qui couvait sa graine, l’hiver sous le toit de la neige, et qui restait tiède longtemps ; puis qui nourissait cette vie d’une substance où mordaient les racines et que noyaient des sucs odorants et vivaces. Je l’aimais, je le savais bien, et d’elle à moi, s’était établi peu à peu, depuis mon retour, un accord de raison et de sentiment ; elle me rendait en raisins, en fruits et en grandes céréales l’affection que je lui portais et qui cependant lui valait, de l’hiver au printemps, tant de fatigue."Henri Bosco, Le Mas Théotime, Extrait.

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http://www.sem-partners.com/doc/seiglefourrager.pdf

 

Le cycle de développement
Le seigle fourrager est un seigle de type hiver à cycle court, doté d’un
développement extrêmement rapide à l’automne et au printemps :
À l’automne, cette espèce offre une couverture du sol rapide et im-
portante, notamment grâce à une capacité de tallage hors norme.
La culture reste assez bas en végétation jusqu’en sortie hiver.
Au printemps, ces seigles, à la fois thermosensibles et photosensi-
bles, «
explosent
» en végétation dès la sortie de l’hiver, rendant
une exploitation possible très tôt au printemps. Ainsi, l’optimum de
production de biomasse verte est atteint autour de fin avril, puis un
maximum de biomasse feuilles + tiges au moment de l’épiaison
(hauteur de plante jusqu’à 1,90 m après épiaison
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