"Nous allions vers les beaux jours"

par LES VOIVRES 88240  -  7 Mai 2018, 04:19  -  #Qu'il est beau mon village

"Nous allions vers les beaux jours"

Petit printemps

Petit printemps fantasque,
Qui lance avec humeur
De violentes bourrasques
Sur les arbres en fleur ;
Petit printemps sauvage
Comme un chat hérissé,
Qui nous crache au visage
De gros flocons glacés ;
Petit printemps boudeur,
Pourquoi faire la moue ?
Laisse tes douces fleurs
Refleurir sur ta joue.

Albert Atzenwiler

Photos Evelyne

Photos Evelyne

Si un président de la république ne fait pas le printemps, une hirondelle seule n'est pas censée l'annoncer non plus. Malheureusement face à l'hécatombe que cette espèce connait depuis quelques années, il y aura bientôt plus des premiers que des secondes.

Il faudra donc se résigner à admettre que la venue du printemps peut être provoquée par celle d'un président. D'ailleurs le cas c'est déjà produit puisque le Printemps de Prague Tchécoslovaque fut l’œuvre d'Alexander Dubček. Il n'y a donc pas  lieu de s'étonner si l'explosion de la végétation dans la campagne et les bois de Les Voivres a correspondu avec la venue d'Emmanuel Macron. A moins, et c'est même plus plausible, qu'il ait attendu pour rendre une visite aux habitants de la commune que les fées de l’Étang Lallemand n'aient sorti leurs pinceaux, leurs pastels, leurs gouaches et leurs acryliques pour transformer le paysage en un camaïeu de vert.

C'est un fait avéré dont témoigne le bon Alphonse Daudet. Derrière chaque sous-préfet se cache un poète. Pourquoi à un grade plus élevé un serviteur de la république ne pourrait-il manier les alexandrins et composer une ode en hommage à la nature ?

C'est donc sans aucun doute pour chercher l'inspiration dans ce cadre bucolique au calme à peine troublé par quelques compagnies de CRS et par le joyeux zonzonnement d'un hélicoptère que cet amoureux de la langue française est venu fouler le chemin du Ru Migaille.

Le temps lui a manqué pour aller plus loin et pousser jusqu'à La Colause. Mais les quelques centaines de mètres parcourus lui ont permis de savourer le vert jaune tendre des feuilles de hêtres, celui des sapins si sombres en comparaison , d'admirer les prés Gégoux tapissés d’émeraudes et les chênes s'étirant en sortant tout juste de leur hibernation.

Mais il n'a sans doute pas pu observer un vol d'hirondelle. Les dernières survivantes n'ont pas pour habitude de tourbillonner entre les arbres.

Photos Evelyne
Photos Evelyne
Photos Evelyne
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Photos Evelyne
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E
C'était tout vert en descendant à la Colause
C'était chouette.
Répondre
J
Au niveau saison et météo peut-être. Pour le reste, notamment l'actualité, ce n'est pas gagné !
Répondre
J
Oui, sans même avoir réfléchi, je me suis fait bêtement (ou très intelligemment, c'est selon) piéger. Un livre aussi triste et bouleversant que ladite actualité
L
Le titre est trompeur. c'est celui du livre de Patrick Cauvin inspiré par ce fait réel.
En 1944, la propagande nazie fit tourner un film destiné principalement aux représentants de la Croix -Rouge internationale, intitulé le Führer offre un village aux Juifs. On y voyait, dans une atmosphère de joie et de travail, évoluer des juifs " heureux " dont la plupart furent exécutés après le tournage.