Banlieues enclavées, rural isolé : S.O.S. territoires en détresse

par LES VOIVRES 88240  -  4 Mai 2018, 04:15  -  #maire, #ECONOMIE

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« Faut-il d'abord renforcer la politique de la ville ou soutenir les territoires non-métropolitains en déprise ? » : les deux, Mon Général... de concert !

Non seulement « le bocal parisien » n’y est pas prêt mais on a plutôt la désagréable impression qu’il cultive intentionnellement ces différences : banlieues, outre-mer, métropoles / monde rural. Un peu comme, ce 1er mai, le sentiment (tout en espérant que çà ne soit pas le cas) que l’État a laissé faire les black-blocs pour décrédibiliser les manifestants (surtout ceux de ce jour-là, CGT et consorts) qui n’auraient pas été en mesure de "canaliser" leurs troupes.

A ce propos, qu’en sera-t-il de « la fête à Macron » ? Si j’ai beaucoup de choses à lui reprocher, je ne valide cependant pas cette appellation car avec tous les fous furieux (extrémistes de droite comme de gauche, extrémistes des extrêmes type black-blocs, déments et frustrés en tous genres, terroristes éventuels, etc.) prêts à en découdre, ce slogan ambigu à double signification pourrait bien faire que le pot-au-feu promis pourrait très vite tourner à une sorte de soupe à la grimace particulièrement indigeste pour notre Pays.

Néanmoins, ce Jupiter d’un Monde (soi-disant) nouveau a une conception étrange de la démocratie. Choix au parfum d’ORTF d’un proche à la tête de LCP, tentations autoritaires de toutes sortes à l’égard des médias qui l’on pourtant "fabriqué", donneur de leçons aux journalistes tout en les manipulant à son bénéfice, écraseur des oppositions de droite comme de gauche par et au profit d’une majorité de béni-oui-oui, démolisseur des syndicats, dénigreur et spoliateur des retraités « nantis » et autres cheminots tout aussi injustement soumis à la vindicte populaire, initiateur avec ses ministres technocrates de concertation tronquée par des décisions déjà largement prises au préalable, créateur avec ses deux ministres de Bercy transfuges de LR, d’impôts camouflés en taxes diverse et variées, etc.

La démocratie selon Macron, qu’il lui faut "à sa main", implique donc que tout le monde se taise pendant 5 ans. Sous prétexte qu’il a été élu Président, ce que personne ne remet en cause, il ne peut souffrir aucune contradiction au risque de laisser penser, de par son attitude, ses propos parfois méprisants que c’est lui qui n’accepte pas la démocratie. Comment peut-il avoir raison envers et contre tou(t)s ? Au seul fait qu’il soit le Président ? Cela me parait un peu court comme argument. Surtout qu’il s’accorde subrepticement, quoi qu’il en dise, quelques dérogations à son programme de campagne.

« Personne ne pourra me soupçonner de ne pas être “business friendly” » a-t-il dit à Davos je crois. Nous l’avons bien compris. Pour plagier La Fontaine, certains, honteux et confus, jureront sans doute mais un peu tard qu’on ne les y prendrait plus. Président des riches il est, président des riches il restera. Ce n’est pas la suppression de l’"exit tax" qui viendra me contredire. Provocateur – mais oui, l’augmentation du pouvoir d’achat, c’est pour les riches ou « les très riches » comme dirait Hollande qui n’a honte de rien non plus -, ce Président qui se targue d’aller au contact : « Je ne me cache pas, je ne vais pas me calfeutrer », a-t-il lancé à Saint-Dié-des-Vosges, sur un air de déjà entendu. Facile et assez "suffisant" quand on bénéficie comme lui (à juste titre) d’une telle garde rapprochée !
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