Retour sur la visite historique d'E. Macron

par LES VOIVRES 88240  -  30 Avril 2018, 04:31  -  #MAIRIE

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jean7288 30/04/2018 20:38

A la lecture de ce reportage, je dis chapeau !

Si s’intéresser aux dessous pourrait sembler, surtout à mon âge, plus ou moins libertin, je prétends que ceux révélés par ce retour sur la visite du Président de la République dans les Vosges en décortiquent assez bien les difficultés tout en me confortant dans certaines réflexions que je m’étais déjà faites, notamment en matière de médias nationaux (BFM TV semblant s’être arrêté à Saint-Dié, avais-je déjà écrit).

Qualifiée d’historique par tous les intervenants on y apprend, mais on le savait, que la préparation de cette venue au chevet de la campagne a été extrêmement courte.

Avec sa verve habituelle, Michel Fournier, le maire de Les Voivres, nous rappelle qu’étant « tous les matins en direct avec l’Élysée », il en était bien à l’initiative et que le Chef de l’État tenait une promesse faite l’année précédente se rattachant surtout aux villes moyennes et à la ruralité.

Sauf que, sur le plateau, on expliquait – ce dont on se doutait – qu’elle servait aussi les intérêts du Président, en débusquait la stratégie électorale et qu’elle était bien à caractère politique. « A la campagne et en campagne », il s’agissait bien évidemment de l’Europe, des échéances européennes, voire de visées électoralistes à la recherche d’un éventuel ténor local macron-compatible et pourquoi pas le maire de Saint-Dié ?

De la fierté de cette visite citée par tous, on en remarquait rapidement les limites et les exigences (sécurité, imprévus, retards). Fierté mais aussi spontanéité de moments médiatiques marqués, apparemment, au détriment de Saint-Dié et des Vosges mais vite corrigés par un bain de foule (pas aux Voivres), permettant d’aller au contact à travers une communication répondant à une forte attente des Vosgiens et abordant tant les petites lignes ferroviaires que les réfugiés et la ruralité.
Un Président qui a pris le temps, bien que « taquiné par les cheminots » et dont on croit savoir que ces moments, pratiquement sans risque, n’étaient pas tant que cela imprévus puisqu’ils servaient plutôt les desseins du Président.

Une nécessité de le relancer la question de la ruralité avec cette fâcheuse tendance de faire passer le national par rapport au local. Des difficultés bien décrites par Michel Fournier qualifiant cette visite d’historique certes, mais assurant par ailleurs n’avoir « pas oublié où se trouvait Saint-Dié » tandis qu’avec son chantier d’insertion et sa quinzaine de bénévoles, « patron chez lui » et prêt à faire capoter cette visite face à un « protocole imbuvable »,il regrettait l’absence de bain de foule aux abords de ce « cul de sac » (le terme est parlant pour quelqu’un, comme moi, qui connait le village) et le je-m’en-foutisme des médias nationaux (dont BFM TV) « à l’extérieur à siroter en attendant que ça se passe », n’ayant retenu que « le contact avec les cheminots et le doigt d’honneur », le reste ne faisant ni le spectacle ni le buzz.

Plaidant pour une notion de Territoire à inscrire (à comparer avec la Corse) dans la Constitution, il s’étonne des fonds déjà injectés pour les quartiers et admet que ce sont des problèmes différents tout en affirmant que « le rayonnement doit ruisseler » et que les jeunes ne doivent pas avoir peur d’investir.

Reste que face au « bocal parisien » et aux « médias nationaux », il y a du travail à faire !

Au chapitre des retombées, chacun s’accorde à penser que les Vosges doivent être un laboratoire d’idées, que la filière bois a bien été sérieusement étudiée (cf. parallèle forêt allemande et française, problème chêne et hêtre), que même si on ne maitrise pas une telle visite, la présence de ministres et de conseillers est d’une importance capitale et que les échanges libres (des enveloppes financières auraient été réorientées) autour d’un repas "technique" permettent de « réfléchir tout haut ».

Outre un Président disponible (malgré son entourage omniprésent) on retiendra les difficultés pour les journalistes locaux de couvrir un tel événement et la nécessité absolue de modérer les Réseaux sociaux.

► Pour ma part je formule le vœu que le maire de Les Voivres honore à son tour "la promesse" qu’il m’a faite, lui aussi en 2017; Je reste confiant mais seul l'avenir le dira.