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LES VOIVRES 88240

« S’afficher, c’est exister »

par LES VOIVRES 88240  -  29 Mars 2018, 04:05

Lavoncourt - Gastronomie Sans ces panneaux, hôteliers et restaurateurs craignent de disparaitre

L’opération « S’afficher pour exister » est sur les rails. Son but : sensibiliser les élus aux conséquences du retrait des pré-enseignes pour les cafés, hôtels et restaurants situés en zone rurale.

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  • Le 14/03/2018 à 05:03
  • mis à jour à 08:50
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Photo HD L’Umih demande, comme c’est le cas aujourd’hui pour les activités de fabrication ou de vente de produits du terroir l’autorisation de recourir à des pré-enseignes dérogatoires. Photo Dominique ROQUELET

 
L’Umih demande, comme c’est le cas aujourd’hui pour les activités de fabrication ou de vente de produits du terroir l’autorisation de recourir à des pré-enseignes dérogatoires.   Photo Dominique ROQUELET « La signalétique prévue en remplacement est insuffisante et inadaptée au tourisme », vitupère Bernard Champreux, président de l’Umih 70.

Une perte de 25 à 30 % de chiffre d’affaires si les pré-enseignes indiquant la présence d’un restaurant ou d’un hôtel sont retirées. Bernard Champreux, président départemental et franc-comtois de l’Umih (Union des métiers de l’industrie hôtelière) chiffre là le montant du manque à gagner si les professionnels de l’hôtellerie retirent les pancartes qui les annoncent en bordure de route et aux entrées de villages. Une réglementation contre laquelle l’Umih lance l’opération « S’afficher, c’est exister ». Dont il a été question lors de l’assemblée générale de l’association lundi à Lavoncourt.

L’objectif est de « sensibiliser les élus locaux et l’opinion publique sur les conséquences du retrait des pré-enseignes pour les cafés, hôtels et restaurants situés en zone rurale ». Et de réclamer le rétablissement de ces panneaux de signalisation à destination des usagers de la route, de manière à « assurer la survie de ces commerces », notamment ceux situés hors des centres bourgs.

Utile pour l’accueil des touristes

« Si ces pancartes disparaissent, les gens de passage ne sauront plus que nous existons », craint Aurora Tisserand, installée avec son mari depuis 18 ans au « Cactus » à Membrey, et maître restaurateur depuis 2015 : « Nous sommes situés sur la vallée de la Saône. Nous participons à l’accueil des touristes. Nous sommes aux normes d’accessibilité. Depuis que le bar est fermé, nous avons conservé le tabac pour assurer ce service au village. Trois panneaux nous annoncent. Si nous les retirons, nous aurons moins de clients et si nous les conservons, nous aurons une amende. Dans tous les cas, nous serons pénalisés ». La restauratrice compte sur un revirement de situation, comme Sandrine Courbet à la tête de « L’Étape » à Lavoncourt : « On nous dit que tout le monde peut nous trouver sur Internet, avec les GPS… Mais dans nos petits villages, parfois, la couverture n’est pas totale ». La patronne admet que dans les villes, « le nombre de pancartes est tellement important que ça n’est pas joli mais dans nos campagnes, si vous n’êtes pas sur un axe, les automobilistes de passage ne nous trouveront pas. Avec le retrait de ces pré-enseignes, ils veulent la mort des commerces dans les villages. Des clients s’arrêtent parce qu’ils ont vu l’annonce du restaurant avant de traverser le village ».

Pour cette opération « S’afficher, c’est exister », les maires ruraux ont signé un soutien à l’Umih, le 1er  mars dernier, dans le but de sensibiliser les élus, collectivités et les pouvoirs publics sur l’importance de ces panneaux. Jean-Paul Carteret, maire de Lavoncourt, président de l’AMFR 70 et vice-président national, redoute la disparition des pré-enseignes : « Les petits restaurants n’ont plus qu’à mourir. Notre combat est commun. Il s’agit là de défendre la ruralité, les commerces et les services ».

Nous sommes sensibles à cette inquiétude soulevée par une réglementation qui risque d'ôter un peu plus de visibilité aux activités en zones rurales. Si  on justifie cette suppression par le fait que ces entreprises de services peuvent faire leur publicité sur Internet pourquoi dans ce cas supprime t'on en plus dans le Val de Vôge pratiquement toute possibilité de continuer à faire connaître officiellement ses activités sur ce même Internet ?

Depuis le passage dans la Com d'Agglo d’Épinal nous avons signalé l'abandon du site de la Com Com du Val du de Vôge qui en était une des vitrines.

Nous signalons de nouveau que même si l'administrateur Sitlor des bureaux d’Épinal demande aux mairies, particuliers ou associations de communiquer leurs animations, elles ne sont soit plus publiées sur le site de Sitlor pour la région du Val de Vôge, soit il faut avoir un lien spécial pour les trouver là.

Il est vrai que Sitlor continue de les partager avec d'autres publications telles que :

Que faire dans les Vosges : bons plans et sorties dans les Vosges

mais il faut regarder commune par commune ou par secteur d'activité. Ce n'est pas facile d'avoir une vue d'ensemble des animations de notre région.

Ce qui est tout sauf une bonne publicité pour nous. L'internaute moyen ne va pas chercher pendant une heure un site fantôme. Il va regarder ceux qui lui tombent sous la main.

Et à propos de tomber sous la main, voilà une autre mauvaise surprise.

Jusqu'au passage dans la Com d'Agglo d’Épinal l'office du tourisme de Bains les Bains publiait dans ces pages les animations, locations de gites et autres détails intéressants pour les touristes et les habitants.

Le site de l'Office du tourisme de la Vôge les Bains est toujours ouvert. Très bien.

Malheureusement quand dans la page d'accueil vous cliquez sur ce lien :


site WEB de l'office de tourisme de La Vôge-les-Bains
  http://bainslesbains-tourisme.fr/

vous arrivez sur le site de l'Office du tourisme d’Épinal.

Que le passage à la Com d'Agglo d’Épinal ait entrainé des suppressions de postes ou autres qui ne permettent plus des publications régulières sur les sites de chaque petite région . C'est possible.

Nous nous inclinons

Passé ce moment de surprise on se rend compte qu'il faut cliquer dans la rubrique loisirs et sorties, puis sur la fenêtre "Chez nos voisins" pour avoir des propositions de sorties qui concernent tout le département.

Sur la page d'accueil de cette rubrique, une vingtaine sont répertoriés. Pour en avoir d'autres, il faut les chercher dans l'onglet de recherche en tapant par exemple le Moulin Gentrey ou l'Eaudici. En tapant Val de Vôge on a seulement deux annonces :

RANDO SUR LES SENTIERS DE LA VOGE LES BAINS

FERME AUBERGE DES 7 PECHEURS

Nous sommes tentés de dire :

"-C'est bien compliqué tout çà !"

Si on ne connait pas le nom d'une animation, on ne peut pas la trouver.
Il faut espérer que l'internaute moyen qui cherche une idée de sortie aura l'opiniâtreté  d'un pit-bull et le flair d'un Sherlock Holmes pour trouver ces informations et venir chez nous.

La recherche dans la rubrique Se Loger ne mène à rien si l'on veut trouver un hôtel ou une chambre d'hôte dans le Val de Vôge.

D'une façon générale on peut considérer que ce site qui est censé regrouper toutes les informations autrefois publiées par les divers Offices du Tourismes laisse peu de place aux informations qui ne concernent pas Épinal et les environs.

Il est intéressant de noter que cette loi qui a pour but de stopper la pollution visuelle ne s'applique  que hors agglomérations et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants.

Est à dire que l'on considère que les agglomérations sont trop polluées pour tenter d'y remédier alors que les ruraux encore vierges de toutes attentes de la civilisation moderne doivent être préserver à tout prix. Ou bien que justement à propos de prix, la locations d'emplacement de panneaux publicitaires en ville est trop lucrative pour les interdire ?

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jean7288 29/03/2018 10:43

En somme, tout cela relève encore un peu plus de l'exclusion. Au demeurant, il fallait bien se douter que l'ogre (la Com d'Agglo d’Épinal) finirait par manger rapidement le Petit Poucet (la Com Com du Val du de Vôge).

Dans mon CIF (Club informatique fléchois), le Président et "instructeur" a coutume de dire que « l'informatique est complexe mais pas compliquée ». A la lecture,de votre article, je dirais que le sujet est complexe ET compliqué.
Heureusement, Bernard, que vos « publications régulières » sont là pour nous réjouir !

Evelyne 29/03/2018 10:20

Nos zones rurales déjà défavorisées ne sont pas prêtes d'être revitalisées avec de telles lois.
J'entendais à la radio hier qu'avec l'arrivée des smartphones, il n'était plus besoin de mettre en place ces panneaux référant telle enseigne hôtelière ou autre... oui sauf que c'est malheureusement aussi que bien souvent dans ces zones rurales, le réseau internet ne passe pas non plus !!!
Pollution visuelle Ha Ha !! Je ris et la pollution chimique dans nos campagnes on la traite comment??