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LES VOIVRES 88240

Une place au soleil pour Les Voivres

par LES VOIVRES 88240  -  28 Février 2018, 04:14  -  #Qu'il est beau mon village, #Municipalité, #Associations

C'était annoncé depuis plusieurs jours. Il fait un soleil magnifique mais un vent glacial venu de Russie est en train de faire grelotter le Grand-Est. Les Vosges sont certainement le département ou il fait le plus froid en ce moment. Je l'avoue. J'avais pronostiqué la fin des grands froids pour cette année. J'avais écrit " février n'a pas févriolé ". Je me suis planté en beauté. Encore une expérience de ce genre et je serai prêt pour me lancer dans la politique.

Quand l'Allemagne a envahi la Russie en 1941, tous les bouquinistes parisiens ont vendu les mémoires d'anciens de la Grande Armée qui avaient fait la retraite de Russie. Et ils n'en manquaient pas. Entre celles du  général Puniet de Monfort, du sergent Bourgogne, de l'aide de camp Caulaincourt, du capitaine Coignet et de beaucoup d'autres, tout le monde peut avoir une bonne idée des souffrances endurées par la Grande Armée. A croire que si chaque soldat avait dans sa giberne son bâton de maréchal, il possédait aussi de quoi écrire. Ou bien ils avaient une bonne mémoire. Aujourd'hui la plupart d'entre nous ne sauraient pas raconter une telle odyssée et plus personne ne fait travailler sa mémoire. On aurait quelque chose du genre :

"- On se les caille."

Les allemands sont donc partis avec ces récits en tête ou dans leur paquetage qui ne contenait pas grand chose de plus puisque comme les soldats de Napoléon ils étaient en tenue d’été.
Et ils étaient toujours en tenue d'été quand bloqués par - 50 ° devant Moscou, les trains de munitions étant prioritaires, ils durent repousser les troupes venues de Sibérie, rendues disponibles après Pearl Harbor par la certitude que les japonais ne pouvaient attaquer à la fois les USA et la Russie.

August von Kageneck dans son livre "La guerre à l'Est", raconte qu'après les combats il envoyait des patrouilles dépouiller les russes morts de leurs vêtements. Bonnets et manteaux fourrés mais aussi les précieuses valenki, ces bottes en feutres qui permettent de résister aux pires températures. Comme les morts gelaient sur le champ, il fallait leurs scier les jambes et les faire dégeler sur le poêle russe pour pouvoir récupérer leurs chaussures.

Le poêle russe sur lequel la Mg 42 tiédissait pour ne pas risquer de s'enrayer pendant une attaque. Le poêle russe source de vie.

Aujourd'hui dans le Val de Vôge assailli par la bise, quelle sont les sources de vie qui peuvent lui permettre de résister aux attaques mortifères qu'il subit ? La principale étant bien sûr la dépopulation, le vieillissement de ses habitant et une baisse critique de la natalité .

Faut il créer de nouveaux logements, faut il inciter des entreprise à s'installer, faut il se battre pour empêcher la fermeture des services publics, des écoles , du collège, des voies de communication ?

Tout ceci peut et doit être tenté à condition d'en avoir les moyens financiers et humains. Mais encore une fois, le Val de Vôge ne survivra que si des migrants d'autres départements viennent s'y installer en nombre. Pour cela, quelles que soient les actions entreprises il y en a une qui est indispensable  : se faire connaître, faire savoir que l'on existe et que même avec une population vieillissante, il fait bon vivre et travailler dans notre région. Cette action présente en plus l'avantage d'être peu onéreuse, facile à mettre en place et d'être à la portée de tous.

Malheureusement au niveau de la communication, le Val de Vôge semble entrer en léthargie. Il n'y a pratiquement plus d'informations qui circulent. Depuis le début de l'année une chape de plomb s'ajoute à une de non dit . Même le très médiatique maire de Les Voivres, Michel Fournier, est en ce moment très discret. Plus de "- Il faut arrêter les conneries.", plus de drone qui le suit pas à pas tout au long du village, plus de " Mon maire, ce héros !". Malheureusement pour le public, pas de nouvelles cela veut dire que vous n'existez pas et, même si ce n'est pas le cas, que vous êtes le trou du cul du monde. Et personne n'a envie de venir s'enterrer dans le trou du cul du monde même pour y mourir.

Dans ce domaine Michel Audiard avait raison en affirmant :"-Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule". Ouvrir sa gueule au maximum et chaque fois que cela est possible devient aujourd'hui indispensable si vous voulez être entendus et connus.

Alors pour se donner au moins une toute petite chance de redonner une place au soleil à notre petite région*, il est vital que tous ceux qui peuvent en faire la promotion : municipalités, services publics, office du tourisme, médiathèques, entreprises, services, particuliers et associations le fassent.

Autrement à part quelques indigènes, tout le monde quand vous voudrez en parler demandera bientôt :

"-Mais c'est où le Val de Vôge ? Mais que voulez vous que l'on aille foutre là-bas ? "

*qui ne manque pas de soleil vous en avez la preuve.

Une place au soleil pour Les Voivres
Épinal Communauté d'agglomération : Projets multiples pour les friches industrielles

L’Agglo entend réussir à utiliser le potentiel des diverses friches industrielles existant sur son territoire. Pour cela, elle a confié des études stratégiques à l’EPFL. Et les communes concernées ont déjà pas mal d’idées.

 

 
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Photo HD L’entreprise Ray, spécialisée dans les travaux publics, va quitter le site de la rue Alphonse-Lamartine à Epinal. Sur les 11 hectares ainsi libérés, la Ville envisage de créer 56 logements. Photo archives Vosges Matin

 
L’entreprise Ray, spécialisée dans les travaux publics, va quitter le site de la rue Alphonse-Lamartine à Epinal. Sur les 11 hectares ainsi libérés, la Ville envisage de créer 56 logements.  Photo archives Vosges Matin Photo E.Th.

L’EPFL (établissement public foncier de Lorraine) a mené, à la demande de la communauté d’agglomération d’Épinal, une étude stratégique foncière sur 36 communes de la CAE. À son issue, 30 périmètres à enjeux ont été définis sur 16 communes.

« Concernant Epinal-Golbey, 34 périmètres ont été identifiés dont 5 vont être étudiés de manière plus approfondie » a indiqué Véronique Marcot, vice-présidente de l’Agglo. Qui a détaillé certains de ces sites.

56 logements sur l’îlot Lamartine à Épinal

L’EPFL s’est penché sur le site de la rue Alphonse-Lamartine à Épinal qui est actuellement occupé par la société de travaux publics Ray. Celle-ci va déménager à Golbey (voir ci-dessous). Et va donc laisser libre un site estimé à 11 000 m² (bâtiments compris).

« La ville d’Épinal va acquérir le site pour la somme de 630 000 euros » a indiqué Véronique Marcot. L’étude de vocation menée en 2016 prévoit d’y ériger un programme immobilier de 56 logements (privés et publics).

60 logements et 6 500 m² d’activités à Nomexy

L’EPFL s’est également penché sur le site de la friche de la teinturerie et de la filature Boussac de Nomexy. Le périmètre de la friche est composé de deux sites sur une surface totale de 13 hectares. « Toutefois, c’est sur le site de la rue d’Alsace, qui fait 7 hectares, qu’il est prévu d’ériger 60 logements, 1 130 m² de surfaces d’équipements, 670 m² de surfaces commerciales et 2 680 m² de surfaces d’activités tertiaires » selon le maire de Xertigny. La commune de Nomexy va acquérir l’ensemble du périmètre pour 400 000 euros après qu’une convention tripartite (commune, Agglo et EPFL) ait été signée.

Une unité de séchage du bois à Hadol-Xertigny

L’EPFL gère également depuis 2014 la reconversion de l’ex-tréfilerie d’Hadol-Xertigny pour un montant total de 1,3 M d’euros. L’opération a déjà permis de créer un atelier bois de l’ONF (mobilier urbain et signalétique). Et devrait, à moyen terme, permettre d’y accueillir une unité de séchage thermique du bois ainsi qu’un cluster d’entreprises.

Dépollution sur le site de la corderie d’Uriménil

Une convention lie l’Agglo d’Epinal et l’EPFL depuis avril 2015 pour permettre des études sous maîtrise d’ouvrage pour un montant de 130 000 euros. Toutefois, l’EPFL va devoir mener des investigations environnementales supplémentaires sur le site d’Uriménil pour un total de 13 000 euros. L’Agglo a donc décidé avec l’EPFL de décaler des crédits prévus sur le site d’Hadol-Xertigny sur celui d’Uriménil afin de ne pas augmenter les coûts qu’elle va supporter et qui se montent à 46 000 € sur un total d’1,4 M d’euros.

Après une étude stratégique, l’EPFL a identifié 30 périmètres à enjeux sur le territoire de 16 communes. Sur Epinal et Golbey, ce sont 34 périmètres qui ont été identifiés.

Véronique Marcot Vice-présidente de la CAE

Il y a aussi des friches industrielles dans le Val de Vôge, pas seulemnt à Epinal ou à Xertigny !

Il y a aussi des friches industrielles dans le Val de Vôge, pas seulemnt à Epinal ou à Xertigny !

Last Leaf.

 

 Je suis la dernière feuille sur l’arbre
L’automne a pris le reste
Mais il ne me prendra pas
Je suis la dernière feuille sur l’arbre

Lorsque souffle le vent d’automne
Elles sont déjà parties
Elles flottent à terre
Parce qu’elles ne peuvent pas accrocher

Il n’y a rien dans le monde
Que je n’aie pas vu
Je salue tous les nouvelles qui arrivent en vert

Je suis la dernière feuille sur l’arbre
L’automne a pris le reste
Mais ils ne m’auront pas
Je suis la dernière feuille sur l’arbre

Ils disent que je suis endurante
ici, sur l’arbre
Mais je suis ici depuis Eisenhower
J’ai vécu plus longtemps que lui

Je suis la dernière feuille sur l’arbre
L’automne a pris le reste
Mais il ne me prendra pas
Je suis la dernière feuille sur l’arbre

J’ai repoussé la neige
J’ai repoussé la grêle
Rien ne me fera partir
Je suis un vestige

Je serai là pour l’éternité
Si vous voulez savoir combien de temps
S’ils coupent cet arbre
Je reviendrai dans une chanson

Je suis la dernière feuille sur l’arbre
L’automne a pris le reste
Mais il ne me prendra pas
Je suis la dernière feuille sur l’arbre
Je suis la dernière feuille sur l’arbre
Je suis la dernière feuille sur l’arbre. »

 

Tom Waits

Une place au soleil pour Les Voivres
Une place au soleil pour Les Voivres
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jean7288 28/02/2018 10:52

Même si la Comcom de La Vôge (et par conséquent Les Voivres) à la "Com" tristounette si je lis bien le message, devait être la dernière feuille de l'arbre, espérons qu'elle ne soit pas prise dans cet engrenage mortifère de diviser pour régner du genre : je te laisse les petites lignes non rentables mais tu me fous la paix pour réformer le statut des cheminots ou on discutera plus tard de leurs retraites.
Avec un tel découpage qualifié d'astucieux par des médias quelque peu complaisants mais qui ne trompe personne, il y a tout lieu de supposer que la "Bataille du rail" (comme bien d'autres) est déjà perdue.

Que penser de toutes ces promesses, toujours à long terme (que devra peut-être tenir - ou pas - un autre Gouvernement) avec, par exemple, ce slogan impressionnant... surtout en "Com" de Borne « 10 millions par jour pendant 10 ans » pour moderniser la SNCF ? D'autres milliards pour la Défense mais plus tard et dans un futur si lointain que peu y croient et même commencent à douter de leur utilité en déplorant notre impuissance (Sahel, Syrie, etc.) de plus en plus évidente à éradiquer l'islamisme et le terrorisme.

Que dire sur « l’humilité » d'un Premier Ministre avec sa décision "tordue" d’affréter, il n'y a pas si longtemps, un avion à 350 000 € ? C'est bien prendre le contribuable pour un imbécile mais on le savait déjà dans "l'Ancien Monde" ! Cela relève de l'arrogance et du mépris dans lequel nous tient une élite grisée par le pouvoir et partiellement déconnectée des réalités (cf. l'estimation "fantaisiste" - si je puis dire - du nombre de personnes {50] couchant dehors dans toute l'Ile de France, par le Secrétaire d’État Denormandie qui, rien que pour cela, aurait dû être immédiatement limogé).

Laisser une chance à Macron qui, seul, sait et veut tout, attendre pour voir, patienter pour constater d’hypothétiques résultats, c'est bien de la part des Français (enfin, des travailleurs car les autres sont plutôt stigmatisés) mais, au bout de neuf mois de pouvoir, la grossesse est arrivée à terme et espérer encore, accorder gentiment un délai supplémentaire, avaler quelques injustices, supporter ordonnances après ordonnances, trembler à chaque délocalisation; c'est prendre beaucoup de risques pour, au final, se faire, brillamment certes, "empapaouter" par des gouvernants (au fait, Hulot gouverne-t-il encore ?) qui n'en sont pas à un reniement près.

LES VOIVRES 88240 28/02/2018 18:25

Si l'on songe à toutes les batailles que le Val de Vôge devrait mener pour survivre le bon sens dont se prévalent beaucoup de personnes devrait nous incliner à renoncer. Pour ma part, j'ai la facheuse habitude de me regarder dans une glace quand je me rase.