Silence on ferme

par LES VOIVRES 88240  -  20 Janvier 2018, 04:51  -  #Municipalité, #Ecole

Comme à  l'époque de la Grande Peste Noire, où les seuls bruits que l'on entendait dans les villes agonisantes étaient la clochette des fossoyeurs annonçant qu'ils venaient charger dans leur chariot, les morts jetés dans le caniveau par leurs familles, nos communes rurales ne résonneront bientôt plus que des hurlements des loups se battant entre eux pour dépecer nos charognes et s'en engraisser.

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J
Je me prenais souvent (et craignais de passer) pour un pessimiste, plus très "faizeux", tendance critique et voila que je suis battu par un autre pessimiste, encore "faizeux" mais tendance lugubre.
« Silence on ferme » ; « L'intercommunalité contre la commune » ; « Merci mon Dieu ! » ; « L'égalité dans la mort » ; « Opposons nous aux fossoyeurs du Val de Vôge » ; « Morituri te salutant » et son commentaire au commentaire : « nous nous contenterions de quelqu'un qui briserait les planches que l'on est en train de clouer sur notre cercueil » : les derniers titres des articles de Bernard ne laissent pas le moindre doute sur la sinistrose qui habite (à juste titre me semble-t-il) élus et habitants des petites et moyennes ruralités.
Souhaitons que çà ne soit qu'à l'image de la météo maussade, donc passager, et que de beaux jours reviendront pour le pouvoir d'achat puisque c'est tout de même cela qui préoccupe prioritairement (devant l'emploi) et actuellement les Français.
Une certitude, nous avons jusqu'à 2022 pour juger des "bienfaits" de la macronie. Si nous nous estimons leurrés, il faudra alors user démocratiquement de "dégagisme" pour lui trouver un(e) successeur(e) que l'on ne voit pas bien, compte tenu de l'état moribond lui aussi des partis, se profiler.
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E
"Ce que demande la ruralité, ce n’est pas l’aumône, ce n’est pas d’être compensé. C’est d’avoir les mêmes chances de réussir que d’autres territoires de la République" avait dit le président.
Mais bien sûr sauf que ces paroles se sont envolées, comme tant d'autres. Tout pour les villes et malaise des maires de nos petites communes qui se trouvent face à des mutations imposées par le haut, froidement. On assiste à une césure de plus en plus marquée entre l'Etat et nos territoires ruraux.
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J
Et on nous parle de cohésion !