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LES VOIVRES 88240

Val de Vôge : alerte orange ou pas ?

par LES VOIVRES 88240  -  2 Février 2018, 04:21  -  #MAIRIE, #Ecole

Nos dirigeants donnent l'impression que seules deux espèces d'animaux peuplent nos campagnes. Nos vaches, paisibles ruminants qui pour ces messieurs semblent avoir pour seule utilité de se faire tâter le cul par eux au Salon de l'Agriculture en espérant que cela fera remonter leur côte de popularité.

Et les ruraux, que pour ces créationnistes enragés, Dieu a du inventer pour permettre à leurs sous-fifres de se détendre un peu après une dure journée de travail, en distribuant à tour de bras des coups de pieds au cul.*

*Avec çà je suis bien parti pour être le lauréat du " grand prix du maire de Champignac"  et voir mes oreilles et mon propre arrière train connaître la surchauffe.

 

  "Ce rétrécissement, véritable épine dans le pied de notre commerce, lui coupait les bras en étranglant la place du marché ! Repoussant d'une oreille sereine les objections de certains, nous avons hardiment tranché la question et décidé d'amputer ! Ainsi, le champignacien, poursuivant son droit chemin, tourne délibérément ses pas vers l'avenir, car il sait qu'agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont il abreuve ses enfants !"

In Discours du Maire de Champignac en Cambrousse

Val de Vôge : alerte orange ou pas ?
[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]
École... alerte orange ?
Vanik Berberian "Nous n’accepterons pas que les choix politiques et leur application (...) se fassent au détriment des enfants des territoires ruraux."
>> Lire le Communiqué de Presse : http://bit.ly/2DEM5vm
 
 
  
 
ÉDUCATION

École... alerte orange ?

 

Depuis plusieurs jours et chaque année à pareille époque, les informations filtrent sur les intentions réelles du Ministère de l’Éducation nationale concernant la carte scolaire, c’est-à-dire les projets de fermetures, de classes ou d’écoles. De nombreux élus nous informent des difficultés créées par des annonces dont l’impact local est majeur puisqu’il décide potentiellement de l’avenir d’une école et plus largement de la dynamique du service public nécessaire au développement d’un territoire.

Nous n’accepterons pas que les choix politiques et leur application, bienvenue, du dédoublement des classes pour diminuer le nombre d’enfants scolarisés par classe dans les zones prioritaires, se fassent au détriment des enfants des territoires ruraux. Il n’est pas acceptable de déshabiller Loïc pour habiller Stéphanie. Les écoles rurales ne peuvent servir de réservoirs dans lequel on puiserait sans vergogne les moyens nécessaires à une politique qui n’aurait pas assumé de se doter en conséquence des moyens nouveaux. Il est vraisemblable, en observant le terrain, que c’est ce qui semble se dessiner. Nous sommes et seront très attentifs et réactifs. Nous ne laisserons pas les écoles rurales être dépouillées. Si finalement il en était ainsi, rien n’aurait changé dans la manière d’organiser l’architecture territoriale scolaire depuis 30 ans. 

Si personne ne remet en cause une décision qui a pour objectif d’optimiser les conditions d’enseignement pour les élèves qui sont dans des environnements éducatifs difficiles, rien n’oblige l’Etat à poursuivre son œuvre d’opposition concurrentielle entre le rural et l’urbain, ni les maires et les parents d’élèves à rester sans réaction.

L’AMRF invite chacun à observer et alerter sur la situation des départements. Elle est variable compte tenu de l’évolution des effectifs d’enfants scolarisés, selon qu’ils sont en diminution ou en augmentation. Elle dépend aussi de l’existence ou non des «Conventions pour l’école rurale» qui ont été l’objet de discussions ces dernières années.

Elle l’est également selon que ces chartes ont été imposées par les rédacteurs de l’éducation nationale avec la signature complice de quelques personnalités politiques départementales, ou élaborées et corédigées entre l’éducation nationale et les représentants d’associations d’élus, formule constructive que nous avons préconisée.

Comment gérer au mieux la dotation en postes, attribuée par le Recteur d’académie, pour ne pas s’enliser dans un conflit avec les parents et les élus ? Tel  est le rôle du Directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) qui doit résoudre l’équation de réussir une rentrée scolaire paisible malgré les éléments parfois délicats du contexte.

Il serait de très mauvaise stratégie que d’altérer, par des décisions inopportunes, le climat de confiance indispensable à la qualité de l’environnement scolaire et éducatif. 

Vanik Berberian
Président de l'AMRF

 

L'Association des Maires Ruraux de France fédère, informe et représente les maires des communes de moins de 3 500 habitants partout en France. L'association s'engage au quotidien au niveau local comme national pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité. Créée en 1971, l'AMRF rassemble près de 10 000 maires ruraux regroupés dans un réseau convivial et solidaire d'associations départementales, en toute indépendance des pouvoirs et partis politiques. L'AMRF est un représentant incontournable du monde rural auprès des pouvoirs publics et des grands opérateurs nationaux.
 
Épinal Éducation La mesure du gouvernement de faire des CP à 12 élèves s’appliquera dans deux écoles

Le passage des classes de cours primaires à 12 élèves maximum n’aura lieu que dans deux écoles des Vosges à la rentrée prochaine. Ces deux établissements, Jean-Macé et Louis-Pergaud, sont situés à Épinal.

 

Photo HD Les classes de CP des écoles Pergaud et Jean-Macé ne compteront que 12 élèves à la rentrée prochaine.  Photo d’archives J.HUMBRECHT.

Douze élèves par classe de CP, c’est l’une des volontés imposées par le nouveau gouvernement dès la rentrée prochaine. Mais ce dédoublement des effectifs n’aura lieu que dans les établissements situés en zone REP + (Réseau d’éducation prioritaire renforcée). Et dans les Vosges, seule Épinal possède une zone REP + qui concerne les établissements du plateau de la Justice, à savoir le collège Saint-Exupéry ainsi que les écoles primaires et maternelles Jean-Macé et Louis-Pergaud.

Combien de classes ?

C’est donc logiquement dans les deux écoles primaires que la modification va avoir lieu. À Jean-Macé, il y aura donc 3 classes de CP et une classe de CP/CE1 à la rentrée. À Louis-Pergaud, ce sont trois classes de CP qui seront ouvertes.

Et les enseignants ?

Alors que le gouvernement indiquait, avant les élections présidentielles, que le passage à 12 élèves dans les 2 500 classes de CP situées en REP + allait créer 2 500 postes d’enseignants, la réalité semble différente. Même Emmanuel Bourel, le directeur départemental de l’Éducation nationale, en convient. « Il n’y a pas eu d’embauches. C’est de l’organisation interne », indiquait le Dasen avant les vacances. Les enseignants affectés aux nouvelles classes ont donc changé de poste. Ils ont été choisis par une commission selon divers facteurs notamment leur expérience du CP et du réseau d’éducation prioritaire.

Quid des locaux ?

Créer de nouvelles classes impose forcément d’avoir des locaux disponibles pour le faire. Pas de souci toutefois dans les deux écoles spinaliennes concernées qui disposaient de suffisamment de place pour cela. Seule contrainte : réaménager ces nouvelles classes (mobilier, équipement numérique) avec l’aide des services municipaux.

Et dans les autres écoles ?

Le gouvernement envisage d’étendre les CP à 12 élèves dans d’autres écoles en 2018. Et évoque le cas des classes situées en REP. Or aucune école d’Épinal n’est située dans un réseau d’éducation prioritaire hormis celles évoquées plus haut.

Charmes, Rambervillers et Saint-Dié en 2018 ?

Si le gouvernement décide d’étendre le dispositif des CP à 12 en 2018 vers les écoles en REP, cela concernerait deux écoles de Rambervillers (Le Void-Régnier et Jules-Ferry), deux de Charmes (Docteur-Malgaigne et Henri-Breton), deux de Vincey et trois écoles de Saint-Dié (Vincent-Auriol, Baldensperger, Jacques-Prévert) ainsi que Senones et Moyenmoutier (Trois-Hameaux).

Vosges Matin

" Avec Macron, la France rurale n'est pas à plaindre !"

 Vanik Berberian était invité : il a remis l'accent sur les fermetures des classes rurales et sur leur vigilance quant aux moyens utilisés pour dédoubler les classes de CP dans les REP
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J
"Avec Macron, la France rurale n'est pas à plaindre !" : ben voyons... d'ailleurs les retraités nantis spoliés à compter de ce mois-ci dès 1 200 € de pension non plus.
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