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LES VOIVRES 88240

Un jour à Les Voivres

par LES VOIVRES 88240  -  22 Décembre 2017, 04:22

vosges Réforme Il faut maintenir les contrats aidés autrement pour Michel Fournier, président des maires ruraux

Le maire des Voivres, Michel Fournier, vient d’être auditionné au Sénat pour traiter du vaste sujet des contrats aidés et évoquer sa riche expérience en la matière, développée dans sa commune.

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  • Le 21/12/2017 à 05:03
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Photo HD « Chacun a droit à une activité quelles que soient ses compétences. Dans ce cadre-là, les contrats peuvent avoir toute leur signification. » Photo d’archives Éric THIÉBAUT

 

« Je suis allé voir s’ils avaient encore une place pour moi. Malheureusement, ils tiennent trop à leur poste. » Michel Fournier use de l’ironie comme personne. De retour du Sénat où il a été auditionné sur la question des contrats aidés, à l’instar de ses petits camarades des associations des grandes villes, des départements et des maires de France, celui qui est président de l’association des maires ruraux des Vosges et vice-président au niveau national fait office de spécialiste en la matière. « Il ne faut pas s’opposer pour s’opposer mais être constructif. Les élus sont vent debout contre cette diminution mais certains oublient que des candidats à la présidentielle comme Fillon avaient prévu de les supprimer complètement. »

Déjà entendu le mois dernier sur le même sujet dans le cadre de la mission Borello, diligentée par le gouvernement, le maire des Voivres, première commune des Vosges mais aussi de France à avoir employé des contrats aidés par l’intermédiaire du plan IAE (Insertion par l’activité économique) au début des années 90, a ainsi pu partager son expérience. « J’en ai déjà fait 500 à 600 depuis que je suis maire. » Aussi dresse-t-il un constat qu’il partage avec les autres représentants : « Avant toute chose, il faut concevoir deux catégories de public concerné. Il faut différencier ceux qui ne trouveraient jamais un emploi dans le secteur marchand parce qu’ils n’en ont pas les capacités et ceux qui sont en rupture pour d’autres raisons », explique l’expert.

« Si on analyse les choses, le gouvernement peut être en droit d’exiger des résultats pour ceux qui sont réemployables. Mais pour les autres, c’est plus compliqué. Il faut également tenir compte des personnes qui ont plus de 57 ans. Chacun a droit à une activité quelles que soient ses compétences. Dans ce cadre-là, les contrats peuvent avoir toute leur signification. » C’est ainsi que l’élu local prône un meilleur accompagnement : « Il n’y a pas assez de suivi. J’ai toujours eu coutume de dire que chacun avait son utilité mais on ne peut pas exiger les mêmes résultats pour tout le monde. Il faut les maintenir autrement avec des engagements des collectivités », souligne celui qui projette d’embaucher prochainement, dans sa commune, un second encadrant.

En attendant la copie de l’État sur le sujet, laquelle sera rendue en cette fin d’année, l’élu se veut confiant : « Ce que l’on peut déjà savoir, c’est qu’il y aura une approche particulière pour les communes rurales. Il ne va pas changer l’enveloppe financière mais la répartition va être différente avec, notamment, une enveloppe spécifique pour les plus de 57 ans. » À suivre donc…

Séb.C.

 

Et pour ceux qui investissent dans de la moquette haut de gamme. Cherchez pas le rapport, y en marre des certitudes.

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« être constructif » : comme le maire oui mais pas comme Solère.
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