Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir
19 Décembre 2017
Michel Fournier à gauche, Vincent Munier et son fils à droite. Un grand moment de partage cet après-midi où le travail de tous : organisateurs, municipalité, bénévoles, chantier d'insertion a été récompensé. Le temps était favorable. Les petites giboulées et averses qui tombaient de temps en temps étaient là simplement pour mettre dans l'ambiance. On ne visite pas une exposition photos "Arctique" par la canicule.
Moment fort aussi car l'artiste a répondu avec gentillesse aux questions de tous, expliquant les circonstances dans lesquelles chaque photo avait été prise.
L'hermine a été photographiée à Chamagne, la tourterelle à Charmes à côté de la résidence de Vincent Munier.
Quand le vent et la neige créent des sculptures de neige, Vincent Munier s'emerveille et nous fait partager son émotion.
A 20 ans Vincent Munier obtient d'effectuer un stage photographique au Japon. Il est séduit par les œuvres des artistes locaux qui font souvent penser à des estampes japonaises. Quelques traits et taches, un travail minimaliste qui rend toute la beauté des détails.
Photos blanche et grise sur fond blanc et gris où seul le bec orange d'un palmipède ou celui rouge d'une grue empêche d'oublier que nous sommes devant une œuvre en couleur.
Arbre rappelant les bonzaïs centenaires dans les jardins d'un temple, lapin poids plume étonné ou intrépide, seul dans l'immensité blanche.
Pour Geoffrey Joly le directeur du centre Odcvl et Elsa Adam la présidente de l'association D'Ici et d'Ailleurs cette journée est l'aboutissement de plusieurs mois de préparation.
Les invités ont répondu présents.
En haut Véronique Marcot, conseillère départementale en compagnie de Michel Fournier
En bas le remplaçant de celle-ci André Boban.
Il les attendu 9 ans les grands loups arctiques, revenant le plus souvent de ses expéditions sans les avoir vus et d'autres fois, ils venaient tout près de lui à côté de sa tente.
"-Vous n'aviez pas peur qu'ils ne vous attaquent ?
-Le loup n'attaque jamais l'homme. Je ne prends même pas mon fusil quand je les photographie. C'est une légende le loup mangeur d'homme. L'ours peut être dangereux et à chaque fois je gardais mon arme à proximité, mais avec le loup je ne crains rien."
A son dernier voyage, son partenaire a eu les pieds gelés. Il a du être amputé d'un orteil. Pourtant ce sont les animaux qu'il admire. Leurs capacités de résister à des températures de -50°. Il parle des grands loups qui affrontent les bœufs musqués. Ce sont leur principale source de nourriture. Ils ne peuvent les chasser qu'en meute en réussissant à isoler l'un d'entre eux pour l'attaquer tous ensemble. Autrement le troupeau fait bloc.
Il a vu le chef d'une meute, un grand mâle, boiter bas. Il avait sans doute reçu un coup de sabot.
La clique de la balnéenne était venu. Les musiciens ont joué régulièrement tout au long de la manifestation devant l'Abridici et dans l'ancienne carrière.
Remercions également les fées de l'Etang Lallemand qui ont recréé spécialement pour cet après-midi l'ambiance de rêve d'un paysage sous les brumes comme Vincent Munier aime les photographier.