En allant vers la Colause

par LES VOIVRES 88240  -  26 Octobre 2017, 04:47  -  #Qu'il est beau mon village

En allant vers la Colause

"Promenons nous dans les bois, si le loup n'y est pas.
S'il y était, il nous mangerait"

En fait je n'ai rencontré ni loups, ni petites filles en baskets pas plus qu'en souliers vernis et chapeau de paille à volants qui chantaient cette comptine sur le chemin menant à la Colause.

Je n'ai pas vu davantage de champignons, comestibles ou vénéneux sur la route ou sur les talus proches. Je bats ma coulpe. J'avoue avoir du mal de me déplacer à travers les taillis. La moindre ronce ou la plus petite branche morte se mettent en travers de mes pieds et leurs tentatives pour me faire trébucher sont souvent victorieuses.

Pour toutes ces raisons, les seules chasses que je fais dans la forêt sont des photos et çà tombe bien car il vaut mieux être sur un espace dégagé pour en prendre avec un peu de recul.

D'ailleurs à propos de chasse, il n'y avait pas de battue aujourd'hui comme cela c'était produit la dernière fois. La Fiat Panda  n'ayant pas le blindage d'un AMX, j'apprécie très modérément d'entendre siffler des plombs trop près. Peut-être à défaut de faire des safaris photos faudrait il arriver à chasser avec des paintball et d'enregistrer le gibier touché comme cela se fait dans les concours de pêche où le poisson est remis à l'eau ?

Ce matin donc, cap vers la Colause en suivant le chemin qui la surplombe. Une grande partie de celle ci est une futaie en fin d'exploitation où les hêtres porte-graines surplombent des taillis de jeunes pousses. Il est assez étrange de penser que cette gestion qui s'étale sur des périodes de 100 ou 150 ans ne profitera pas directement à ceux qui maintenant s'en chargent. Ce sera les générations suivantes qui exploiteront ces arbres comme cela se fait depuis des siècles pour une grande partie des forêts françaises.

Il est tout aussi étrange de savoir qu'à côté de ce travail qui permet de transmettre un patrimoine pour que nos successeurs le récoltent, nous sommes en même temps capables de détruire les ressources naturelles dont nos enfants devraient avoir l'usus. Vis à vis de la terre trop souvent nous nous comportons comme si nous en avions l'abusus.

L'exemple le plus flagrant est représenté par ce cher Donald. Entre deux rodomontades qui pourraient bien avoir pour résultats de faire vitrifier quelques portions de notre planète, le personnage affirme tous les jours un peu plus fort que l'homme blanc, à condition qu'il soit américain, of course, a le droit d'user selon son bon vouloir de toutes les ressources naturelles.

D'après lui, c'est écrit dans la Bible. Dans ce cas il doit avoir la même version que le curé de Bouvard et Pécuchet.

En France, dans le même registre, nous avons eu droit à deux reprises cette année pendant les campagnes pour les élections législatives et présidentielles, au spectacle de gesticulateurs accaparant les médias pour énoncer des déclarations toutes plus abracadabrantesques les unes que les autres, tels des bateleurs sur le Pont Neuf amusant le bourgeois pendant qu'un tire laine complice les délestaient de sa bourse.

De toutes ces fariboles il reste toujours une grande inconnue.

On ne sait ce qui est le plus digne d'admiration.

Nos politiques pour oser énoncer tous les jours des énormités qui feraient honte à un gosse de 5 ans ou le fait qu'il y ait encore des électeurs qui croient en leurs promesses.

Vous allez dire : " Les deux mon colonel." Et vous aurez sans doute raison. Comme le disait si bien Barnum quand il présentait la nourrice, théoriquement âgée de 160 ans, de Georges Washington :

"-Il nait un gogo à chaque minute."

En allant vers la Colause

L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

Maurice CARÊME (1899-1978)

En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
En allant vers la Colause
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
J
Je sais que la télévision n'est pas forcément la bienvenue chez quelques uns de nos blogueurs. Néanmoins, je voudrais signaler un reportage d'"Envoyé spécial" (au fait, sauf erreur de ma part, celui sur notre maire aurait-il été jeté aux oubliettes ?) intitulé « Le monde secret des arbres », programmé hier soir sur France 2 et peut-être encore visible en replay.
On nous y révèle que « Les arbres sont dotés d'une véritable forme d'intelligence : ils communiquent, s'entraident, se défendent et même bougent. C'est désormais une certitude scientifique. » Voilà qui aurait réjoui nos amoureux de la nature !
Puisqu'une pincée de "sel politique" a été ajoutée à cet article, je voudrais dire aussi que, malgré les espoirs soulevés il y a tout juste 6 mois par le succès (?) que l'on sait, le "vieux monde" n'a pas disparu, qu'au contraire ses recettes éculées font florès et que "la République en marche" marche, en effet, mais au pas. Heureusement que « la Droite la plus bête du monde » parvient d’une part, à nous faire sourire (ou à nous demander tragiquement comment elle nous gouvernerait) avec un épisode, impensable à ce niveau, tel que celui d’un quorum non réuni mais d’autre part à nous inquiéter avec le profil de celui qui s’apprête, tout comme le macronien Castener à LREM, à s’emparer démocratiquement de LR avec un score probablement "impérial".
Répondre
L
A quoi çà sert d'avoir la télé s'ils déprogramment "Envoyé Spécial" pour Les Voivres ?
E
Superbes photos d'automne le long de cette route et de cet endroit magique.
La Colause et sa source...
Je prends la poésie pour les p'ti CP. Merci
Répondre
E
J'aime énormément faire apprendre des poésies de cet auteur aux enfants qui apprécient beaucoup aussi.
Il fut lui-même instituteur... C'est peut-être ça aussi.
L
J'ai découvert Maurice Carême quand les enfants étaient à l'école. Depuis, je ne m'en lasse pas.
B
Ce sont de très belles photos, elles seront vues à Yokohama et à Vancouver. Pour rejoindre l'étang Lallemand, nous empruntons souvent ce chemin, carrossable, agréable, aussi, comment un véhicule Peugeot ait pu s'embourber sur ce chemin un certain après midi bien ensoleillé, obligeant son chauffeur à écouter les bruits de la forêt toute la nuit avant que la libellule salvatrice ne lui fasse porter secours ? Ce qui avait fait la une du village et des environs !!
Répondre
L
La personne recherchée a été retrouvée près de sa voiture.
E
Vous nous la raconterez? *curieuse*
L
Enfin l'aventure c'est bien terminée.