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LES VOIVRES 88240

L'Est Républicain : Lorraine - Coup de rabot surprise Gel des dotations : la fronde des maires

par LES VOIVRES 88240  -  11 Août 2017, 04:29  -  #maire

L’annulation par l’Etat de 300 M€ de crédits en faveur des collectivités fait bondir les élus locaux, en particulier les maires ruraux, les plus impactés par l’arrêté pris trois jours après la conférence des territoires
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Photo HD Brigitte Torloting, maire de Louvigny, stressée par le manque de visibilité sur les subventions, alors que les travaux sont engagés. Photo RL/Pascal BROCARD

Brigitte Torloting, maire de Louvigny, stressée par le manque de visibilité sur les subventions,   alors que les travaux sont engagés.    Photo RL/Pascal BROCARD Françoise Jacques, maire de Mars-la-Tour, et Olivier Jacquin, président de la Com com’ Mad et Moselle,  ont été contraints de suspendre le projet de construction d’une maison médicale.  Photo RL
 

« A quelques semaines des sénatoriales de fin septembre, la suppression de 300 M€ de crédits pour les communes rappelle étrangement le coup de la TVA sociale de Borloo pendant les législatives en 2007 », se marre un élu local. Sauf qu’il rit un peu jaune. Certains de ses collègues ne rigolent même pas du tout, à l’image de Michel Fournier, maire des Voivres, « dans l’expectative » (lire ci-contre). Comme si ce coup de rabot ne suffisait pas, nombre de maires viennent d’apprendre par Pôle emploi que les communes ne pourront plus bénéficier d’emplois aidés dans les écoles à la rentrée. « On flingue les communes rurales », dénonce Claude Thomas, maire d’Eulmont, au nord de Nancy.

« On est dans le bricolage », s’agace François Grosdidier, sénateur-maire (LR) de Woippy, et président de la fédération des maires de Moselle. « Faut-il rappeler que 70 % de la commande publique émane des collectivités ? » « La décision prise traduit une méconnaissance de ce qu’est la France dans ses réalités territoriales », exécute Daniel Grémillet, sénateur (LR) des Vosges. « Les collectivités ont besoin de stabilité pour favoriser l’investissement, la croissance, l’emploi », rappelle pour sa part dans un tweet Laurent Hénart, maire UDI de Nancy, en dénonçant « la volte-face néfaste de Macron ».

Car volte-face, il y a eu, en tout cas ressentie fortement comme telle : le 17 juillet lors de la conférence nationale des territoires, le Président garantit la stabilité en 2018 et promet la concertation pour après. Mais trois jours plus tard, paraît un décret passé d’abord inaperçu, qui fait sauter de l’écran radar budgétaire quelque 300 M€ de crédits. Disparition qui touche surtout les petites communes avec l’annulation de 216 M€ en dotations d’équipements des territoires ruraux (DETR) et en fonds de soutien à l’investissement local (FSIL), mais l’annulation concerne aussi 47 M€ affectés à la politique de la ville (quartiers prioritaires), 35 M€ à l’aménagement du territoire.

« Un petit coup d’arrêt, compte tenu d’une impasse budgétaire », a expliqué lundi en Meuse le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. « Impossible de dépenser l’argent qu’on n’a pas. Cette décision est la conséquence du dérapage du gouvernement précédent », renchérit Xavier Paluszkiewicz, député LREM de Longwy, et membre de la Commission des finances. « Nous avons reçu un véritable coup de bambou, car sur les 300 M€ plus de 200 étaient des crédits de paiement, c’est-à-dire que les projets étaient lancés », déplore, pour sa part, Rose-Marie Falque, maire d’Azerailles, dans le Lunévillois, et présidente de l’association des maires de Meurthe-et-Moselle. « Pour les dossiers dont les arrêtés d’attribution ont été signés et envoyés, le financement est garanti », espère Gérard Fillon, président des maires de la Meuse. Les préfets prennent leur plume pour tenter de rassurer. « Les conséquences seront minimes », écrit en substance le préfet de Meurthe-et-Moselle à tous les maires. Vraiment ?

« Un véritable coup de bambou, car sur les 300 M€, plus de 200 concernent des projets déjà lancés »

Philippe RIVET

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J
Je crois que les élus locaux n'ont pas fini de « bondir » mais pourquoi s'étonner de cette volte-face puisqu'il y en a tant eu depuis le début de ce quinquennat ? Il est de bon ton d'accuser le Gouvernement précédent tout en oubliant que le Président actuel en a fait partie et qu'il n'y a rien à attendre d'un Macron, baigné dans la Finance et imbu de lui-même. Il n'aime ni « ceux qui ne sont rien » a fortiori les petites ruralités (je l'ai déjà écrit mais cela n'avait pas été relevé), ni les retraités (sauf la minorité qu'on peut considérer nantie), ni les étudiants coûteux en APL, ni peut-être même les militaires vis à vis desquels il a particulièrement mal manœuvré (Bercy, toujours Bercy). On se demande par qui il est conseillé dans le domaine de la Com. Au fait, pas très réactif comme CHEF pendant que certains de SES HOMMES étaient écrasés par un fou furieux qui se réclamera sans doute de Daech... à moins qu'on ne fasse passe cet acte, voulu et préparé "consciencieusement", sur le compte de la Psy.
Comment, par ailleurs, faire confiance aux Préfets, nommés par le Gouvernement et "vivement" chargés d'en exécuter les missions qu'ils leur confie.
Décrets, arrêtés, bientôt ordonnances
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J
Oui, je n’avais pas fini le message qui est parti dans les airs de façon impromptue sans possibilité de "rectifier le tir". Il convient de supprimer le s au « qu'ils » de l'avant-dernière ligne.
Pour ce qui est des ordonnances et autres 'inventivités" qui vont être sévères pour soigner la malade (la France), on en attend le contenu pour les premières (Code du Travail) ; pour les secondes, ce sera la surprise du CHEF. Pour les très riches, on sait déjà qu'ils seront préservés (gros patrimoine constitués essentiellement de fortune mobilière). Grand bien leur fasse ! Pour nous autres, gel des pensions sans compensation très probablement, rattrapage EDF, augmentation prévisible des impôts des collectivités locales ajoutés à la sempiternelle culpabilité d'avoir vécu au-dessus de nos moyens alors que ce sont nos Gouvernants de tous bords qui ont en fait failli dans tous les domaines, rien de bon à attendre de ces dirigeants qui ne méritent, en aucun cas, la confiance du Peuple.
L
Si nous revenons aux ordonnances il faut dans la foulée remettre en place le tribunal de l'Inquisition pour juger les parjures car ce crime n'est plus reconnu par la justice en France.