Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir
12 Avril 2017
La Schtroumpfette n'a pas voulu me donner un des bonbons bleus qu'elle sortait de son panier inépuisable. Mais Gargamel a eu pitié de moi et m'a versé un plein gobelet d'élixir. Dommage qu'un des amis d'Harry Potter ait fait tombé quelques confettis dedans. Par chance eux aussi étaient bleus, tout comme le breuvage. Ils sont donc passés sans problème.
il aurait toujours été possible de les faire descendre avec un pichet de la bière de Ville-sur-Illon ou avec la réserve des chasseurs. Quoique ces lurons et luronnes me semblaient capables de vider leurs tonnelets sans avoir besoin d'aide.
La clique de Bonndorf rivalisait avec celle de Bains-les-Bains, de Xertigny ou avec les jeunes musiciens de la Batacadaboum de l'école d'Uriménil. Ceux-ci étaient déjà présents l'an dernier en même temps qu'Oléocada. Cette année comme ils étaient seuls, ils ont joués deux fois plus forts et avec le double d'entrain.
Faut dire que le soleil était au rendez-vous. Un soleil de plomb qui incitait certains participants à ôter une partie de leur costume. Faut dire que la tenue de l'écossais lambda, kilt et fourrure devait tenir chaud.
Par contre, accompagnant le char de Les Voivres, le monstre au grand manteau brun qui se cachait derrière une barbe à la Raspoutine l'a gardé fermé jusqu'au dernier bouton tout l'après-midi. Qu'avait -il donc à cacher ? Des poignards, du poisson ou quelques grimoires précieux.
Enfin ne nous plaignons pas puisque grâce à l'intervention de tous ces sorciers réunis, des records de beau temps ont été battus. Il parait même que les sortilèges des jeunes élèves de Fontenoy-le-Château ont été aussi efficaces que ceux de leurs ainés. Mais ne rapportez pas cela à ces derniers. Ils sont tellement susceptibles qu'ils pourraient bien s'offenser.
C’est d'ailleurs ce grand soleil qui a incité les Amis de Bonndorf à venir faire quelques travaux dans leur jardin et les abeilles à venir butiner les fleurs repiquées.
Les grands-mères en avaient aussi profité pour délaisser le coin de l'âtre et venir chauffer leurs rhumatismes tout en tricotant.
Même Bécassine pourtant plus habituée aux crachins bretons était de la fête. Mais prudente elle avait apporté son parapluie. En avril ne te découvre pas d'un fil.