Quand on veut, on peut.

par LES VOIVRES 88240  -  2 Septembre 2016, 04:10  -  #Municipalité

Here are men

Here are men

Quand on veut, on peut.

Quand on veut, on peut.

Quand on veut, on peut.

Quand on veut, on peut. Plus facile à dire qu'à faire. Quoique ! La possibilité d'un meilleur réseau Internet pour toutes les zones de Les Voivres mal desservies que vont offrir ces relais n'aurait pu être envisagée en se contentant d'attendre les promesses faites par le conseil régional d'une connection Haut Débit pour toutes les Vosges et la Lorraine en 2018.

Début janvier, il n'était pas question de fermer le collége de Bains les Bains. Il est sur la liste rouge ou noire, peu importe.

Dans le courant de cette année la fermeture de trois établissements a été prévue pour 2018. Sans être Mme Irma, elle se fera. Les réexamens de Mr Vannson et autres responsables ne sont que de la poudre aux yeux pour donner de vains espoirs aux parents d'élèves des communes concernées afin qu'ils se tiennent bien coît, sages et moutonnants.

Pendant les mois qui ont précédés la fermeture de l'entreprise où je travaillais les seules informations données par la direction qui se révélaient exactes étaient les mauvaises nouvelles. Pour l'interprétation des poulets, billets doux et autres déclarations ofiiciels ronflantes ou larmoyantes, c'est selon les sujets à traiter même si le genre crocodilien est  du dernier chic quand il s'agit de nous enterrer, je suis donc plus expèrimenté qu'un correspondant de la Pravda, pour décrypter tout cela et savoir qu'une montagne de promesses ne sont jamais qu'une autre façon de dire  "Niet"

J'ai assisté à cette fermeture. Jusqu'à la dernière minute on nous a fait trimer, courir, fermer notre gueule. Quand il n'a plus été possible de taire que celle-ci était pour le premier février, on nous menaçait encore en nous disant qu'il ne fallait pas décourager un repreneur éventuel.

J'ai vu mes camarades mourir comme des mouches dans des conditions de travail inhumaines et trembler, trembler, trembler. Pourquoi ? Puisqu'en définitive ils ont tout perdu.

Depuis quand j'entend le mot fermeture, je ne sors pas mon revolver. Je n'en ai pas. Je tilt bourreaux, tueurs. Je vois rouge et je fonce tête baissée.

C'est dans ces conditions que j'ai décidé de dire non.

Non à mes ennemis. Ce ne sont pas ceux qui ne pensent pas comme moi. Régulièrement je dis que la différence est une richesse. Restons cohérents même s'il est tentant de convaincre.

Mes ennemis sont ausi les votres. Ce sont ceux qui ferment mon entreprise et s'engraissent sur les ruines.

Ce sont ceux qui nous disent que notre région est une zone blanche condamnée à périr.

Ce sont ceux qui nous disent : "Il faut accepter les fermetures de maternités, de collèges, faut s'incliner. "

Pourquoi ne serait ce pas les collèges plus importants qui fermeraient pour combler le manque d'effectifs des plus plus petits ?

Nos bons mait' vont s'esclaffer si jamais ils entendent une telle proposition :

"-Vraiment il ne doute de rien. Quelles sotisses ne faut il pas entendre ? Quel manque de bon sens et de logique. "

Mais si eux faisaient preuve de bon sens et de logique, pourquoi diable la maternité de Remiremont qui compte presque deux fois plus de naissances que celle d'Epinal doit elle fermer au profit de cette dernière ?

Aux dernières nouvelles, on peut espérer que les opposants à cette fermeture vont réussir à se faire entendre, du moins provisoirement.

"- Mais ce n'est pas la même chose." diront ceux qui nous gouvernent.

Non, ce n'est pas pareil. Nous ne connaissons pas de ministres, de représentants de  grands corps d'état ou de services publics, de dirigeants de goupe financier ou industriel.

C'est justement parce que nous sommes peu nombreux et sans beaucoup d'entregent dans notre petite région, que nous devons protester haut et fort pour être entendu. Alors disons le tout net à propos de ces décisions qui veulent vider nos régions de ses forces vives, de ses hommes :

Il n'en est pas question. Pas question d'accepter une fermeture qui devra faire des économies au conseil régional et gonflera les factures des communes et des familles.

Pas question d'accepter une loi qui en favorisant Monsanto va ruiner des apiculteurs et nuire à la biodiversité.

Pas question d'accepter le refus du bio dans les cantines pour favoriser les Lactalis et compagnie et appauvrir les agriculteurs du Val de Vôge.

Pas question de nous appliquer le vieux proverbe : " Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage". Nous sommes enragés et nous mordrons ceux qui veulent nous enterrer.

Pas question d'appliquer cette politique de la terre brulée qui décide une fermeture entrainant des pertes d'emplois, amenant une nouvelle fermeture et ainsi de suite pour le seul profit de quelques uns.

Dimanche 4 septembre aura lieu la 72 ème cérèmonie commémorative de l'anéantissement  du Maquis de Grandrupt de Bains. Ils ont fait don de leur vie en acceptant de se rendre pour que leurs familles puissent vivre. Vivre, ici, chez eux. Pas à Pitchipoï ou à Paris.

Nous ne pouvons 72 ans après nous soumettre sans résister quand le sort de nos familles est en jeu.
C'est pour cela qu'il faut vouloir dire non chaque fois que l'on nous demandera de nous incliner
.

Ensuite nous pourrons.

Ceux qui s’en furent Le regard droit, vers l’autre royaume de la mort Gardent mémoire de nous...Comme d’hommes creux D’hommes empaillés.

Ceux qui s’en furent Le regard droit, vers l’autre royaume de la mort Gardent mémoire de nous...Comme d’hommes creux D’hommes empaillés.

Les hommes creux

 

Nous sommes les hommes creux
Les hommes empaillés
Cherchant appui ensemble
La caboche pleine de bourre. Hélas !
Nos voix desséchées, quand
Nous chuchotons ensemble
Sont sourdes, sont inanes
Comme le souffle du vent parmi le chaume sec
Comme le trottis des rats sur les tessons brisés
Dans notre cave sèche.

Silhouette sans forme, ombre décolorée,
Geste sans mouvement, force paralysée ;

Ceux qui s’en furent
Le regard droit, vers l’autre royaume de la mort
Gardent mémoire de nous – s’ils en gardent – non pas
Comme de violentes âmes perdues, mais seulement
Comme d’hommes creux
D’hommes empaillés.

II

Les yeux que je n’ose pas rencontrer dans les rêves
Au royaume de rêve de la mort
Eux, n’apparaissent pas:
Là, les yeux sont
Du soleil sur un fût de colonne brisé
Là, un arbre se balance
Et les voix sont
Dans le vent qui chante
Plus lointaines, plus solennelles
Qu’une étoile pâlissante.

Que je ne sois pas plus proche
Au royaume de rêve de la mort
Qu’encore je porte
Pareils francs déguisements: robe de rat,
Peau de corbeau, bâtons en croix
Dans un champ
Me comportant selon le vent
Pas plus proche –

Pas cette rencontre finale
Au royaume crépusculaire.

III

C’est ici la terre morte
Une terre à cactus
Ici les images de pierre
Sont dressées, ici elles reçoivent
La supplication d’une main de mort
Sous le clignotement d’une étoile pâlissante.

Est-ce ainsi
Dans l’autre royaume de la mort:
Veillant seuls
A l’heure où nous sommes
Tremblants de tendresse
Les lèvres qui voudraient baiser
Esquissent des prières à la pierre brisée.

IV

Les yeux ne sont pas ici
Il n’y a pas d’yeux ici
Dans cette vallée d’étoiles mourantes
Dans cette vallée creuse
Cette mâchoire brisée de nos royaumes perdus

En cet ultime lieu de rencontre
Nous tâtonnons ensemble
Evitant de parler
Rassemblés là sur cette plage du fleuve enflé

Sans regard, à moins que
Les yeux ne reparaissent
Telle l’étoile perpétuelle
La rose aux maints pétales
Du royaume crépusculaire de la mort
Le seul espoir
D’hommes vides.

V

Tournons autour du fi-guier
De Barbarie, de Barbarie
Tournons autour du fi-guier
Avant qu’le jour se soit levé.

Entre l’idée
Et la réalité
Entre le mouvement
Et l’acte
Tombe l’Ombre

Car Tien est le Royaume

Entre la conception
Et la création
Entre l’émotion
Et la réponse
Tombe l’Ombre

La vie est très longue

Entre le désir
Et le spasme
Entre la puissance
Et l’existence
Entre l’essence
Et la descente
Tombe l’Ombre

Car Tien est le Royaume

Car Tien est
La vie est
Car Tien est

C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
Pas sur un Boum, sur un murmure.

 

Thomas Stearns Eliot

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P
D'habitude vous n'attendez pas les promesses du Conseil Général pour réaliser vos projets.
Mais à qui demandez vous vos subventions pour les réaliser?
Avec des subventions, les projets avancent plus vite, c'est un fait!
C'est pourquoi, je dis qu'une Commune avec une trésorerie saine peut aller tout aussi vite, et se permettre de se passer de subventions pour réaliser certains projets importants pour les entreprises locales et ses administrés, comme l'amélioration d'internet qu'ils attendaient depuis plusieurs années.
Là on comprend peut être plus facilement, les différents commentaires que je laisse sur ce blog.

« Quand on veut on peut, quand on peut on doit. »

Napoléon Bonaparte
Répondre
N
Si je m'en tenais à mon côté militaire, je me contenterais de citer Machiavel : « On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut. » On voit bien là, selon moi, l'aspect précisément "machiavélique" de la chose, sous-entendu : on ne sait pas trop quand ni comment la terminer et il y a toutes les probabilités que cela finisse mal (si tant est qu'une guerre puisse bien finir).
Interpellé par cette répétition en tête de l’article et persuadé que quelqu’un l’avait prononcée récemment, j’ai donc cherché sur le Net… sans trouver la (bonne) réponse. Cependant, j’ai découvert un débat qui, n’étant pourtant pas philosophe (il paraît qu’on le devient plus ou moins en vieillissant) m’a intéressé et que je vous livre :
http://cafes-philo.org/2011/12/theme-peut-on-dire-quand-on-veut-on-peut/

Le malheur, Bernard, est que « tout le monde s’en fout » de votre cri. Macron, primaires à droite, à gauche, présidentielles, patrons et CAC 40, people, tout cela est vendeur mais comment voulez-vous, malgré un maire qui se démène, que la zone blanche de Les Voivres intéresse quelqu’un ? Pas assez rentable.
Maternité, collèges, entreprises, tout y passera. Certes, vous aurez crié non, non et non !
Les maquisards de Grandrupt – pourtant assez bien armés selon certains témoignages - ont aussi dit non au chantage d'extermination possible de leurs proches, à la menace de destruction de leurs villages. On connaît la suite.
En fait, résister, s’indigner, ne suffit pas. A force de ne pas être entendus, c’est de révolte qu’il faut parler.
Répondre
L
C'est tout simplement Mr Stéphane Pareno qui a écrit cela à propos de l'installation de relais pour une meilleure connexion Internet
Je sais bien que cette protestation ne sert à rien directement mais si l'on ne proteste pas on est encore plus tondu. Mais c'est bien entendu les Faizeux qui apportent le plus à notre région davantage que nos grands dirigeants. En attendant dimanche matin je vais assister à la manœuvre au centre de sapeurs pompiers de Bains les Bains et on part ensemble ensuite à Grandrupt.