L'Etang Jean Français

par LES VOIVRES 88240  -  31 Août 2016, 04:42  -  #Qu'il est beau mon village

Ne pas oublier d'interdire les brûlis

Ne pas oublier d'interdire les brûlis

L'endroit a perdu beaucoup de son charme depuis que plusieurs hectares de bois, taillis et fourrés en contrebas de la digue ont été défrichés puis ensemencés en ray-grass. Les grands panneaux, "Interdit de : entrer, se baigner, pêcher, chasser...

cocher l'option qui vous concerne, ne vont pas inciter le Petit Peuple qui a fui précipitamment devant les bulldozers à revenir un jour.

Mais à part les fées qui se soucie d'un arbre abattu où d'une mare comblée ?

A propos de ces mares et autres mouilles, la toponymie est encore une fois trompeuse. Il y a actuellement sur la commune deux secteurs principaux particulièrement humides. la zone en amont de l'Etang Lallemand et le Grand Bois.

Or la seule section qui mentionne une telle particularité est celle des Feugnottes. Le terme vient du mot sphaigne, ce végétal poussant dans les tourbières. Le plateau au dessus de Les Voivres est cultivé depuis très longtemps. Si en hiver ou pendant les périodes de grandes pluies l'eau peut stagner dans ces champs qui ont une teneur en argile assez élevée on ne peut pas parler de tourbière.

Il est cependant possible qu'avant l'intervention des défricheurs, cet endroit drainait mal comme la parcelle à l'étang Jean-Français ou le Grand Bois et était peuplé d'arbres sous lesquels la sphaigne était installée.

Les forêts du Grand Nord en sont couvertes. Dans nos régions on les trouvent principalement dans des endroits humides où poussent les sapins, dans un fond de vallée souvent. Le tapis d'aiguilles qui couvrent le sol en fait baisser le Ph de façon telle que souvent il n'y a plus que ces sphaignes qui peuvent se développer.

Quand on voit le changement radical qu'à apporté le déboisement de l'an dernier à cet endroit, il est donc tout à fait possible qu'avant sa mise en culture le plateau des Feugnottes abritait des tourbières où croissaient des sphaignes.

Autre nom intéressant : l'étang Jean Français. En fait si l'étang Lallemand est celui dont un allemand, un étranger donc, a certainement été un des premiers propriétaires, ce n'est pas le cas ici puisque le lieu était français. Il faut sans aucun doute lire le prénom Jean François dont l'orthographe a longtemps oscillé entre a et o.

L'Etang Jean Français

La croisade des enfants

Jacques Higelin,

Pourra-t-on un jour vivre sur la terre
Sans colère, sans mépris
Sans chercher ailleurs qu'au fond de son cœur
La reponse au mystère de la vie

Dans le ventre de l'univers
Des milliards d'etoiles
Naissent et meurent à chaque instant
Ou l'homme apprend la guerre à ses enfants
J'suis trop petit pour me prendre au serieux
Trop serieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux

Verra-t-on enfin les êtres humains
Rire aux larmes de leurs peurs
Enterrer les armes, écouter leur cœur
Qui se bat, qui se bat pour la vie

Dans le ventre de l'univers
Des milliards d'étoiles
Naissent et meurent à chaque instant
Ou l'homme apprend la guerre à ses enfants
J'suis trop petit...
[Trop petit pour les grands
Assez grand pour la vie]
J'suis trop petit...

L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français
L'Etang Jean Français

Les Trois Cloches

Village au fond de la vallée,
Comme égaré, presque ignoré
Voici qu'en la nuit étoilée
Un nouveau-né nous est donné
Jean-François Nicot il se nomme
Il est joufflu, tendre et rosé
A l'église, beau petit homme,
Demain tu seras baptisé

Une cloche sonne, sonne
Sa voix, d'écho en écho,
Dit au monde qui s'étonne:
"C'est pour Jean-François Nicot
C'est pour accueillir une âme,
Une fleur qui s'ouvre au jour,
À peine, à peine une flamme
Encore faible qui réclame
Protection, tendresse, amour"

Village au fond de la vallée,
Loin des chemins, loin des humains
Voici qu'après dix-neuf années,
Coeur en émoi, le Jean-François
Prend pour femme la douce Elise,
Blanche comme fleur de pommier
Devant Dieu, dans la vieille église,
Ce jour, ils se sont mariés

Toutes les cloches sonnent, sonnent,
Leurs voix, d'écho en écho,
Merveilleusement couronnent
La noce à François Nicot
"Un seul coeur, une seule âme",
Dit le prêtre, "et, pour toujours,
Soyez une pure flamme
Qui s'élève et qui proclame
La grandeur de votre amour"

Village au fond de la vallée
Des jours, des nuits, le temps a fui
Voici qu'en la nuit étoilée,
Un coeur s'endort, François est mort,
Car toute chair est comme l'herbe,
Elle est comme la fleur des champs
Epis, fruits mûrs, bouquets et gerbes,
Hélas! vont en se desséchant

Une cloche sonne, sonne,
Elle chante dans le vent
Obsédante et monotone,
Elle redit aux vivants:
"Ne tremblez pas, coeurs fidèles,
Dieu vous fera signe un jour
Vous trouverez sous son aile
Avec la vie éternelle
L'éternité de l'amour"

 

Jean Villard Gilles

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