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LES VOIVRES 88240

Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir

Vanik Berberian : « Que la ruralité retrouve ses lettres de noblesse »

Vanik Berbérian

Vanik Berbérian

 

Présent au 99ème congrès des maires et des présidents d'intercommunalité de France, le président de l'Association des maires ruraux de France entend lancer des « États généreux de la ruralité » pour exiger des candidats à l'élection présidentielle un « intérêt nouveau » pour les territoires.

Qu'attendez-vous de ce 99ème congrès des maires de France
?


" Une révolution culturelle. J'attends une prise de conscience du potentiel des territoires ruraux et de la volonté de rechercher l'équilibre des territoires. Ce n'est pas tout de souhaiter la complémentarité des territoires, il faut encore la mettre en place. Et ceci commence par des signes concrets comme la réforme de la DGF (dotation globale de fonctionnement, ndlr). Un habitant des campagnes ne vaut pas la moitié d'un habitant des villes "

Quelles sont vos revendications ?

" Tout d'abord, l'AMRF demande la suppression de la troisième tranche de la baisse des dotations, avec le secret espoir que si elle n'a pas lieu, un étalement soit mis en place. Mais, en amont, il faudrait se poser la question des ressources et savoir comment on les alimente. Ensuite, nous demandons qu'une pause ait lieu dans la réorganisation territoriale que nous connaissons. Il ne faut plus toucher à rien. Les dernières lois ont été traumatisantes, elles ont été faites à l'emporte-pièce sans se soucier de la possibilité de les adapter ou non au terrain. Sur les transferts de compétences par exemple, nous ne pouvons pas revenir en arrière et dans trois, quatre ou cinq ans des problèmes vont se poser. La loi NOTRe, portant nouvelle organisation territoriale de la République, aurait dû permettre des expérimentations "

En quoi consistent vos « États généreux de la ruralité » ?

" Dans les départements, les élus vont se réunir pour faire des cahiers des charges puis exiger de la part des candidats à l'élection présidentielle un intérêt nouveau pour la ruralité. Il faut que les candidats s'engagent pour les territoires ruraux "

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N
Quand on connait les méandres et revirements du Président des Maires de France ainsi que son annonce - attendue et apparemment très intéressée - de soutien au "candidat non déclaré" à la primaire de la Présidentielle, je suis obligé de réutiliser ce que Bernard appelle un pléonasme : ce n'est pas un bon présage. Qu'il se détrompe, il y en a pourtant de pas si mauvais mais ce n'est pas avec ce qui suit que je vais le convaincre..<br /> En effet, il est malheureux de devoir pronostiquer que sur les quelque 35875 communes, le score d’un matche éventuel : Communes rurales (près de 31 500) contre communes urbaines (soit à peu près 4 000) serait - pour tout un tas de raisons - perdu d’avance pour celles qui sont en plus grand nombre. <br /> On sait ce que valent des promesses de campagne, sauf le Président de l'Association des maires ruraux de France qui, avec sa révolution culturelle, ses revendications, et ses états généraux de la ruralité; risque de constater, à la longue, que son vœu pieux ne sera – on peut le parier – jamais réalisé. Enfin, qui ne tente rien, n'a rien, et c'est tout à son honneur de se battre.
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L
Ce n'est pas le peuple qui a fait la révolution. Ce sont des meneurs de la bourgeoisie ou de la petite noblesse comme Robespierre.
N
Le contexte était complétement différent et les Français ne sont pas mûrs pour une nouvelle Révolution, de ce type là du moins.<br /> Quant à Alexandre Jardin, je crains (mais je n'ai pas l’infaillibilité du Pape) qu'il ne veuille pas "se mouiller" plus que cela... à l'image d'un Jacques Delors, de sa fille Martine Aubry, de Nicolas Hulot (déjà échaudé et hésitant tout en « réfléchissant ») ou encore de "Nuit debout" (dont on n'entend plus parler) qui veut bien palabrer indéfiniment sans pour autant choisir un leader capable (?) de monter au front.
L
En 1789 déjà les 20 millions de français du tiers état ne pesaient rien au début des États généraux. Ils ont renversé la vapeur. Samedi on va voir Alexandre Jardin, lui aussi l'air de se lancer dans la politique.