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LES VOIVRES 88240

Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir

Maternité de Remiremont : la messe est dite

Il y a une semaine, jour pour jour, Mr Heinrich à l'occasion de l'inauguration de la Com Com du Val de Vôge affirmait :

"-Bla, bla bla, ...bla, bla, bla .... le regroupement de la Com Com du Val de Vôge dans la Communauté de Commune de la Grande Agglomération d'Epinal n'a pas pour but de tout centraliser, ....bla, bla bla ...,bla, bla, bla..."

Heureux homme qui peut affirmer à quelques heures d'intervalle tout et son contraire sans que personne ne s'en offusque.

De la même façon la maternité de Remiremont va se retrouver amputée de sa section accouchement, suivant en cela les assertions fausses de l'ARS, et encore une fois aucun élu ne s'est battu pour éviter cette mort.

Par ce battre, nous ne comptons pas les effets de manches qui n'avaient d'autres buts que de préparer le terrain pour de futures élections.

Maternité de Remiremont  : la messe est dite

Les quatre experts mandatés par l’Agence régionale de santé (ARS) dans le cadre de la mise en place d’une maternité dans les bassins de vie d’Epinal et de Remiremont ont clairement indiqué que la balle était maintenant dans le camp du corps médical. Les docteurs Audibert (anesthésie), Hascoët (néonatalogie), Morel (obstétrique) et Schweitzer (pédiatrie) se sont réunis à Nancy ce vendredi midi pour expliquer le fond de leur réflexion.

Ils préconisent de regrouper les équipes tout en continuant à fonctionner sur les deux lieux. Ils proposent de transférer sur le nouvel hôpital d’Epinal - car la bascule ne pourrait pas se faire dans l’ancien - tout ce qui a un caractère d’urgence. Donc, l’ensemble des accouchements réalisés actuellement (500 à Epinal et 800 à Remiremont) seraient réalisés à Epinal.

Parallèlement, ils proposent de développer d’autres secteurs à Remiremont, comme notamment l’accueil des urgences de pédiatrie en journée. Tout ce qui serait urgence de nuit serait pris en charge par Epinal.

Avec la garantie d’avoir un vrai système de garde, et non pas des astreintes de nuit, comme actuellement à Remiremont. « Nous devons avan cer vers un projet médical commun. Il faut que les deux équipes fusionnent et se mettent d’accord », explique le professeur Jean-Michel Hascoët. « Une belle unité peut exister sur les deux sites et travailler sur la complémentarité. On ne peut plus se permettre des doublons aujourd’hui. »

Au-delà du choc affectif que peut représenter la disparition d’une maternité à Remiremont, ou des querelles politiques, les médecins ont surtout réfléchi à la qualité des soins proposés dans les Vosges à moyen et à long termes.

Le principal souci, c’est la taille des équipes et la possibilité à ce petit niveau d’assurer un service 24 h/24. « Il vaut mieux être le sixième d’une équipe de six que le deuxième d’une équipe de deux » , souligne le professeur Olivier Morel.

Car le problème se pose aussi en termes d’attractivité pour les jeunes médecins. Le professeur Audibert donne l’exemple de sa spécialité : l’anesthésie. « Je n’ai aucun jeune anesthésiste qui voudra s’installer à Remiremont. Les jeunes anesthésistes qui travaillent à Epinal continuent à habiter à Nancy. » Là aussi, c’est le système des gardes qui sont de plus en plus difficiles à assurer dans des petites équipes. Avec une jeune génération de médecins qui ne veut plus fonctionner « à l’ancienne ». « Le seuil critique pour une équipe, c’est huit personnes » , souligne le professeur Audibert. « A Remiremont, il y a cinq anesthésistes, dont deux ont plus de soixante ans. Ils font trente gardes par mois », précise le médecin tout en posant clairement la question de cette petite équipe dans l’avenir.

Même constat pour la pédiatrie et la néonatalogie. Pour garantir une qualité de soins, il faut obligatoirement une plus grande équipe qui puisse assurer les urgences sur un seul site expliquent les médecins.

L’avis émis par les experts n’est que consultatif. La décision finale appartiendra à l’Agence régionale de santé. En attendant, les médecins des maternités d’Epinal et de Remiremont sont appelés à fonctionner en équipe…

Katrin TLUCZYKONT

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N
“Un expert, c'est une opinion. Deux experts, c'est la contradiction. Trois experts, c'est la confusion.” (auteur inconnu) : alors, quatre experts, c'est quoi ?<br /> Se réjouir de la fertilité des femmes françaises est une chose, leur en offrir les moyens en est une autre. Les ARS veulent imposer leur volonté de "productivité", céder aux injonctions des médecins que l'on devrait pouvoir (si besoin et preuve est faite qu'il est besoin) répartir harmonieusement, au moins par la persuasion, sur tout le territoire.
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L
Je ne sais pas mais dans les deux cas, c'est la sécu qui paie alors sauf dépassement d'honoraire, la maternité publique d'Epinal et l'arc en ciel est finacé en fait par la sécu c'est dire nous pas par la générosité du maire d'Epinal
N
Évidemment. L'opposition public-privé est parfaitement exploitée. Dans « Service public », le service apparaît comme dû, '"allant de soi", en quelque sorte un droit de la population. Dans « Service à la population », on a la désagréable impression que c'est l’inverse, le service en question étant comme quand on rend service à ses voisins, souhaitable certes mais en aucun cas obligatoire.<br /> Bon, je ne sais pas si mon explication de texte a convaincu.
L
J'ai l'impression que les urgences de jour sont une sucette et encore une fois si l'on parle de service à la population au lieu de service public qui n'en est plus un, pourquoi ne pas garder Remiremont et faire avec L'Arc en Ciel à Epinal. C'est privé et alors ?
E
Emission Libre échange : <br /> https://www.youtube.com/watch?v=iuZF7f8uWmg<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=II7DW2xF5LY<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=aayMo4a7P9g
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