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LES VOIVRES 88240

Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir

Fermeture des collèges

Epinal Info

Dernièrement le Conseil départemental avait annoncé la fermeture de trois collèges situés à Granges-sur-Vologne, La Bresse et Darney. François Vannson a souhaité expliquer sa décision.

« Malheureusement nous devons faire face à des baisses importantes d’effectif et cela risque de s’aggraver dans les années à venir. Si nous n’avions pas fait ce choix, l’Education Nationale aurait pu nous imposer de fermer d’autres établissements. En engageant cette réforme, nous avons encore la maîtrise de la carte scolaire. » explique François Vannson.

En l’espace de 30 ans le département des Vosges a perdu un tiers des élèves. Aujourd’hui on compte encore 39 collèges répartis sur le département pour 15 000 collégiens.

Le président du Conseil départemental a assuré qu’il entendait les manifestants. « Cette semaine j’ai reçu les élus des villes et villages concernés et les parents d’élèves, mais l’Education Nationale prescrit des effectifs qui oscillent entre 300 et 600 élèves par collège pour un bon fonctionnement. Si on avait tenu compte de cette prescription on aurait dû fermer 11 collèges dans les Vosges. Le traumatisme aurait été encore plus important ! » poursuit-il.

Les collèges concernés fermeraient dès la rentrée 2017. « Nous avons encore quelques mois pour peaufiner ensemble les conditions matérielles pour offrir les meilleurs conditions d’accueil aux élèves qui viendront renforcer les rangs des collèges (restauration, informatique, transport scolaire, investissements dans le numérique et les nouvelles technologies) » assure le président du Conseil départemental des Vosges.

Les syndicats avaient aussi accusé le Conseil départemental de favoriser le privé au dépend du public. A cela, François Vannson répond que pour le privé, le Conseil départemental verse une contribution forfaitaire pour le matériel fixée par la loi. « On verse plus de trois fois plus pour un élève dans le public que dans le privé. Les syndicats ont dû oublier les salaires des agents qui travaillent dans les collèges. Si on les ajoute on arrive à plus de 900 euros par élève dans le public. »

Le 27 juin, le Conseil départemental des Vosges devra délibérer sur la question de la fermeture des trois collèges vosgiens. Les syndicats ont prévu de manifester ce même jour.

C.K.N.

Photo Epinal Info

Photo Epinal Info

Pendant l'inauguration de la Com Com, Mr Le maire Michel Fournier a souligné le fait qu'il ne fallait pas rester au 19 éme siècle. Entièrement d'accord. C'est bien pourquoi je m'élève contre ceux qui veulent tout simplement nous ramener au Moyen -Âge. Pas l'époque flamboyante, le temps des cathédrales, des compagnons, des premières grandes universités de renommée européenne telles la Sorbonne ou Montpellier, là ou Rabelais usa ses fonds de culotte les années ou il fut carabin.

Non les invasions barbares. J'avoue que je regrette certains aspects du 19 ème siècle. Entre autre l'école de la république, l'école obligatoire pour tous et gratuite. L'école qui a permis à certain boursier de devenir président de la République.

Alors je n'aime pas lorsque Mr Vannson veut nous faire croire qu'en acceptant la fermeture de 3 collèges il évite à 11 de cesser leur activité.

3 en 2017, 3 dans le collimateur en 2018, et à coup sûr 3 en 2019 et roule ma poule, il n'y a que le premiers pas qui compte.

Et ce grand jeu de dupes, aidé par la politique de l'autruche de ceux qui se contentent d'essuyer le vent du boulet en attendant passivement leur tour, va au final entrainer plus de fermetures que les 11 que Mr Vannson prétend avoir évitées.

Ce n'est plus l'école de la république. C'est celle de la ploutocratie. Tous les chiffres le prouvent. Ce sont les familles aisées qui peuvent payer des répétiteurs et des cours à domicile à leurs bambins, qui ont un carnet d'adresses et connaissent les bons plans, qui peuvent pratiquer le renvoi d'ascenseur, ce sont les enfants de ces familles qui ont le plus de facilités maintenant pour décrocher le diplôme ad hoc.

Et qui toujours grâce aux relations de leurs parents, trouveront à diplôme égal du travail deux fois plus rapidement.

Jusqu'à maintenant cette inégalité ne se manifestait qu'au lycée et après le bac. Avec la fermeture des collèges, elle commencera dès la sixième.

Nous allons arriver au même point qu'aux Etats Unis où il faudra inscrire dés l'échographie son rejeton dans la bonne maternelle qui d'école privé en faculté renommée lui assurera un avenir doré.

L'Inde a chiffré le coup pour l'économie nationale d'une femme qui n'a pu aller à l'école. Dans le même temps, notre sénateur prétend préparer l'avenir en votant pour la fermeture de collèges.

L'avenir de nos enfants, ne se discute pas, ne se négocie pas, ne se marchande pas. Il ne doit pas être un prétexte pour certaines instances à refuser de le financer quand dans le même temps, la même caisse régionale, dans sa furie de tout centraliser, va dilapider une fortune en frais de déplacements et en location de bâtiments.

Si vous refuser de vous mobiliser contre la fermeture de tous les collèges vosgiens bientôt ce sera le votre qui sera condamné.

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N
Je ne veux décourager personne mais, à moins que les Vosgiennes se décident - dans l'urgence - à "fabriquer" des enfants pour compléter les effectifs, la cause me semble, hélas, déjà entendue. Grosso modo, si l'on écoute les "décideurs", il y a encore 14 collèges de trop... Mobiliser est une chose, gagner la bataille en est une autre. Ce qui, évidemment, n'empêche pas de lutter.
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