Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir
11 Avril 2016
Cette année nous les avons admirés tout à loisir, les danseurs de Batucada.
Ce fut d'abord O Léo Lagrange Batacuda, Oléocada, dans leurs nouveaux habits flamboyants, qu'ils préparaient sous la yourte naguère. Infatigables, sans cesse, ils ont fait sonner leurs rythmes tout en dansant. Remontés à la rencontre du gros des troupes qui les attendait à la Brosse. redescendus, sans souffler durant tout le trajet.
De toutes les Batucada, c'est celle qui défilaient ce jour à Bains les Bains qui étaient les meilleures, bien entendu. C'est l'enthousiasme au carré, les sourires et des bulles roses partout. Ce sont les rois des Faizeux. Il sera toujours temps de parler les jours prochains de tous les autres participants qui eux aussi, ce sont démenés comme des beaux diables.
Pendant que j'écris ces lignes, ils ont seulement avancé de deux mètres, ils vont user le bitume. J'aimerais bien un peu plus de soleil pour pouvoir mieux vous les montrer, mais après tout si vous vouliez les voir, il fallait venir avec nous.
Mais je sais que beaucoup d'entre vous étaient là et voudront revivre ces moments, alors essayons d'être à la hauteur du spectacle qu'ils nous offrent.
Avec leur formidable entrain, ils déconstiperaient notre président le pov' François, si d'aventure il se trouvait dans la foule. Mais il ne doit pas être là, manque de chance pour lui. Il verrait ce que cela donne quand les Vosgiens se déchainent.
Après avoir suivi, encensé et porté aux nues Oléocada qui remontaient vers la Brosse, c'est vrai pourtant qu'elles étaient bien belles, Iris, Marjolaine et Aurélie, nous avons remonté le long cortège des chars en attente.
Et là, surprise, en anglais, surprise, faut tout vous dire, nous nous sommes aperçus qu'il y avait une deuxième Batucada.
Modèle réduit pour la taille, mais 500 % pour l'entrain, la zigmut, l'enthousiasme et tout le reste.
Une Batucada menée par des enfants. Une deuxième Batucada tout aussi déchainée, tout aussi infatigable, tout aussi Faizeux.
Batucadaboum, l'école d'Uriménil, les élèves aussi endiablés que leurs ainés.
Aurélie et Iris, la relève est assurée.
Quand vous serez bien vieilles
Devant l'Office du Tourisme assises
Ayant pris de la bouteille
Et devenues trop rassises
Vous les regarderez danser et vous direz
Nous aussi avons Batucadé.
Vive les Batucada, toutes les Batucada, vive le Carnaval de Bains les Bains