Le printemps arrive à la Basse des Orges

par LES VOIVRES 88240  -  4 Avril 2016, 04:27  -  #Qu'il est beau mon village

Le printemps arrive à la Basse des Orges

Les premières feuilles pointent et les chatons sont dans tous leurs états, dorés, rougeâtres, lie de vin, argentés. Les abeilles s'en donnent à cœur joie. Enfin elles trouvent quelque chose de substantiel à récolter. Jusqu'à Noël, trompées par la douceur elles sortaient de la ruche mais ne pouvaient se satisfaire avec les quelques fleurs anémiques qui jouaient les prolongations.

Maintenant elles sont là, les belles primevères et jonquilles et toutes celles sauvages dont j'ignore les noms à part la véronique.

Le plus souvent minuscules, elles se hâtent de pousser avant que les plus robustes, les plus envahissantes ne les étouffent.

Il en est de même avec tous ces arbustes. Ils reverdissent plus tôt que les grands hêtres ou chênes qui dans quelques semaines risquent de leurs voler la lumière. Ce sont aussi eux qui survivent aux longs hivers quand on remonte vers le Grand Nord.

Nous parlions avec Fanny, lundi de cette force de la vie qui permet à la nature de tester toutes les combinaisons, de remplir toutes les niches.

Depuis les froids de l'Antarctique jusqu'aux déserts brulants et aux sources chaudes sous marines à plusieurs centaines de degrés.

Depuis la frégate ou la libellule qui dorment et se reposent en volant jusqu'au mammifères tels les phoques, otaries ou cachalots qui sondent à des profondeurs où leur cousin l'homme serait réduit en bouillie.

Depuis ces bactéries qui arrivent à se nourrir en dégradant des bouteilles en plastique jusqu'à la première araignée qui atterrit sur l'ile de Krakatoa ravagée par une explosion volcanique.

Force de la vie, que notre folie meurtrière ne pourra éteindre car toujours elle se transformera, toujours elle s'adaptera. La terre a déjà connu 5 grandes extinctions. L'homme par sa cupidité, sa soif de posséder et de dominer est peut-être en train d'en amorcer une sixième.
Mais la vie ne risque rien, elle ressurgira sous une forme ou sous une autre quel que soit l'état dans lequel nous laisserons notre planète.

Nous sommes une des dernières espèces qui est apparue. Serons nous une des premières à disparaître avant même d'être aller au bout de notre évolution ?

Car ce serait déraison de penser que, comme le professent les créationnistes plus ignares et aveugles que le curé de Bouvard et Pécuchet et dont beaucoup s'apprêtent à voter Donald Trump, nous n'allons plus évoluer. Dans un sens ou dans l'autre, en nous améliorant ou en nous éteignant, anges ou démons. Mais nous sommes trop jeunes pour que la nature ait eu le temps de tester sur nous toutes les combinaisons. Certains grands savants comme Jean Marie Pelt, Hubert Reeves, s'accordent à penser que dès le big bang, une direction a été donnée pour programmer comme finalité la Vie, et une ou des Intelligences Supérieures.

Maintenant on sait que les mutations sous la pression de l'environnement, que Darwin attribuait au hasard, sont en fait pour la plupart le fruit de cette direction permise par la façon dont les 4 grandes forces qui régissent les lois de l'univers s'équilibrent.

Nous qui jouons à l'espèce supérieure, nous qui nous proclamons faits à l'image de Dieu, nous sommes en fait comme ces minuscules fleurs qui aux printemps se dépêchent de se reproduire avant d'être étouffées par des concurrents plus grands.

Mais leur immortalité est assurée par la façon qu'elles ont trouvé d'assurer leur descendance, alors que tout notre génie ne réalisera peut-être qu'un seul but : nous détruire.

Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Le printemps arrive à la Basse des Orges
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
E
Si tout va bien dans le sens où la météo sera favorable, le week-end prochain, on enlèvera les portes d'entrée placées sur les ruches avant l'hiver.
Les abeilles rapportaient du pollen samedi.
C'est bon signe pour la colonie
Répondre
L
oui justement quand j'ai pris ces photos elles étaient en traine de récolter sur ces arbustes. Je les entendais mais, c'étaient peut-être des sauvages. Il y en a beaucoup qui nichent dans les murs de la maison.