En longeant la Colause

par LES VOIVRES 88240  -  6 Février 2016, 04:25  -  #Qu'il est beau mon village

Un peu de brouillard en entrant dans le bois

Un peu de brouillard en entrant dans le bois

Pour une fois allons suivre la route qui longe la parie supérieure de la Colause. C'était la route qu'empruntait depuis la Grande Fosse le camion chargé de bière venant de la brasserie de Xertigny.

Un par semaine, il fallait bien désaltérer les ouvriers, la gorge desséchée par la poussière de grès.

A l'époque il n'était pas question de masque de protection, il n'était même pas question de protection du tout. Les dynamitages se faisait alors que les ouvriers travaillaient non loin et le travail reprenait aussitôt après sans trop se soucier si la zone était sécurisée.

Aujourd'hui on retrouve ces conditions de travail déplorables dans nombres de pays: Afrique, Pakistan, Amérique Latine...

En Turquie les ouvriers qui travaillent à user les fameux washed stone jeans meurent les poumons brulés par cette même poussière qu'avalaient les tailleurs de pierre de la Colause.

Faut bien pouvoir mouler vos fesses à bas prix et remplir les poches des actionnaires.

Aujourd'hui, il n'y a plus de coup de mines dans la carrière, plus de camions de bière qui descendent approvisionner le café.

Il reste la forêt, les hêtres de haute futaie, mêlés de quelques sapins et de pins.

En longeant la Colause

Forêts

Nobles Forêts, Forêts d’automne aux feuilles d’or,
Avec ce soleil rouge au fond des avenues,
Et ce grand air d’adieu qui flotte aux branches nues
Vers l’étang solitaire, où meurt le son du cor.

Forêts d’avril : chansons des pinsons et des merles ;
Frissons d’ailes, frissons de feuilles, souffle pur ;
Lumière d’argent clair, d’émeraude et d’azur ;
Avril ! … Pluie et soleil sur la forêt en perles ! …

Ô vertes profondeurs, pleines d’enchantements,
Bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses,
Avec votre mystère, et vos retraites closes,
Comme vous répondez à l’âme des amants !

Dans le creux de sa main l’amante a mis des mûres ;
Sa robe est claire encore au sentier déjà noir ;
De légères vapeurs montent dans l’air du soir,
Et la forêt s’endort dans les derniers murmures.

La hutte au toit noirci se dresse par endroits ;
Un cerf, tendant son cou, brame au bord de la mare
Et le rêve éternel de notre coeur s’égare
Vers la maison d’amour cachée au fond des bois.

Ô calme ! … Tremblement des étoiles lointaines ! …
Sur la nappe s’écroule une coupe de fruits ;
Et l’amante tressaille au silence des nuits,
Sentant sur ses bras nus la fraîcheur des fontaines…

Extrait

Albert Samain

En longeant la Colause
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E
La toute première fois que j'ai voulu aller au pont des fées depuis le village, j'ai cherché en vain la ferme de la Colause. Après avoir marché longtemps le long du chemin tout en me demandant si j'étais sur la bonne voie, j'ai été prise d'un énorme doute et j'ai fait demi-tour.
Finalement, après avoir persévéré en y retournant une seconde fois, je n'en étais pas loin.
Depuis, comme c'est agréable d'aller marcher le long des grands arbres de la forêt!
Belle balade (f)otogra(f)ique...
(petit clin d'oœil... je n'ai pas pu m'en empêcher)
Répondre
L
Je vais gagner du temps plus besoin de relire, plus besoin de traquer les participes passés et de ressortir le Bled
N
Oui, ceux et celles qui arpentent la plaine de l'Ognon ne sont donc pas surpris par les nouvelles règles, pourquoi pas, quitte à simplifier, "ortografic"
N
Pur hasard, Josette (ma marraine) et moi, avons parlé (au téléphone) un peu de la Colause mais aussi de Gabriel Alexandre qui, selon elle, aurait soigné des maquisards de Grandrupt, avant d'être fait prisonnier avec eux mais qui aurait pu s'échapper pendant leur transport.
Répondre
L
Oui j'ai déjà relaté dans ces pages qu'en allant le chercher ils se sont embourbés à la Basse des Orges dans le pré à côté de la maison de mes parents. Je ne savais pas qu'il avait été fait prisonnier