Les Voivres en cache-nez

par LES VOIVRES 88240  -  14 Janvier 2016, 04:40  -  #Qu'il est beau mon village

La Chapelle de Bonne Espérance dans le brouillard

La Chapelle de Bonne Espérance dans le brouillard

Le Bois Jeandin a mis une écharpe

Le Bois Jeandin a mis une écharpe

Journée idéale aujourd'hui avec des bancs de brumes qui voyagent un peu partout et qui tardent à s'élever. Il a été ainsi possible de prendre ces photos tout au long de la matinée au fur et à mesure de mes déplacements à travers la commune pour aller à la mairie et ensuite distribuer le courrier.

Enfin tout a pu être fait dans la matinée, donner les invitations pour les voeux du maire 2016, samedi 16 janvier à partir de 18 h 30, et photographier différents endroits avant que les brumes ne se dissipent.

J'ai appris par la même occasion que Sylvia avait des problèmes avec son appareil.

Dommage, car à coup sûr elle n'aurait pas raté cette journée.

Peut être aurait il mieux valu, au lieu d'admirer le paysage, relire attentivement chaque invitation que j'ai déposée dans les boites aux lettres.

Oui, je sais rigueur, rigueur.

Mais on nous rabat les oreilles avec çà. Alors be quiet et profitons de ces photos.

Et si j'avais bien regardé les dites invitations, j'aurais vu alors qu'un lutin malicieux avait glissé parmi elles des brouillons datés de 2015.

Vous admettrez que contre la malice d'un lutin, on est démuni.

C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Voilà c'est dit mais je n'irai pas jusqu'à Rome à genou et en me flagellant pour me faire pardonner. Enfin je pense que tout le monde a eu assez de bon sens pour ne voir là qu'une erreur et pas une provocati
on.

Quoique, quoique, les montées d'adrénaline sont parfois brutales. Mais aux dernières nouvelles, personne ne campe depuis un an devant la salle des fêtes de Les Voivres en attendant les voeux du maire qui cette année aurait emprunté la machine à remonter le temps.

La Gande Fosse se noie

La Gande Fosse se noie

 

Le silence

Depuis l'été que se brisa sur elle
Le dernier coup d'éclair et de tonnerre,
Le silence n'est point sorti
De la bruyère.

Autour de lui, là-bas, les clochers droits
Secouent leur cloche, entre leurs doigts,
Autour de lui, rôdent les attelages,
Avec leur charge à triple étage,
Autour de lui, aux lisières des sapinières,
Grince la roue en son ornière,
Mais aucun bruit n'est assez fort
Pour déchirer l'espace intense et mort.

Depuis l'été de tonnerres chargé,
Le silence n'a pas bougé,
Et la bruyère, où les soirs plongent
Par au delà des montagnes de sable
Et des taillis infinissables,
Au fond lointain des loins, l'allonge.

Les vents mêmes ne remuent point les branches
Des vieux mélèzes, qui se penchent
Là-bas, où se mirent, en des marais,
Obstinément, ses yeux abstraits ;
Seule le frôle, en leurs voyages,
L'ombre muette des nuages
Ou quelquefois celle, là-haut,
D'un vol planant de grands oiseaux.

Depuis le dernier coup d'éclair rayant la terre,
Rien n'a mordu, sur le silence autoritaire.

Ceux qui traversèrent sa vastitude,
Qu'il fasse aurore ou crépuscule,
Ont subi tous l'inquiétude
De l'inconnu qu'il inocule.

Comme une force ample et suprême,
Il reste, indiscontinûment, le même :
Des murs obscurs de sapins noirs
Barrent la vue au loin, vers des sentiers d'espoir ;
De grands genévriers songeurs
Effraient les pas des voyageurs ;
Des sentes complexes comme des signes
S'entremêlent, en courbes et lignes malignes,
Et le soleil déplace, à tout moment,
Les mirages, vers où s'en va l'égarement.

Depuis l'éclair par l'orage forgé,
L'âpre silence, aux quatre coins de la bruyère,
N'a point changé.

Les vieux bergers que leurs cent ans disloquent
Et leurs vieux chiens, usés et comme en loques,
Le regardent, parfois, dans les plaines sans bruit,
Sur les dunes en or que les ombres chamarrent.
S'asseoir, immensément, du côté de la nuit.
Alors les eaux ont peur, au pli des mares,
La bruyère se voile et blêmit toute,
Chaque feuillée, à chaque arbuste, écoute
Et le couchant incendiaire
Tait, devant lui, les cris brandis de sa lumière.

Et les hameaux qui l'avoisinent,
Sous les chaumes de leurs cassines,
Ont la terreur de le sentir, là-bas,
Dominateur, quoique ne bougeant pas ;
Mornes d'ennui et d'impuissance,
Ils se tiennent, sous sa présence,
Comme aux aguets - et redoutent de voir,
A travers les brumes qui se desserrent,
Soudainement, s'ouvrir, dans la lune, le soir,
Les yeux d'argent de ses mystères.

 

Emile Verhaeren

Bombed !Bombed !

Bombed !

Fumerolles sur le Clair Bois

Fumerolles sur le Clair Bois

La Tranchée en gris et bleu
La Tranchée en gris et bleu

La Tranchée en gris et bleu

Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez
Les Voivres en cache-nez

D'autres photos prises par Evelyne à la sauvette sous la pluie.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
N
« je pense que tout le monde a eu assez de bon sens » : avec cette phrase, Bernard rejoins Descartes (il a passé une partie de sa scolarité à La Flèche) qui assènera d’emblée dans "le Discours de la Méthode" : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Chacun appréciera mais moi, je pense que ce n'est pas forcément vrai.
Répondre
E
Oh non! Mr Noël... Jamais je ne me permettrais ! ☺
Le gounjou est un petit personnage qui se cache dans la musique. Il s'agit d'une méthode scolaire pour développer la capacité d'écoute musicale.
Certes il y en a un grognon... oups! Je crois que je vais éclater de rire en pensant à vous la prochaine fois que je ferai écouter une histoire/extraits musicaux à mes élèves et dans lesquels on devra rechercher ce gounjou-là;-)
N
Pas tout compris mais serait-ce à dire que je pourrais être un gounjou grognon ?☺
E
Depuis plusieurs années, en classe, quand je me trompe et que les élèves s'en rendent compte, je dis que c'est la malice du gounjou qui est venue me taquiner.
Sauf que cette année, quelques élèves ont pris ma remarque et comme pour se justifier de fautes commises, ils évoquent ce fameux gounjou... Les temps changent !
Qui est le rat? Qui est l'huître?
E
Et merci bien sûr pour l'encart réservé à mon article.
Quel manque de tact, Evelyne, tu aurais dû commencer par ça !
Répondre
E
Qu'il fait bon retrouver les couleurs. Jolis camaïeux de bleu.
La Chapelle est fière, se dresse et les arbres s'étendent de ce trop long passage dans le gris.
Bonne journée !
Répondre