Elections régionales : Masseret, pas Masseret ?

par LES VOIVRES 88240  -  9 Décembre 2015, 05:02

Photo Le Figaro

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Juppé, Fillon et Le Maire ont voté le «ni retrait, ni fusion»,

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Le sénateur socialiste, Jean-Pierre Masseret, a décidé de se maintenir au second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, contre l'avis de la direction.

«ON SERA PRÉSENT, on ne lâchera rien», a juré le socialiste Jean-Pierre Masseret, tout de noir vêtu, à l'issue d'une réunion de 2 h 30, plutôt houleuse, hier matin à Maizières-lès-Metz, avec ses dix têtes de listes et plusieurs responsables de fédérations du PS. Sur 20 participants, 13 étaient pour le maintien de la liste, 7 contre. À 71 ans, il est devenu l'homme qui tient tête à Jean-Christophe Cambadélis: le premier secrétaire avait imprudemment annoncé son retrait lundi matin.

Elections régionales : Masseret, pas Masseret ?

Tout cela est bel est bon. Dans la Région Grand-Est qui nous intéresse en premier, nous ne sommes pas chauvins, nous sommes Les Voivres, dans notre région donc, le verbe résister se décline à tous les temps et tous les modes :

"-Au subjonctif aussi, Madame Viry ?

- Oui, à tous les modes Cassandre."

Et même au dubitatif.

Ils n'auront pas l'Alsace et La Lorraine. Pardon, on connait, il n'y a plus de place sur nos monuments aux morts. Alors pas la peine de nous refaire le coup, pas la peine de crucifier l'électeur, le pov' innocent, de lui mettre son manque de civisme sous le nez et de l'accuser que s'il était allé voté, s'il avait bien voté, nous ne serions pas à la veille du plus grand chambardement politique, du plus grand retournement de veste qui va se produire depuis que le sieur Pétain parti dans les valises allemandes avec Céline & Co, voir si l'air de Siegmaringen était plus sain, laissait à la libération, le gouvernement instaurer la quatrième république.

Car au hasard d'un forum politique sur France Inter que nous écoutions d'une oreille en revenant du Club Informatique à la Com Com, la blonde qui est en moi a fini par tout comprendre sur cette fameuse règle du quart des voix attribuées à la formation qui franchira la ligne d'arrivée en premier. La voici donc, mieux expliquée que ce que nous avions entendu sur d'autres médias.

" La répartition des sièges. Elle est définie sur la base des résultats dans l'ensemble de la région. La liste arrivée en tête obtient déjà 25 % des sièges. Les 75 % de sièges restants sont répartis à la proportionnelle entre l'ensemble des listes restées en course au second tour."

Bon, vous faites comme moi vous posez deux, vous retenez zéro et dressez grand les oreilles car l'invité à ce débat continue ses précisions :

"-Avec ce système de répartition des sièges la liste qui arrivera en tête aura la majorité absolue et même une union de l'opposition au moment de voter les décisions ne pourra permettre à celle-ci d'avoir un pouvoir de décision."

Si on applique ce calcul à notre région, la décision de Masseret de rester dans la course "pour permettre aux socialistes de faire entendre leurs voix" ou le ni-ni * de la droite ne les conduira qu'à se suicider plus rapidement. La seule solution viable pour la gauche aurait été d'aborder le premier tour unie et si nécessaire de poursuivre cette union avec la droite pour le second tour. Ils se saborderons en même temps, mais chacun dans leur coin.

Maintenant il est trop tard pour remonter le temps, pour changer une loi qui favorisera le parti le plus fort, pour faire front commun.

J'imagine que l'énarque qui a pondu cette loi, quand le gouvernement socialiste mettait la dernière main à ces élections, a du recevoir un aller simple pour Oulan-Bator de même celui qui a eu la bonne idée de repousser celles-ci en décembre.

On peut être énarque et commettre quelques petites bévues. Jacques Brel je crois, non, alors c'est de qui ?

Alors par pitié Mr Masseret et Mr Richert, dimanche soir ne vous en prenez pas à l'électeur, ce pov' chéri, si avant de vous présenter vous n'avez pas pris la peine de lire les petits caractères du contrat.

Hou là, là, çà se corse l'électeur de gauche doit être sérieusement déboussolé dans le Grand-Est :

Jean-Christophe Cambadélis appelle à voter Philippe Richert (LR)

Moi, je ne dit rien, comme d'hab, j'ai le devoir de réserve, et si quelqu'un voulait me remplacer pour commenter le match, ce serait cool.

Vosges Télévision dans son journal de 19 h ne savais pas si la liste socialiste pourrait se maintenir et enfin en toute fin de soirée Vosges Matin met fin au suspense.

Jean-Pierre Masseret est toujours candidat.

Hey, be quiet, it's just a dream !

Non malheureusement ce n'est pas un rêve, encore moins une fiction. Les ordres et les contre ordres autour de la liste socialiste de Jean-Pierre Masseret, s'il faisaient penser à une mauvaise série télé étaient bien réels et manquaient singulièrement de sérénité.

L'électeur est par définition majeur. S'il est socialiste, il risque d'apprécier très modérément de jouer les punching ball et entre les deux solutions qui lui sont proposées dans le Grand Est, voter pour la gauche ou pour la droite, il pourrait en choisir une troisième, s'abstenir ou une quatrième, voter FN.

Dans ce cas la défaite prévisible de leur candidat deviendrait une déroute

* La Nini, créature mythique du Moulin des Voivres qui voulait casser sa canne sur le dos du facteur car il avait mélangé un colis. Je laisse à d'autres le soin de dire ce qu'il y avait dans ce colis.

Quand çà veut pas, çà veut pas. in Les pensées de lesvoivres88240

Dernières nouvelles de Vosges Matin

Il y aura des bulletins de votes de gauche dimanche pour le 2e tour des Régionales. Après une folle journée de pression, Jean-Pierre Masseret a maintenu sa candidature. Il a notamment bénéficié du soutien des Vosgiens de sa liste.

Et bien voilà. Morituri te salutant.

Décidément on ne pourra bientôt plus aborder lesvoivres88240 sans un doctorat de latiniste.

Pas de blème, y a Google.

Dura lex sed lex

Dura lex sed lex

Mode de scrutin
Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un système mixte combinant les règles des scrutin
s majoritaire et proportionnel.

Au premier tour, si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50%), elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.

Sinon, il est procédé à un second tour la semaine suivante. Les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir, et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages. Au second tour, la liste qui arrive en tête obtient un quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés au second tour.

Vu dans le Courrier des Maires et Elus Locaux.

Il y a 1625 ans, le chef gaulois Brennos qui avait vaincu Rome, formula cela plus simplement :

"-Vae victis."

Nota Bene : Pole Emploi est bon enfant, il accueille aussi bien les bloggeurs fous que les politiques malchanceux.

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M
Au lendemain du premier tour des élections régionales, Pernelle Richardot avait pris la tête de la fronde contre Jean-Pierre Masseret, en allant déposer à la Préfecture le désistement de 71 colistiers afin de demander le retrait de la liste PS, et donc de sa propre candidature. La liste ayant obtenu 19 sièges, Pernelle Richardot siègera donc au conseil régional de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine "malgré elle". Signez cette pétition http://www.mesopinions.com/petition/politique/pernelle-richardot-demissionner-conseil-regional-alsace/17339 pour qu'elle démissionne du conseil régional !
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L
Bienvenue en absurdie
B
Toujours est-il qu'il veut rester accroché aux tentures du conseil régional. Qu'il se console, il lui restera son petit salaire de sénateur, ce qui va poser inévitablement quelques questions de gestion du ménage.
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N
Un embrouillamini affligeant. Quand on constate l'attitude des états-majors parisiens, les retournements de vestes; les alliances contre nature, la veulerie de certains, etc., le spectacle que donne notre Pays, dont on prônait la cohésion et l'union, est atterrant. Heureusement, les électeurs dont on voudrait confisquer le vote, trancheront.
Pour ce qui concerne Masseret, je fais amende honorable, il résiste. Certes, il prend des risques, se fait vilipender, n'aura pas de poids à la Région mais, comme le disait hier soir un intervenant, il crée le débat.
D'un certain côté, je trouve son attitude assez honorable et, contrairement à Valls qui lui a demandé d'être digne, je pense qu'en défendant âprement ses idées, il l'est suffisamment et ne démérite pas.
Tout comme l'écrit Bernard, je prendrai ce qui vient.
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B
Bonjour Bernard,
la traduction est "mais qu'est ce qui se passe encore dans ton pays? Vous n'^tes jamais tranquille !"
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L
Très bon mais en matière de politiques les italiens sont eux aussi assez remuants
B
Il semblerait que tout soit compliqué, même du côté de Varèse en Italie, on s'en aperçoit "Ma che cosa accade encora nel tuo paese? non siete mai tranquilli" ce que vient de me dire ma cousine Giampiera écoutant les informations de notre pays.
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L
Je vais vote, j'attends les résultats et je prends ce qui vient, c'est la seule solution mais par contre je ne comprend pas l'italien. Je suis unilangue