Quand le Val de Vôge a décidé qu'il ne voulait pas mourir
21 Novembre 2015
La fièvre monte à l'atelier théâtre. La journée du FOL à Bains les Bains, c'est le 21 novembre et le 21 novembre c'est dans deux jours. Plus question de boire son café il faut répéter. Prenons quand même le temps de faire une petite photo de tout le monde.
Ils ont beau dire "Même pas peur " en fait c'est de la frime. Au vu des températures polaires annoncées par votre serviteur qui a pris le temps de lire la page Météo des Vallées ( la meilleure Météo de tout le 88, n'est'il pas ) partagée tous les matins ils craignent de se geler leur petit corps.
Karin notre tendre mère à tous, a cependant dit :
"- N'attendez pas d'être morts pour arrêter de jouer."
Thank you, Mum !
En attendant , show must go on ! Elle nous fait recommencer une fois de plus la première des deux saynètes que nous jouerons samedi.
Nous l'avons déjà présentée. Tatie se meurt, Tatie est morte quand sa famille par l'odeur de l'héritage alléchée arrive en visite. Mais le médecin veille et les aigrefins sont neutralisés.
Adieu cadavre et héritage. Tatie va convoler avec son carabin.
Sniff, sniff, quelle belle fin bien morale et tout, et tout.
Jean-Michel est un des autres grands malades qui constituent la troupe hétéroclite de l'Atelier Théâtre. Il n'arrête de prendre sa tension, de se palper un endroit où l'autre en criant "Ouille, ouille !" de rêver de l'heure bénie où il pourra prendre ses cachets, que pour nous proposer des scénarios tous plus hilarant les uns que les autres :
"- Et si on installait un cercueil dans le hall de la Com Com ? "
Riez, il fait 50 kg de plus que moi et ses baffes sont meurtrières.
Comme il nous le narre souvent, son enfance n'a pas été un long fleuve tranquille et a laissé des marques profondes et douloureuses.
"- Jean-Michel tu pourrais balayer les miettes des gâteaux que tu manges et ne pas finir le paquet à toi tout seul ! "
Heureusement il y à l'atelier théâtre pour soulager son coeur meurtri et l'épaule de Karin pour s'épancher.
Qui pourra savoir un jour quand il joue ou quand il est sérieux ?
Je est un autre.
Madame Myriam Duhoux, référente RSA qui travaille également pour le CDIFF* était venue rendre visite à l'atelier avec Sophie, une stagiaire.
Elle a aussi étudié les dossiers de quelques membres de l'atelier.
* Centre de documentation et d'Information des Femmes et des Familles
L'intrigue de la deuxième saynète se situe également à l'hôpital.
Un homme arrive, un peu la tête dans le gaz, encadré par deux médecins enthousiastes qui appellent un confrère pour les aider à établir un diagnostic.
Celui-ci est hypocondriaque et se soucie plus de sa santé que de celle des malades.
Les deux autres continuent donc d'admirer les taches de toutes couleurs dont cet homme est couvert et au vu de ses réponses un peu embrouillées pensent qu'il est fou.
La solution est apportée par un infirmier qui préconise une douche pour nettoyer le peintre maladroit.
Tout ce monde, malgrés ses maux et ses douleurs, sera donc à Bains les Bains et à côté des saynètes qu'ils vont jouer ils vous présenteront les différents ateliers.
Karin supervise, fait des changements, donne des conseils, Mme Duhoux elle-même propose des modifications et finalement le scénario est au point à midi.