Marche pour le climat, 29/11/2015, Metz

par LES VOIVRES 88240  -  15 Octobre 2015, 05:27  -  #Qu'il est beau mon village

La Grande Fosse, juillet 2015. Le réchauffement c'est chez vous. C'est maintenant à Les Voivres

La Grande Fosse, juillet 2015. Le réchauffement c'est chez vous. C'est maintenant à Les Voivres

Le 30 novembre 2015, les dirigeants du monde entier se rassembleront à Paris pour le début des négociations en vue d'un prochain accord sur le réchauffement climatique.

A cette occasion, pour que le seul consensus qui émerge ne soit pas seulement la décision de se réunir l'an prochain dans une autre capitale, pour que les multinationales prospérant grâce à l'exploitation des ressources fossiles ne puissent plus faire obstruction à l'utilisation d'énergies renouvelable, une marche mondiale est organisée.

Géraldine Munier vous invite à vous rendre au rendez-vous de Metz, 57 000, le 29 11 2015.

Le réchauffement climatique ce n'est pas et ce ne sera pas 0,5° ou 1° de plus dans 20 ans ou dans 50 ans.

C'est aujourd'hui. Cela ne concerne pas seulement les habitants de certaines îles des Vanuatu qui sont les premiers réfugiés climatiques. C'est aussi en France, c'est à Les Voivres.

Il est temps d'ouvrir les yeux. Il n'y a pas qu'en politique que le parti des autruchistes est le mieux représenté. Quand début juillet sur ces pages, un article intitulé " Les Raisins de la Colère " montrait les dégâts provoqués par quelques jours seulement d'un simoun brûlant, j'ai entendu le jour du 14 juillet des cultivateurs se réjouir. Grâce à ce temps chaud et sec ils faisaient des économies de carburant car leurs foins séchaient rapidement.

Oui c'est vrai, traditionnellement, du beau temps au moment de la fenaison, même quand il durait 3 semaines ou un mois, était considéré comme du bon temps.

A la même heure, leurs maïs commençaient de souffrir de la sécheresse à un moment, celui de la fécondation, où ils avaient le plus besoin d'eau. Les baisses de rendement à la récolte seront à l'automne de 30 à 50 %.

Il est permis de se demander pourquoi des personnes qui travaillent en contact avec la nature n'avait pas remarqué cela et ne s'en inquiétaient pas.

Il semblait évident pourtant, tous les jardiniers du village l'avaient d'ailleurs constaté, que cette chaleur causait des stress hydriques beaucoup plus importants que d'habitude et que même un arrosage régulier, quand il était possible, ne servait pas à grand chose.

Il faut bien l'admettre ce qui va se révéler, nous devrions plutôt dire ce qui se révèle, le plus dangereux avec ce fameux réchauffement climatique, ce n'est pas ce ou ces degrés supplémentaire annoncés.

Tout d'abord ce n'est qu'une moyenne qui tient compte des plus hauts et des plus bas.

Une des conséquences de ce réchauffement c'est justement d'amplifier les variations de temps. On bat une fois un record de chaleur, le jour suivant les températures ont chutées de moitié.

Cette moyenne ne reflète donc en rien les dégâts où même les catastrophes qui sont maintenant causés par des pluies torrentielles, des ouragans ou des tempêtes, des canicules ou des vagues de froid qui surviennent de plus en plus souvent.

Elle est cependant révélatrice d'une tendance que malheureusement certains, beaucoup trop, s'obstinent à nier.

Fanes de pommes de terre grillées et feuilles de potirons flétries début juillet à Les Voivres
Fanes de pommes de terre grillées et feuilles de potirons flétries début juillet à Les Voivres

Fanes de pommes de terre grillées et feuilles de potirons flétries début juillet à Les Voivres

Il faut agir dés maintenant afin de ne pas permettre à nos dirigeants de repousser les décisions nécessaires pour limiter ce fameux effet de serre ce qui ne ferait qu'aggraver les dérèglements à venir.

Il est vrai que quoique nous fassions, il ne pourra y avoir de résultats que 20 ans après avoir pris des mesures efficaces. Pour le moment nous n'en sommes pas là puisque ce qui va être proposé à Paris ne permettra au mieux que d'augmenter un peu moins ce réchauffement, pas de le réduire. Nous allons devoir subir des modifications énormes de nos paysages familiers.

A l'horizon 2050, bien des espèces végétales vont disparaître : les hêtres et les chênes dans les forêts, le blé et sans doute le maïs dans les champs.

il faut être prêt à admettre qu'une année comme 2003 sera une année normale. Mais peut on parler d'année normale quand il s'agit de météo ?

Même si trop de personnes veulent encore jouer la politique de l'autruche, il donc urgent de se mobiliser avant cette réunion de Paris. Elle ne doit pas être simplement pour les participants l'occasion d'augmenter encore plus l'émission de carbone en s'y rendant et qu'ils se quittent sans avoir, une fois de plus, pris les mesures qui s'imposent.

Effet de la sécheresse sur les maïs au Bouleaux et les hêtres du Grand Bois
Effet de la sécheresse sur les maïs au Bouleaux et les hêtres du Grand Bois
Effet de la sécheresse sur les maïs au Bouleaux et les hêtres du Grand Bois

Effet de la sécheresse sur les maïs au Bouleaux et les hêtres du Grand Bois

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On verra bien si ce grand raout médiatique (la COP 21) débouche sur quelque chose de concret. Même si on peut s'attendre à ce que son compte rendu pour cause de popularité "électorale", en soit positif, voire enjolivé, personnellement, je n'y crois pas et on sait déjà que les propositions, pour ne pas dire fantaisistes, de certains états (importants comme l'Inde, par exemple) laissent à désirer ou sont notoirement faussées.. D'autres vont le faire a minima.
Sans nier l'importance du débat mais au risque de choquer, il ne faut pas condamner les énergies fossiles trop vite car nous sommes bien loin de maîtriser les énergies renouvelables.
Répondre
L
Vous avez raison. Mais il faudrait quand même étudier des solutions de remplacement et ne pas bloquer le développement de celles qui existent. mais ce ne sont souvent que des déclarations démagogues. L'Allemgagne a remplacé le nucléaire par du charbon très polluant.
Actuellement la France ne veut pas d'extraction de gaz de schiste mais en achète. Certains disent même qu'elle garde le sien en attendant que les prix flambent.