Maquis de Grandrupt de Bains

par LES VOIVRES 88240  -  6 Août 2015, 05:55  -  #HISTOIRE

Photos Mr Noël Jean

Photos Mr Noël Jean

Après la promenade guidée en forêt sur les pas du maquis de Grandrupt de Bains qui était organisée samedi 1 août, Mr Noël Jean a partagé ce lien.

Nous pouvons notamment lire un article de Mr Dolmaire, ancien du maquis, qui parle de celui qui serait le vrai responsable de la capture de ses compagnons.

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B
Beaucoup de choses ont été dites sur le maquis de Grandrupt, vraies ou fausses, seuls les acteurs présents sur les lieux comme mon beau-père, ont raconté ce qui s'est réellement passé. Ce que je peux dire, j'avais à cette date dix sept ans, le recrutement pour le maquis battait son plein, ainsi, Maurice Gérard, originaire des Voivres est venu me trouver afin que je souscrive un engagement au maquis, j'apprenais donc la présence d'hommes armés à 25% dans une forêt proche de Grandrupt et ensuite nous devions aller à Bussang. J'étais partant, mais le lendemain, lorsque j'ai dit à mon patron à Bains les Bains, un vétéran de la grande guerre, que je le quittais pour rejoindre une armée dissimulée en forêt, inutile de relater sa réponse. Ensuite de retour à Bains un dimanche vers dix huit heures, un commis de culture bien connu en cette ville sortait du bar du Point Central , un pistolet à la main, "on va au maquis" suivi de quatre autres hommes qui se son engouffrés dans une voiture citroën en stationnement devant la boulangerie breton. La sentinelle allemande postée devant la Kommandantur a vu la scène mais s'est bien gardée d'intervenir !! Il y a eu , certes des erreurs, mais alors, quel choc, lorsque nous avons vu les camions allemands chargés de civils dont certains avaient les brassards bleu blanc rouge, arrivant de Darney et tourner en direction de Xertigny, nous étions loin de penser qu'il s'agissait de nos combattants de l'ombre faits prisonniers sur le site de Grandrupt. Maurice Gérard avait réussi à s'échapper, il est aussitôt venu chez mes parents raconter ce qui s'était réellement passé et je me souviens lorsqu'il a dit" Nous avons été trahis"
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L
J'imagine que le soldat allemand a fait aussitôt un rapport
N
Cela confirme, en tout cas, qu'il y a eu de gravissimes imprudences.
L
Tous les historiens s'accordent pour dire que les services de renseignements allemands étaient très efficaces. Si ces renseignement venaient en parti de traites qui étaient ceux c,i des maquisards ou des personnes extérieures ? Il est tout à fait possible que les allemands, comme vous le dites avaient connaissance du maquis, aient repéré le parachutage, ils avaient certainement des guetteurs, et aient attaqué, guidés ou non par des français.
N
► Soyons bien clairs, Mr Dolmaire ne croit pas à la culpabilité de Robert Rozot.
► Pour les photos ou images, elles sont toutes tirées du Net. Si le croquis de Frieder Haser d'Haslach reflète bien la situation des "ombres" derrières les barbelés du camp de concentration, celle de Bernard n'a pas, non plus, manqué de m'interpeller..
Dans sa simplicité, la pancarte en bois, plantée probablement pour les besoins de la manifestation et guider la marche, me fait "échafauder" la rusticité, l'impréparation de ce Maquis, pas si forcément bien organisé (« la foire à Poussay »). Des "boy-scouts" - commandés (?) par des chefs sans doute exaltés par l'atmosphère de la Libération mais négligents, ou pour le moins imprudents -, ne sachant pas ce qu'est le combat, subitement confrontés à la dure réalité, à l'expérience et à la férocité de l'ennemi. Des soldats aguerris n 'auraient probablement pas cédé au chantage des forces adverses (« Allemands en retraite, armement conséquent »). Malgré le danger potentiel pour la population "civile" des environs, tout laisse penser que la reddition a été un peu trop aisée.
Le sentiment d'une possible trahison ou dénonciation me semble souligné par ces deux flèches indiquant le site des parachutages et la direction du Maquis, comme si, en effet, quelqu'un avait renseigné les Allemands.
Comme quoi, une petite photo - parfaitement réussie, selon moi - peut faire vagabonder l'esprit. Bien sûr, tout cela n'est affaire que d'imagination
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L
Il est évident que seul le combat dans des conditions réelles peux apprendre à tenir dans de telles conditions.
Même aujourd'hui avec une armée de métier nos soldats sont souvent en difficultés quand ils affrontent des combattants expérimentés.
Sous les romains déjà les bleus étaient en première ligne ceux qui survivaient avaient fait leurs preuve et passaient en 2eme puis 3 eme ligne.
A défaut d'expérience ils n'ont pas manqué de courage en rejoignant le maquis pour le 2eme parachutage malgré la menace allemande