Labours

par LES VOIVRES 88240  -  23 Août 2015, 06:13  -  #Cultivar

Labours

Si la sécheresse n'est pas favorable aux cultures, elle permet cependant de travailler les sols dans de bonnes conditions sans risquer de faire de semelle.

De plus dans un terrain labouré, en cas de pluie, l'eau pénètre mieux au lieu de rester à la surface du sol et de s'évaporer en quelques heures.
Par contre faire un semis est peut-être un pari risqué, beaucoup de graines ont actuellement du mal de germer ou elles le font d'une façon très irrégulière.

Il est pourtant maintenant recommandé aux cultivateurs par l'INRA, de choisir des variétés résistantes au gel pour pouvoir les semer très tôt afin que le maximum de leur croissance se fasse en profitant des précipitations pendant l'automne et en hiver.

C'est d'ailleurs ce qui est pratiqué depuis toujours dans les pays méditerranéens sauf que dans la plupart de ces régions les plantes ne risquent pas de souffrir de températures trop basses.

Cette situation se rencontre cependant sur le plateau d'Anatolie par exemple ou sans aller aussi loin dans la campagne de Madrid.

Labours
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Labours

Tu sais, l'orage couche le blé ; bon, une fois. Faut pas croire que la plante ça raisonne pas. Ça se dit : bon on va se renforcer, et, petit à petit, ça se durcit la tige et ça tient debout à la fin, malgré les orages. Ça s'est mis au pas. Mais, si tu vas chercher des choses de l'autre côté de la terre, mais si tu écoutes ces beaux messieurs avec les livres : "mettez de ci, mettez de ça : ah! ne faites pas ça. " En galère, voilà ce qui t'arrive!

In Regain

Jean Giono

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A
C est de la neige ?
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N
- De « Labours » à laboureurs, il n'y a qu'un pas. Je voulais donc parler de La Fontaine mais, plutôt que de citer sa fable bien connue, je préfère citer Esope dont il s'est largement inspiré.
Problème, j'ai trouvé deux références. J’avoue que si j’ai une préférence pour la première, portant, en quelque sorte, l’union et la cohésion (cf. le 11 janvier dernier, par exemple), au pinacle, je ne peux m’empêcher d'ajouter la seconde vantant les mérites du travail qui, de nos jours pose un réel problème (rareté, conditions, chômage, en chercher ou préférer ne pas en chercher, etc.).

Esope : Fable LXXXIII- D'un Laboureur et de ses Enfants
Un Laboureur fâché de voir la dissension parmi ses enfants, et le peu de cas qu'ils faisaient de ses remontrances, commanda qu'on lui apportât en leur présence un faisceau de baguettes, et leur dit de rompre ce faisceau tout à la fois. Ils firent l'un après l'autre de grands efforts pour en venir à bout ; mais leur peine fut inutile. Il leur dit ensuite de délier le faisceau, et de prendre les baguettes séparément pour les rompre ; ce qu'ils exécutèrent sans aucune peine. Alors il leur tint ce discours : " Vous voyez, mes enfants, que vous n'avez pu briser ces baguettes, tandis qu'elles étaient liées ensemble ; ainsi vous ne pourrez être vaincus par vos ennemis, si vous demeurez toujours unis par une bonne intelligence. Mais si les inimitiés vous désunissent, si la division se met parmi vous, il ne sera pas difficile à vos ennemis de vous perdre.

Le laboureur et ses enfants Ésope
1013
lectures
Un laboureur, sur le point de terminer sa vie, voulut que ses enfants acquissent de l’expérience en agriculture. Il les fit venir et leur dit : « Mes enfants, je vais quitter ce monde ; mais vous, cherchez ce que j’ai caché dans ma vigne, et vous trouverez tout. » Les enfants s’imaginant qu’il y avait enfoui un trésor en quelque coin, bêchèrent profondément tout le sol de la vigne après la mort du père. De trésor, ils n’en trouvèrent point ; mais la vigne bien remuée donna son fruit au centuple.
Cette fable montre que le travail est pour les hommes un trésor.

Chacun "fera son marché".

- Pour ce qui est du blé, heureusement qu’il était moissonné car, avec l’orage que nous avons eu cette nuit, je ne suis pas du tout sûr que Giono ait eu totalement raison. Une fois couché, le blé ne se relève pas toujours.
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L
Giono c'est une vision de la nature et des hommes, ce n'est pas la réalité effectivement.
Mais ses écrits sont tellement poétiques, même les pages les plus sombres