Les maires des Vosges en ont marre.

par LES VOIVRES 88240  -  4 Juillet 2015, 05:06  -  #MAIRIE

Les maires des Vosges en ont marre.

De : Marey MAIRIE

Madame, Monsieur,

Je vous prie de trouver en pièce jointe la photo de la pancarte du village crêpée de noir.

Cordialement

Photo, Le Petit Journal du Girmont

Photo, Le Petit Journal du Girmont

Le maire contre le projet de loi NOTRE

Par Simone Manens, jeudi 25 juin 2015 à 12:19 :: Infos municipales, et intercommunales :: #3417 :: rss

Le projet de loi sera examiné par les parlementaires en séance publique les 29 et 30 juin prochains.

Les débats liés à ce projet de loi concernant la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRE) inquiètent fortement les élus et plus particulièrement le maire Jean Marie Manens, qui a traduit son hostilité à ce projet en apposant un crêpe noir aux panneaux signalétiques d'entrée au Village.

Les dotations de l'état sont de plus en plus faibles, l'heure est aux économies certes, c'est ce que les maires font déjà depuis de nombreuses années, alors qu'ils réalisent les 2/3 de l'investissement public.

Les maires refusent que les communes et intercommunalités supportent ces restrictions budgétaires de façon injuste et disproportionnée, que leurs concitoyens, déjà en proie à bien des difficultés ne voient leur situation s'aggraver, ils demandent avec force, aux députés et au gouvernement d'écouter leurs revendications de bons sens, de leur faire confiance.

La capacité d'investissement des collectivités locales, l'identité communale, et les libertés locales, autant de valeurs auxquelles les élus locaux, comme la population qu'ils représentent, sont profondément attachés et qui constituent un socle de stabilité et de vitalité dont notre pays a plus que jamais besoin !

Photo Actu 88

Photo Actu 88

Ce ne sont plus seulement les maires ruraux qui s'inquiètent et protestent contre la loi Notre.

Les maires des Vosges tiennent maintenant à se faire entendre.
Étranglés financièrement avec 30 % de dotation en moins, bientôt privés de leur droit de concertation, ils refusent les décisions que l'assemblée est en train de prendre dans le cadre de la loi Notre.

Même la plus grosse ville du département, Épinal, avec ses 35 000 habitants sait qu'elle ne peut exister sans toutes les communes rurales environnantes.

Il est cependant des élus à l'assemblée qui pensent qu'une tête peut vivre après que l'on ait tranché le corps.

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