Profanation de l'église le 28 février 1909

par LES VOIVRES 88240  -  26 Mai 2015, 06:19  -  #HISTOIRE

Profanation de l'église le 28 février 1909

Cette photographie a été envoyé par Monsieur Noël Jean qui ne connaissait pas ce fait et voulait des renseignements.

Nous rappelons ce que nous savons sur cette journée tout en précisant que ceux ci ne proviennent pas d'un rapport officiel mais se sont transmis oralement.

Pour une fois , la mémoire collective est fidèle.

Une personne que l'on qualifiait à l'époque de " simple d’esprit " aurait été incitée à boire par des villageois.

N'ayant pas l'habitude de l'alcool, il est allé de lui-même, ou encouragé par ces mêmes mauvais plaisants, à l'église.

Là, armé d'une grande perche, il profana le cœur, brisant un lustre et mutilant la statue de Saint-Joseph portant l'Enfant-Jésus.

Sur cette carte postale le lustre et la statue brisée sont bien visibles.

La famille s'étant engagée a rembourser tous les dégâts il n'y a pas eu de suite judiciaire.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
E
Toujours d'après M. HOUILLON. L'auteur du massacre a été isolé à domicile très longtemps et les mauvais inspirateurs ont eu une fin de vie violente, suicide.
Répondre
E
Bonsoir à tous.
Une petite precision. D'après le récit de Marie HOUILLON, la perche en question est la croix de procession visible sur la photo à droite.
Répondre
B
Si ma grand'mère m'a relaté la catastrophe de la digue de Bouzey, par contre, elle ne m'a jamais parlé de cette profanation, pas plus l'abbé Plumerel, curé de la paroisse décédé en 1935 ou 1936. L'éditeur de cette carte E.PERNOT, est peut-être l'ancien commerçant Émile PERNOT, lequel conseillait les servants de messe ou enfants de choeur, dont je faisais partie. Il était un fervent de l'église de la paroisse.
Répondre
L
C'est pour cela que je parle d'histoire familiale car c’étaient les voisins de mes grands- parents mais je pense qu'il y a eu une mise en scène.La tête qui est devant l'autel a du être brisée dans une travée est posée là pour la photo
N
Rectificatif : lire Voinson au lieu de Poinson.
Répondre
N
La narration des faits me laisse un peu sur ma faim. En effet, si le cabinet Poinson de Bains-les Bains a dépêché un photographe aux Voivres pour saisir cet événement et pris soin de faire éditer la carte, il y a tout lieu de penser que l'histoire ne s'est pas terminée aussi facilement que cela.
D'une manière générale, aux Voivres, il semble toujours peser une sorte de black-out assez incompréhensible. J'en parle d'autant plus en connaissance de cause que je n'arrive pas à obtenir un quelconque renseignement sur mes parents, notamment sur mon père qui a tout de même passé une grande partie de sa vie (placé par l’Assistance publique, marié en 1926 avec Jeanne Tisserand puis, deux ans après son décès en 1944, avec ma mère Camille Ménigoz, en 1946 ) dans ce village, où il y a d'ailleurs pratiqué un peu tous les métiers (tels que, je crois, cultivateur, appariteur ou sorte de garde-champêtre, cantonnier, fossoyeur, facteur, infirmier - non diplômé mais administrant ici ou là des piqûres -, etc). Une vie donc, suffisamment mal connue, pour que je me pose beaucoup de questions et dont je suis évidemment prêt à supporter les réponses..
Répondre