Un auteur à l'école

par LES VOIVRES 88240  -  11 Avril 2015, 06:16  -  #Ecole

Un auteur à l'école

Chat par ci, Chat par là

....Petit Poucet

......La Culotte du Loup

.............Le Cœur d'Alice

....................Le Loup sous le lit

Il était une fois un petit garçon qui aimait beaucoup sa grand-mère, il aimait aussi qu'elle lui raconte des histoires.
Maintenant c'est lui qui les imagine, qui les couche sur le papier et en fait des livres, des livres pour enfants, des livres pour les petits et même les tout petits. Nous ne savons pas et nous n'avons pas osé lui demander si les tout grands avaient le droit d'ouvrir ces livres.
Mais mine de rien, nous avions un jour tendu l'oreille pour entendre l'histoire du " Loup sous le Lit ". Et c'était très beau.

Les enfants de l'école de Les Voivres en ont découverts beaucoup d'autres quand ils ont préparé la venue de Stéphane Servant, l'auteur invité par la bibliothèque de la Chapelle aux Bois.

Ils avaient aussi préparé beaucoup de questions pour connaître un peu mieux l'écrivain et son travail.

Cassandre : " Madame Dalanzy cherche des auteurs et des illustrateurs qui se regroupent au port d’Épinal, çà crée Zinc Grenadine.

Stéphane Servant : J'habite le Sud-Ouest de la France et j'étais très heureux d'être invité à cette belle Fête du livre. J'ai donc pris très tôt le train hier pour arriver à la gare d’Épinal à 9 heures du soir. Il y a beaucoup d'auteurs et d'illustrateurs qui seront sous le chapiteau. Il y aura aussi des animations gratuites et c'est une belle fête en l'honneur du livre.

Dans une première étape, je note mes idées sur un carnet, ensuite je commence une première écriture à la main. puis je la tape sur mon ordinateur Il me faudra environ 15 réécritures pour être satisfait.

il faut beaucoup de travail pour écrire, comme il faut beaucoup travailler quand on est un pâtissier ou un plombier.

J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans
J'ai commencé d'écrire à 11 ans

J'ai commencé d'écrire à 11 ans

Léa : " Comment êtes-vous devenu auteur, est-ce que çà rapporte beaucoup d'argent ?

Stéphane Servant : Même si le métier ne rapporte pas beaucoup, je touche seulement 30 centimes d'euros par livre, je suis très heureux d'être écrivain.

Comme un maçon quand il construit une maison ne touche pas en paiement la totalité de la valeur de la maison, un écrivain ne reçoit qu'une petite partie du prix de vente d'un livre. L'illustrateur a la même somme, mais il faut aussi payer l'éditeur, l'imprimeur, le transporteur, le libraire.

L'auteur est l'ouvrier du livre. Ce qui me plait c'est d'imaginer des histoires, le contact que j'ai avec les lecteurs comme aujourd'hui. J'aime aussi la liberté que procure ce métier, pouvoir aménager mes horaires.

Mais si penser à une histoire est passionnant, le reste est plus difficile. Lorsque vous apprenez à écrire, sur le tableau il y a un modèle avec des belles lettres bien dessinées. Vous allez vouloir faire les mêmes, mais ce ne sera pas aussi bien.

On a une belle histoire dans sa tête; Il faut maintenant l'écrire, trouver les bons mots pour la mettre sur le papier, ne pas se décourager afin d’aller jusqu'au bout.

Cassandre : Combien avez-vous écrit de livres ? Certains sont-ils vendus dans d'autres pays ? Y a t'il eu des films fait à partir de vos livres ?

Stéphane Servant : J'ai écrit 28 livres, certains ont été traduits en anglais, en coréen, en chinois, en japonais, en espagnol.

Ils ne sont pas vendus aux États-Unis qui ont leurs auteurs ni dans des pays comme l'Afrique où on préfère raconter une histoire plutôt que de la lire.

Un de mes livres a été adapté pour la télévision,d'autres pour être joués sur scène au théâtre ou avec des marionnettes, Cœur d'Alice, La Culotte du Loup.

C'est du Ti Poucet dont je suis le plus fier. Quand j'étais enfant et que j'entendais cette histoire je me demandais pourquoi le Petit Poucet n'était pas en colère contre ses parents.
Moi j'ai longtemps été en colère contre mon papa et ma maman. J'ai voulu réécrire cette histoire comme si elle m’était arrivée.

Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.
Des livres pour les enfants et les petits.

Des livres pour les enfants et les petits.

" Ce n'est pas moi qui décide de mes histoires, je crée les personnages et ensuite ils vivent leur vie grâce à l'imagination des lecteurs. Il faut qu'ils puissent s'inventer une suite; trouver une fin qui leur plait. " Les élèves ne l’avaient d'ailleurs pas attendu. Chacun avait travaillé sur un texte pour donner la parole au chat. Un chat qui est muet mais qui a beaucoup de choses à raconter.

Tour à tour il ont lu ce qu'ils avaient imaginé et Stéphane Servant a demandé à ceux qui n'avaient pas encore fini de lui envoyer le leur.

Quand il a terminé un livre, il envoie le manuscrit à son éditeur qui va, selon le récit, choisir un illustrateur. Dans un premier temps celui-ci fait un brouillon, puis il commence les illustrations.

Mais il faut que le texte lui plaise pour qu'à son tour il puise faire de beaux dessins.

Ce n'est pas toujours la même personne mais ils connaissent tous l'auteur et son travail.

Et un beau jour, environ un an après l'envoi du manuscrit : " dring, dring, c'est le facteur, un colis pour vous Monsieur Servant. ".

Le livre est là et il va pouvoir le découvrir.

Mais dans sa tête d’innombrables histoires qui attendaient de pouvoir sortir vont bientôt donner naissance à un autre.

Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.
Des échanges pleins de vie et de chaleur.

Des échanges pleins de vie et de chaleur.

Ces journées sont financées par la médiathèque départementale. Son budget étant limitée toutes les bibliothèques ne peuvent recevoir un auteur ou un illustrateur.

C'est pourquoi, comme l'an dernier, ce fut Madame Dalanzy, responsable de la bibliothèque de la Chapelle aux Bois qui invita une personne, en l’occurrence Stéphane Servant. Après avoir rencontré les élèves de Les Voivres celui-ci allait donc à La Chapelle aux Bois où. il était attendu avec impatience.

Mmes Dalanzy et Claire Bulet, responsables de la Médiathèque du Val de Vôge étaient venus dés 2 heures à Les Voivres.

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N
Heureux auteur qui a eu le bonheur de connaître au moins une de ses grands-mères. Pour ce qui me concerne, tel n'a pas été le cas; Ni grands-pères, ni grands-mères hélas..
« Le livre est là et il va pouvoir le découvrir.» : je voudrais bien en dire autant pour le livre de Marie Houillon mais je ne vois rien venir...
Répondre
N
Vous avez raison mais, pour moi, c'est un peu différent car mes parents ont été orphelins très tôt.
Oui, je parle des ayants-droit, lettre envoyée le 30 mars.
L
Vous parlez d'une réponse des ayants droits ?
L
Effectivement, et maintenant que l'espérance de vie s'est beaucoup allongée c'est maintenant la dispersion des familles qui empêchent petits enfants et grands parents de se connaître. Ce serait le cas très souvent, à tel point que maintenant certains demandent un droit de visite en cas de divorce des enfants.