Les Blancfols

par LES VOIVRES 88240  -  26 Avril 2015, 07:05  -  #Qu'il est beau mon village

Les Blancfols

Dans les Bois

D’autres, - des innocents ou bien des lymphatiques, -
Ne trouvent dans les bois que charmes langoureux,
Souffles frais et parfums tièdes. Ils sont heureux !
D’autres s’y sentent pris - rêveurs - d’effrois mystiques.

Ils sont heureux ! Pour moi, nerveux, et qu’un remords
Épouvantable et vague affole sans relâche,
Par les forêts je tremble à la façon d’un lâche
Qui craindrait une embûche ou qui verrait des morts.

Ces grands rameaux jamais apaisés, comme l’onde,
D’où tombe un noir silence avec une ombre encore
Plus noire, tout ce morne et sinistre décor
Me remplit d’une horreur triviale et profonde.

Surtout les soirs d’été : la rougeur du couchant
Le fond dans le gris bleu des brumes qu’elle teinte
D’incendie et de sang ; et l’angélus qui tinte
Au lointain semble un cri plaintif se rapprochant.

Le vent se lève chaud et lourd, un frisson passe
Et repasse, toujours plus fort, dans l’épaisseur
Toujours plus sombre des hauts chênes, obsesseur,
Et s’éparpille, ainsi qu’un miasme, dans l’espace.

La nuit vient. Le hibou s’envole. C’est l’instant
Où l’on songe aux récits des aïeules naïves…
Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives
Font un bruit d’assassins postés se concertant.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

Les Blancfols
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Les Blancfols
Les Blancfols
Les Blancfols
Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives Font un bruit d’assassins postés se concertant.

Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives Font un bruit d’assassins postés se concertant.

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N
« Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives
Font un bruit d’assassins postés se concertant.»
Je réitère le commentaire qui a, subrepticement, disparu : plutôt que d’attendre des couleurs plus verdoyantes, c'est sans doute pour cela que notre cher historien de Les Voivres hésite à aller photographier la source ferrugineuse dont on a déjà tant parlé !
Répondre
L
D'après Fernand Etienne l'ancienne fontaine en bout de la digue de Georges Etienne correspond à la source (sur la dernière série de photo il reste un petit mur en angle a gauche) il n'y a plus de pont mais un aqueduc, on voyait l'étang lui-même dans la série titrée En suivant le Ru Migaille. En fait des joncs et de l'herbe.
Je savais que vous seriez déçu, désolé. C'est pour cela que j'avais mis le poème sur le souvenir.
N
Je reconnais ma maison natale et peut-être le pont (réaménagé) ainsi que le chemin traversant le Ru Migaille et conduisant à travers un petit bois en pente vers "les champs" et des parcs où il nous arrivait de trouver des rosés des prés. Pour le reste, pas d'étang, pas de petit pont en bois conduisant à la fontaine (source), elle-même difficile à reconnaître. Pas facile de retrouver et de concrétiser ses souvenirs !
L
Le commentaire avait été masqué en attendant vos directives, si je ne me suis pas trompé.
Hier j'ai publié un article " Un ruisseau et des hommes " où l'on voit dans les dernières images les ruines de la fontaine qui m' a été désignée par Fernand Etienne comme la source ferrugineuse. est-bien cette source ?
N
« Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives
Font un bruit d’assassins postés se concertant.»
C'est peut-être, plus que l'attente de couleurs plus verdoyantes, ce qui empêche notre historien de Les Voivres de s'approcher de cette source d'eau ferrugineuse dont nous avons déjà parlé...
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L
C'est vrai on tourne autour je recherchais des renseignements. Maintenant c'est bon