Journée de commémoration au Struthof

par LES VOIVRES 88240  -  26 Avril 2015, 06:18  -  #HISTOIRE

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Struthof, le seul camp de la mort installé en France/D.R.

François Hollande célébrera demain la Journée nationale de la déportation en Alsace où il commémorera avec les principaux dirigeants des instances européennes, la libération du camp de concentration de Struthof, le seul installé par les nazis sur le territoire français.

M. Hollande s'était déjà rendu le 27 janvier à Auschwitz-Birkenau (Pologne), et plus récemment le 6 avril à la maison d'Izieu (Ain) où 44 enfants juifs avaient été raflés en 1944, déportés puis exterminés dans les camps.

Cette fois-ci, il se rend au Struthof, premier camp de concentration découvert par les Alliés à l'Ouest, qui fut l'un des plus meurtriers du IIIe Reich mais resta longtemps peu connu en dehors de l'Alsace.

Construit sur le site d'une petite station de montagne, sur le versant alsacien des Vosges, le Struthof-Natweiler fut le lieu de détention de quelque 52 000 déportés, dans des conditions épouvantables. Et près de 22 000 d'entre eux y périrent.

M. Hollande, qui est le premier président à visiter la chambre à gaz de ce camp, où a été créé le Centre européen du Résistant déporté, inauguré en 2005 par Jacques Chirac, sera entouré des présidents du Conseil et du Parlement européen, Donald Tusk et Martin Schulz, ainsi que de la Première ministre de Lettonie, Laimdota Straujuma, qui assure la présidence tournante de l'UE, et du secrétaire général du conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland.

Une façon d'illustrer «l'unité de l'Europe, les retrouvailles de l'Europe dans un lieu qui est le symbole de la déportation et de la répression de la Résistance dans toute l'Europe occupée», souligne l'Elysée.

Autre symbole fort, selon l'entourage de M. Hollande, «ce sera la première fois que les représentants d'anciens pays du bloc de l'Est seront présents», en la personne de M. Tusk, Polonais et de Mme Straujuma.

La Dépêche du Midi

 Journée de commémoration au Struthof

Après la bataille de Dompaire, à l'automne 1944, les Allemands prennent la décision de transformer les Vosges en forteresse pour freiner ou stopper l'avance des alliés.

Himmler l'un des grands responsables du régime va en donner personnellement l'ordre.

Les Allemands vont exercer une répression impitoyable contre les nombreux maquisards qui se sont soulevés dans toutes les Vosges mais aussi contre la population civile.

Les arrestations, exécutions et déportations vont faire des milliers de victimes.

La plupart des déportés furent envoyés directement en Allemagne où les responsables de l'industrie de guerre réclamaient de la main d’œuvre à tout prix. Quelques uns furent internés cependant dans les camps alsaciens de Skirmeck et du Struthof qui seraient vides à l'arrivée des troupes alliés.

Le Struthof, classé Nuits et Brouillards, où 22 000 personnes trouvèrent la mort, fut un des camps aux conditions de détention les plus dures du III Reich.

Des expériences sur des cobayes humains furent ainsi menées sur des prisonniers dont certaines étaient suivies par des membres de l’Université de Strasbourg alors dirigée par les allemands.

 Journée de commémoration au Struthof
 Journée de commémoration au Struthof
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N
C'est en faisant amende honorable pour avoir prétendu ne pas avoir trouvé de victimes de la Seconde Guerre mondiale originaire de Les Voivres, que je viens solliciter - une fois de plus - les habitants de mon village natal, qui vont peut-être finir par me trouver un peu trop "casse-pieds".
Néanmoins, je souhaiterais obtenir tout renseignement, témoignage, etc., concernant un déporté, né aux Voivres (mais n'y résidant pas forcément au moment de son arrestation). Il s'agit de :

MARCHAL René Emile , né le 11/04/1916 aux Voivres (88) - Matricule 14345 à Buchenwald - Mention "Mort en déportation" - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 (I.110) p 967.

Il pourrait constituer le début d'une liste, sans doute non exhaustive, des victimes voivraises jusque là inconnues.
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L
Vous voudrez bien m’excuser d'avoir tardé à répondre, mais pour le moment je n'ai pas trouvé de personnes qui se souviennent de lui ou d'autres habitants de Les Voivres déportés. Je ne pense que les gens vous vous trouvent casse-pieds car les document et témoignages arrivent régulièrement. Tout le monde est conscient que l'histoire de Les Voivres est la leur.
N
Coïncidence étrange, je viens de publier sur Loomji, un article sur le Camp de concentration de Natzweiler.
http://www.loomji.fr/les-voivres-88520/vie-locale/approche-70eme-anniversaire-fin-guerre-1939-1945-20956.htm
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N
http://www.struthof.fr/fr/le-kl-natzweiler/les-camps-annexes/liste-des-camps-annexes-du-kl-natzweiler/
Un lien intéressant pour les annexes aussi bien de ce côté-ci du Rhin que de l'autre.
L
D'après les commentaires sur votre page, j'ai l'impression que votre site commence de bouger.
L
vous faites bien de l'indiquer, je partage le lien
L
Peut-être pas puisqu'en ce moment il y a pas mal de commémorations. C'est vrai comme disais un survivant que ces camps sont mal connus. Il y avait une annexe dans les Vosges impossible de retrouver