Un maçon d'origine italienne, Achille Broggini

par LES VOIVRES 88240  -  17 Mars 2015, 06:37  -  #HISTOIRE

Article envoyé par Pierre Broggini

La facture de travaux de maçonnerie réalisés chez Georges DIOLEZ, résidant à la Grande Fosse, grand mutilé de la guerre 1914/1918 a été rédigée par Céleste BROGGINI, épouse de l’artisan maçon Achille BROGGINI.

Qui était Achille BROGGINI ?

De son vrai prénom Égidio, cet immigré italien originaire de la Lombardie, est arrivé en 1924 à l’âge de 32 ans, à l’hôtel-restaurant FRANOUX , à la gare de la Chapelle aux Bois.

À l’époque un immigré arrivait en France, terre d’accueil, avec une musette dans laquelle il y avait une truelle et une taloche. Ce qui voulait dire qu’il venait avec une volonté très affirmée de travailler.

Il s’est installé aux Voivres en qualité d’artisan maçon en 1926, a cessé ses activités après 1950, il avait perdu son épouse en 1942 ou 1943. Il avait tenté un retour dans son village natal dès que les relations avec l’Italie ont été rétablies, mais ce fut un échec ayant trop de relations aux Voivres. Sa vie s’est terminée dans la maison de la rue qui mène au cimetière.

Il repose au cimetière local.

Un maçon d'origine italienne, Achille Broggini

Pierre Broggini est donc son neveu.

Les temps changent mais de tout temps des émigrants ou des envahisseurs selon les époques et la façon dont ils se comportaient sont venus en France.

Monsieur Achille Broggini est arrivé de sa Lombardie natale, c'était un italien. Mais il y avait à Les Voivres une personne que les habitants appelaient la mère Lombard. Je me souviens de cette appellation. Mais qui à l'époque faisait un lien entre le nom de Lombard et des ancêtres de cette personne qui étaient certainement arrivés de la même région que l'oncle de Pierre Broggini.

Peut-être lui-même a t'il des souvenirs plus précis sur cette personne.

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M
Je crois que ces méthodes sont maintenant interdites dans les écoles. Autrement à propos d'intégration en stage à Longwy quand j'étais étudiant j'avais remarqué qu'à la deuxième génération tous les enfants avaient un prénom français mais pas les parents qui avaient gardé le prénom italien ou polonais.
Avec Achille et Louis Broggini ce n'est pas le cas et d'ailleurs il n'a pas pu revenir en Italie, il était vraiment intégré.
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N
Je crois bien que c'est lui, Achille Broggini, qui avait érigé les piliers en moellons soutenant le hangar attenant à la ferme de mes parents.
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N
« À l’époque un immigré arrivait en France, terre d’accueil, avec une musette dans laquelle il y avait une truelle et une taloche. »
Sans vouloir le moindre du monde généraliser et en prenant toutes les précautions d'usage qui s'imposent, certains d'entre eux (immigrés) en mériteraient peut-être parfois une de "taloche" pour leur faire découvrir les bienfaits d'une « intégration à la française ». Même si je ne suis pas du tout un partisan de cette "pédagogie", nombre de parents et d'instituteurs - voire éducateurs, précepteurs ou autres François Bayrou - l'ont utilisée pour inculquer les bases d'une bonne éducation.et d'une instruction solide à des "lascars" plus familiers d'incivilités que de la vie pacifique en communauté nationale.
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