La Chanson des Cerises

par LES VOIVRES 88240  -  10 Mars 2015, 06:47  -  #Chanson des cerises

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Dans ces articles, il n'y a pas vraiment de thème directeur. Les élèves parlent des menus incidents de la vie de tous les jours, des accidents plus graves qui surviennent régulièrement, de leur travail et de leurs jeux.
Nous avons aussi une enquête-interview d'une de leur camarade Madeleine Paradis sur le Maroc et la vie qu'elle menait là-bas.

La famille Paradis habitait la maison qui abrite actuellement des logements de la mairie et la grande salle de restaurant du Pont des Fées.

Toujours beaucoup de poésie dans les récits de Roger Alexandre sur une promenade nocturne, de Georges Etienne sur un cerisier en fleur ou de Pierre Chassard et Marie Houillon.

Une devinette est posée à Raymond Pelletier par son grand-père qui conclut avec une plaisanterie en lui disant que tous les élèves n'ont qu'à se creuser la tête pour l'aider à trouver la réponse.

Cette liberté de ton avec laquelle ils racontent leur vie, leurs farces, où même leurs fautes dans ces pages, donnent à penser que ce journal était vraiment un espace de liberté.
Les élèves savaient qu'ils pouvaient tout dire sans risquer de s'attirer de sanctions de ceux qui les liraient: maîtres, parents ou voisins.

Il était nécessaire qu'une grande confiance règne afin que, par exemple, Georges François ose raconter que pour expliquer son arrivée tardive à la maison il avait menti en inventant des heures supplémentaires passées à l'imprimerie du journal.

Cela fait presque penser aux églises qui au Moyen-Âge étaient un lieu où nul ne pouvait poursuivre celui qui avait demandé asile.

On se prend à rêver de pouvoir réinstaurer une telle liberté dans un journal scolaire.

La Chanson des Cerises
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Pour en savoir plus sur la technique que Pierre Broggini et Louis Beaudoin désignent sous le terme de lino, nous sommes allés faire un tour sur WIkipédia.

Comme cet article le signale la linogravure n'est donc pas qu'un amusement d'écolier. C'est du véritable travail d'artiste que nous voyons là avec des dessins qui sont rendus à la perfection.

C'est net, toutes les expressions sont respectées et on a autant de petits tableaux.

Parmi les dessinateurs eux mêmes, c'est certainement pour le moment Marie Berthe Thiéblemont qui a fait le plus beau, avec un doryphore aux couleurs éclatantes.

Mais combien d'autres sont tellement expressifs qu'ils parlent plus qu'une photographie quand ils montrent un arracheur de pommes de terre, la grand mère qui se sauve avec ses vêtements en feu ou une vache attaquée par les guêpes...ou tous les autres.

La linogravure est une méthode de gravure relativement jeune : le linoléum apparaît en Angleterre en 1863. À l'origine utilisé pour recouvrir les sols, c'est seulement en 1900 qu'il est détourné vers la gravure.

Elle est dérivée de la xylographie ; on y retrouve donc les mêmes principes techniques3 : taille en épargne des blancs, estampe obtenue par pression et transfert de l'encre disposée sur les zones non creusées sur le support.

Matériel

Plaque de linoléum

Le bloc à graver, de taille et d'épaisseur variable, est un matériau spécial dit linoléum (du latin linum et oleum). « Il est composé d'un mélange de poudre de liège, d'huile de lin, de gomme et de résine, l'ensemble étant comprimé sur une toile de jute4 ». Le linoléum est plus homogène que le bois et ne comporte pas de fil (sens des fibres du bois, a contrario de la taille de bout, dans lequel les fibres du bois sont verticales sur le bloc) ; plus tendre, il permet d'utiliser des outils moins souvent affutés.

Outils

Rouleau à encre pour linogravure

Différentes têtes de gouge pour linogravure

On compte trois principales étapes de la réalisation d'une estampe : l'évidement des futures zones de blanc et le travail sur la plaque (la gravure proprement dite), l'application de l'encre (l'encrage), et enfin le transfert de l'image gravée sur le papier (l'impression, ou tirage).

Les outils utilisés en gravure sur bois conviennent parfaitement à la linogravure : les gouges sont les outils de base. Elles sont souvent vendues par lots comportant un manche et des têtes interchangeables de différentes tailles et formes (en V ou en U5). Dans le cadre d'une maîtrise plus poussée, il est possible d'avoir recours à des outils plus précis : le matoir, une tige d'acier à tête lignée ou pointillée, permet en frappant d'obtenir des grisés. Des pointes ou un tube frappé au marteau permettent la création de points ronds. L'utilisation du vélo (ou échoppe rayée6) donne cependant des résultats moins probants qu'en gravure sur bois. Il est aussi possible d'avoir recours à des instruments plus fins comme des canifs ou des ciseaux.

L'encrage de la plaque de linoléum se fait grâce à un rouleau spécial3 «On peut encore passer de l'encre sur toute la surface après avoir dégraissé le lino à l'essence ou au talc, ou après un léger ponçage à l'abrasif ; ensuite on procède par enlevage comme à la manière noire4 ». L'encre peut être à base d'huile ou d'eau (encre typographique, aussi employée en monotype par exemple).

Différents types de presses sont utilisables : il existe des presses spécialisées à la gravure, néanmoins une presse à reliure peut aussi être employée. L'impression peut se faire sur presse à bois, ou avec la presse à taille-douce ; on peut procéder manuellement « à la cuiller », ou au brunissoir ou avec un frotton4.

Le choix du papier dépend du résultat escompté : il peut être humidifié ou imprimé à sec. Néanmoins, il est préférable qu'il possède un grain épais pour donner plus de « consistance » à l'épreuve.

Chaque estampe est unique et signée par l'artiste.

Technique

Des images créées grâce à des principes de gravures classiques tels que la pointe sèche, l'eau-forte, le vernis mou peuvent être réalisées sur linoléum.

Différentes méthodes annexes entrent en jeu dans le cadre de la linogravure :

  • La rehausse de pâte sur le linoléum (empreintes, textures…)
  • L'attaque à la soude
  • La technique de la pointe sèche
  • La technique des gris (à l'impression)
Mode opératoire

Gravure sur lino en deux couleurs successives de Ivo Kruusamägi

La linogravure permet de s'exercer à l'art de la gravure y compris en plusieurs couleurs (couleurs successives par encrage de planches différentes et successives ou par creusements successifs d'une seule). Le dessin peut être inscrit directement sur le linoléum mais on peut également préparer un croquis au crayon, à l'encre de chine, au vernis ultraflex ou avec un calque. Il est possible d'encrer toute la surface (après dégraissage) et travailler comme pour la manière noire.

Le linoleum est présenté à l'outil et le creusement s'effectue dans les sens désirés suivant les effets escomptés. Ici réside un des avantages principaux de la technique : contrairement à la gravure sur bois, pour laquelle le sens est imposé par les fibres. En cas d'erreur, la plaque peut être réparée grâce à de la poudre de linoléum mélangée à de la colle, puis polie pour ne pas créer de reliefs intempestifs qui fausseraient l'impression4.

Le nombre de tirages est souvent plus limité que lors de l'emploi de la xylogravure : cela est dû à l'écrasement du support plus tendre que le bois .Néanmoins « Un lino bien taillé et manipulé avec précaution peut assurer plus d'une dizaine de tirages sans que la netteté du trait ait eu à en souffrir4 »).

Comme pour le bois, plus les entailles sont larges, plus elles doivent être profondes pour éviter les problèmes à l'encrage.

Certains imprimeurs « utilisaient le linoléum gravé à l'acide, l'acide nitrique émiettant et brûlant le revêtement. Dans ce cas le dessin de réserve était fait à l'encre lithographique ; on obtient ainsi des clichés au trait (un cliché est une gravure en relief permettant la reproduction en impression typographique, "le lino est monté sur des bois de 20 mm, qui permettent l'impression typographique4 »).

Précautions

Comme tous les types de techniques qui nécessitent l'utilisation d'outils coupants, des précautions sont nécessaires afin d'éviter des blessures qui peuvent être graves : il est judicieux de fixer la plaque de linoléum sur la table de travail par le moyen, par exemple, d'un support qui la bloque dans le sens de la gravure. Si en revanche la plaque ne peut pas être immobilisée, il est indispensable de placer la main qui maintient le linoléum hors de l'axe du creusement de la surface pour éviter tout glissement intempestif.

Les artistes et la linogravure

Pendant longtemps le lino fut considéré comme « le bois du pauvre, servant d'amusement à l'écolier ou pour la gravure d'amateur. »"4. La linogravure présente l'avantage de la rapidité d'exécution et de la souplesse d'utilisation ; mais certains artistes de renom l'utilisent, ou l'ont utilisée, dans des buts autres (plasticité, gaufrage du papier mouillé préalablement, faible tirage).D'autres ont utilisé avec maestria cette technique devenue abordable pour un art engagé au service du peuple: le Taller de Grafica Popular au Mexique, depuis sa création en 1937, et notamment des artistes comme Leopoldo Mendez.

  • Matisse
  • Picasso exécute sa première linogravure en 19547. « Il ne travaille pas ses linogravures couleur en plusieurs planches : il retravaille une seule planche après chaque tirage et le fait avec une encre différente. Il obtient ainsi des juxtapositions et des superpositions. »4
  • Jean Raine
  • Antonio Seguí
Outils du graveur
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Outils du graveur

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N
Je "commente" votre réponse puisqu'il n'y a plus de bouton "réponse". Il faut aussi remettre en ordre les dates qui s'affolent étrangement. Mais je viens de prendre connaissance de votre message c/t les bogs.
Nous n'avons pas toujours eu l'eau courante à la maison. Je ne sais plus à quelle date elle a été installée. Ce fut pourtant un événement et une grande joie de la voir gicler du robinet pour s'écouler dans l'évier en pierre de notre cuisine.
Il nous fallait donc « aller à la fontaine » qui, en fait, était plutôt une sorte de source qui se situait à la queue de l'étang, au pied et à l'abri d'un modeste coteau boisé. Sommairement aménagée, elle servait aussi, autant que je m'en souvienne, de modeste lavoir à ma mère, à qui il arrivait de laver notre linge sur une planche, souvent dans des conditions hasardeuses.
Elle était accessible par un petit pont en bois et parfois dangereux, enjambant le Ru Migaille qui, lui, serpentait avec quelques changements de direction assez inattendus mais imposés par le relief, vers ce qu'on appelait alors « l'étang du Paul Ory ».
Réputée potable puisque nous la buvions (ou inversement), l'eau de la fontaine représentait une importante tâche en approvisionnement et nous ne fûmes pas fâchés de pouvoir nous procurer ce vital et précieux liquide autrement que par le remplissage de seaux et autres récipients divers, après avoir parfois délicatement écarté les feuilles tombées des arbres. Mes parents, pourtant pas forcément adeptes de Bourvil, ont toujours prétendu (sans que je puisse le vérifier) qu'elle était ferrugineuse et donc de très bonne qualité puisque susceptible d'apporter force et vitalité.
On dit aussi qu'elle avait des vertus contre l'alcoolisme. J'aurais tendance à le croire puisque, si mon père n'avait sans doute pas que des qualités - même s'il en avait beaucoup -, je peux certifier ne l'avoir jamais vu dans un quelconque état d'ébriété, aussi minime soit-il.
Je ne sais pas ce que cet endroit, finalement agréable, est devenu. Peut-être en reste-t-il quelques traces. Ce pourrait, sans doute, faire l'objet d'un petit sujet (photographique) pour Bernard, toujours à l'affût de quelque bon reportage. En longeant le Ru Migaille...
Répondre
L
Je vais essayer de demander à un fils Etienne s'il connait cette source
Autrement je voudrais attendre un peu de repousse pour refaire un tour de photo.
N
Oui, toutes ces pages du journal de "La Chanson des cerises" sont émouvantes et il y en a pour tout le monde.
Les soldats, où l'artilleur que je fus, croit bien reconnaître un canon de 75 tracté par des chevaux ; le Maroc où je mes suis mis, 53 ans plus tard, dans les pas de Bernadette Paradis à Meknès, Fez, Rabat ; le nid de mésanges de Pierre Chassard, probablement sur le bord de la route Le Moulin des Voivres-Les Voivres, en passant par le Royeu,.que je parcourais quotidiennement pour aller à l'école. Et cette passion des livres que l'on découvre chez Marie Houillon ?
On y parle aussi des reposoirs. J'ai souvenir qu'il y en eut un, plus tard, près de notre étang et de la fameuse fontaine ferrugineuse. Ma mère avait elle gardé quelques fleurs ayant servi à sa décoration pour protéger la maison ? Peut-être en reste-t-il un témoignage photographique quelque part ?
Décidément, ces pages me procurent le plus grand bien et je remercie encore une fois tous ceux qui permettent à Bernard de nous faire vivre ce "feuilleton". Son admirable travail doit être souligné.
Je ne peux cependant pas m'empêcher de penser : que relateraient, dans un tel journal, les enfants d’aujourd’hui ?
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L
Beaucoup de questions. Cela montre bien tout l'intérêt de ses pages qui méritent effectivement d'être analysées dans une 2 eme lecture au point de vue historique et sociologique, sans parler de la valeur artistique, dessin poésie et recherches de style
Par contre si vous pouviez nous en dire plus sur cette fontaine ferrugineuse que je ne connaissais pas, ce serait bien.