Le Club du Pont des Fées et la Chanson des Cerises

par LES VOIVRES 88240  -  27 Février 2015, 09:24  -  #HISTOIRE, #Associations

Le Club du Pont des Fées et la Chanson des Cerises

Parmi les membres du Pont des Fées qui viennent régulièrement se rencontrer les jeudis après-midi au Club du Pont des Fées, plusieurs d'entre eux, ont participé activement à la rédaction du journal scolaire La Chanson des Cerises.

Entre autres, Pierre Broggini, Roland Didier, Fernand Etienne et Thérèse Thiéblemont.

Les écoles qui faisaient partie du mouvement Les Pionniers, ne bénéficiaient pas toutes d'une imprimerie. C'est donc pour cette époque et comme le souligne le futur instituteur Louis Etienne, une expérience assez rare et très enrichissante que vivent les élèves.

Quand on voit la qualité de ce journal, on devine qu'ils se rendaient compte de la chance qu'ils avaient de participer à cet atelier d'imprimerie et veulent se montrer à la hauteur de la confiance que les adultes mettent en eux.

Le texte qui stigmatise le travail " négligé " des garçons montre bien que pour eux ce journal doit être fait d'une façon impeccable.

On retrouve dans leurs récits, ce même regard des adultes sur les enfants. Si d'un côté une sévérité assez grande est de rigueur et si leurs incartades sont sanctionnées, de l'autre, ils se voient tous les jours confier des responsabilités importantes, tels les soins aux animaux et leur surveillance ou le travail dans les champs ou à la maison.

Dans son beau roman " Maria Chapdelaine " qui avait eu à l'époque un grand succès, l'auteur Louis Hémon explique cela : à partir du moment où il faisait un travail d'adulte, un enfant était considéré comme tel.

Le Club du Pont des Fées et la Chanson des Cerises
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Marie-Pierre Golbain 01/03/2015 10:49

Merci pour les explications pour les textes, mais comment étaient faits les dessins ?

LES VOIVRES 88240 03/03/2015 06:06

Effectivement je croyais que c'était un genre de photocopieuse à l'alcool
mais là c'est de la gravure du grand art

Marie-Pierre 02/03/2015 18:30

Merci pour la réponse, que de travail.

BROGGINI 02/03/2015 18:26

Les dessins étaient imaginés par les élèves, à savoir lequel ferait le plus beau dessin à insérer dans le texte. Je décalquais le dessin sur du lino et ensuite je gravais les lignes, les noirs au moyen de gouges, genre plumes d'écolier, puis adapté à la mise en page. Êtes-vous satisfaite de ma réponse ?

BROGGINI 01/03/2015 10:34

Pour répondre à notre ami Jean NOËL au sujet du petit journal "La Chanson des Cerises", la création du petit atelier d'imprimerie a pris corps en 1934, autant que je sache. C'était une idée et une volonté très affirmée de Monsieur FELBERG. L'atelier avait été installé au fond de la petite école, pour nous, c'était miraculeux: une table avec des casiers contenant des caractères en plomb soigneusement rangés par ordre alphabétique, un presse manuelle munie d'une poignée de fermeture et de serrage et les consommables, encre et papier. Les équipes, constituées d'élèves de la grande école se rendaient à l'atelier en fin d'après midi, après le travail scolaire, le premier travail était le compostage, placer dans l'ordre contraire les lettres constituant les mots sans oublier les intervalles et la ponctuation et actionner la vis de serrage, un véritable travail de typographe ! Ensuite le composteur était confié à l'élève chargé de la mise en page. La page étant complète, on effectuait un premier tirage pour lecture et correction, puis le feu vert était donné pour les tirages dont les exemplaires allaient aux familles des élèves, aux abonnés et aux correspondants. après tirage les feuilles étaient
alignées sur des tables pour permettre le séchage de l'encre. C'était un travail passionnant. Je crois que la rédaction de la Chanson des Cerises a pris fin lorsque Monsieur FELBERG a été mobilisé en 1939, affecté dans une guérite située sur la route des Chapeaux à la Chapelle aux Bois, chargé de la surveillance aérienne. Nous allions lui rendre visite de temps en temps, bien qu'il soit de retour le soir à la petite école des VOIVRES.

LES VOIVRES 88240 01/03/2015 10:43

Merci du renseignement. Ma mère vient justement de me dire que Louis Etienne a été instituteur pour remplacer Monsieur Felberg pendant cette période et coïncidence ou pas mon grand père était lui affecté à un poste de DCA au Clerjus. Il est rentré à la maison après la défaite mais a du se livrer aux Allemands ensuite logé gratuit 4 ans à cause d'une personne qui n'a pas apprécié qu'il soit libre quand un de ses proches avait été fait prisonnier

NOEL 28/02/2015 17:31

J'ai écrit du "petit nègre". Au lieu de « mais que l'esprit », il faut, bien entendu, lire « mais à laquelle l'esprit ».

LES VOIVRES 88240 01/03/2015 07:35

Je me demandais si ce n'étais pas l'esprit des années 30 que le front populaire ( entre autre ) a symbolisé. Si vous n'avez pas le souvenir d'une imprimerie, j'ai moi celui d'une éducation qui interdisait pratiquement l'épanouissement de toute création seuls les meilleurs avaient le droit à des encouragements pour dessiner faire de la musique jouer au foot ou parler anglais il fallait que ce soit parfait ou rien et je me suis seulement rendu compte il y a quelques mois que je reproduisais le même schéma avec la scolarité de mes enfants
Maintenant heureusement tout a évolué mais il aura fallu presque 50 ans pour retrouver cette possibilité pour des écoliers d'exprimer leurs créativité
Ha je retrouve Léo Lagrange la culture dans la rue il n'étaient pas les seuls mais c'était un bouillonnement

NOEL 28/02/2015 17:07

► « l'écrivain français Louis Hémon » : comme d'autres, écrivains, peintres, etc., une célébrité acquise, hélas, à titre posthume et quelque peu "mise à profit" par les Canadiens. Il y aurait aussi - mais ce serait un autre sujet - beaucoup à dire sur son explication : « à partir du moment où il faisait un travail d'adulte, un enfant était considéré comme tel ».
► Quant à la "Chanson des cerises" dont j'espère que ces derniers feuillets ne sonnent pas la fin de la parution (j’allais dire récréation, dans ce monde si tourmenté), je me réjouis de l'avoir découverte, je remercie Bernard de la faire vivre sur son blog, j'admire les acteurs (dont certains que je connais bien) de ce journal scolaire et je félicite ceux et celles qui apportent leur soutien en documents, témoignages et autres contributions. Je trouve personnellement, sans en tirer vanité aucune, qu'il s'agit là d'une pépite qui mériterait, en plus du blog bien sûr, d'être mise en valeur sous une forme qui reste à déterminer mais que l'esprit de créativité et d'inventivité qui souffle indéniablement aux Voivres, ne peut véritablement pas échapper à l'opportunité de se saisir.
A contrario, je n'ai pas souvenir (mais ma mémoire est faillible) de ce journal ni même de l'atelier d'imprimerie dans mes années d'école (52-58). M. Felberg puis surtout M. Jeannette (c'est lui que j'ai connu à "la Grande école") auraient-ils mis fin à cette pédagogie ?