Médiathèque de la Haye : conférence sur les Balkans

par LES VOIVRES 88240  -  16 Novembre 2014, 06:31  -  #Municipalité, #Bibliothèque

Mr Sylvain Gallet, conférencier
Mr Sylvain Gallet, conférencier

Dans le cadre des journées "Rencontre avec ", la Médiathèque de la Haye accueillait le conférencier Sylvain Gallet qui venait montrer les photos prises au cours de son voyage en Bosnie-Herzégovine, pendant l'été 2013.

La responsable , Marie-Françoise Hermann, souligna que grâce à la nouvelle Médiathèque, il avait été possible de mettre en place pour la première fois, une conférence.

Cet état fut crée à la chute du régime communiste en ex-Yougoslavie qui fut suivie d'une longue guerre civile. Il en résulta la création de la Serbie, Slovénie, Croatie, Macédoine, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Kosovo.

Sarajevo subit alors un très long siège de 1425 jours, depuis 1992 jusqu'en 1996. 10 000 personnes furent tuées et 50 000 blessées.

La ville compte aujourd’hui 500 000 habitants sur une population de 8 millions et elle est entièrement reconstruite, même si de nombreux immeubles portent encore les marques d'impacts de balles ou d'obus. On peut voir aussi dans les rues, des " roses de Sarajevo", ces trous d'obus que la municipalité a recouvert de béton rose pour garder le souvenir de ce siège.

Le pays, carrefour de nombreuses cultures : latine, slave, grecque, ottomane, austro-hongroise, est chargé d'histoire et Sarajevo en est le reflet : des mosquées voisinent avec des cathédrales catholiques ou orthodoxes, des édifices publics bâtis sous le régime communistes se dressent à côtés d'immeubles du 19 eme siècle ou de tours ultra modernes.

La Bosnie qui a peu de façades maritimes attirent cependant de nombreux touristes verts séduits par sa nature très bien préservée.

Les randonneurs peuvent parcourir cette région de basse et moyenne montagne traversée de nombreuses rivières qui permettent de pratiquer les sports aquatiques.

Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.
Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.
Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.
Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.

Au premier rang,monsieur Patrick Casadevall, maire de la Haye.

Le tunnel de l'espoir
Le tunnel de l'espoir

Le tunnel de l'espoir Ce récit du « Tunel D.B », D comme Dobrinja et B comme Butmir, du nom des deux quartiers de chaque côté de l’aéroport de Sarajevo, commence avec Nedjad Brankovic. Ingénieur spécialiste des ponts de chemins de fer, ce dernier cherche un moyen pour mettre son savoir au service de la défense de Sarajevo. Il fait connaissance de Rasid Zorlak, le responsable logistique des premières unités de volontaires bosniaques. Lui sait que la ville va tomber s’ils ne trouvent pas rapidement une faille dans l’étau.

C’est le combat de David et Goliath. Goliath est en haut, sur les collines encerclant Sarajevo, puissamment armé ! En regardant la ville en bas, on comprend mieux quel sentiment de puissance virile ont du éprouver les agresseurs armés. La beauté de Sarajevo laisse voir ses plus belles formes.

Mais aujourd’hui, en cette année 1993, ce n’est plus de beauté qu’il s’agit, mais de nudité : la désolation de David. L’assiégeant est armé jusqu’aux dents. Les défenseurs n’ont que des armes artisanales. Les deux hommes ont l’idée de creuser un tunnel qui permettra de créer un lien avec le territoire libre. Brankovic dessine les plans. Le souterrain secret doit passer sous les pieds des forces de l’ONU qui contrôlent l’aéroport. Zorlak forme une équipe de 200 citoyens pour relever le défi. Les travaux se font uniquement à la main, avec des pelles et des pioches. Les bâtisseurs lancent une course contre la montre, dès le mois de janvier 1993.

Alors que les travaux avancent, dans la ville assiégée, la situation devient dramatique. La population est au bord de la famine et de l’asphyxie. Les soldats ont presque épuisé les munitions. La stratégie des Serbes d’étouffer la capitale de la Bosnie est sur le point de réussir. Une course contre la montre s’engage. Les équipes qui creusent travaillent dur, très dur. 24 heures sur 24. 7 jours sur 7. Pendant ce temps-là, au-dessus, sur la piste de l’aéroport, chaque nuit, se produit un drame. Des civils tentent de traverser le tarmac, les uns pour trouver des vivres, les autres pour fuir le siège de la ville. Ils servent de cible aux tireurs serbes postés en bout de piste. Près de trois cent personnes, y compris des enfants, y laissent leur vie.

Le 31 juillet 1993, un passage large d’un mètre, haut de 1,5 mètres et long de 800 mètres est finalement percé.
Pendant que les avion de l’OTAN roulent sur la piste, les soldats bosniaques et les civils passent en portant armements, munitions et vivres. Sarajevo respire. Plus tard un câble électrique et une petit tuyau seront installés pour distribuer électricité et pétrole. Grâce au tunnel, les habitants reprennent leurs forces. La ville ne sera jamais prise.

Médiathèque de la Haye : conférence sur les Balkans
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Le Hilton où se tenaient les correspondants de presse pendant la guerre, la place aux pigeons, la bibliothèque nationale, le pont où fut assassiné l'archiduc François-Ferdinand et sa femme Sophie, une rose de Sarajevo;

Histoire et modernismeHistoire et modernisme
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 la Bosna, village d'été d'éleveurs en montagne, ruines de forteresse
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Thermalisme aux sources de la BosnaThermalisme aux sources de la Bosna

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Mosquée, la ville est entourée par la montagne, immeubles 19 eme siècleMosquée, la ville est entourée par la montagne, immeubles 19 eme siècle
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