Commémoration de la libération de Saint-Dié

par LES VOIVRES 88240  -  21 Novembre 2014, 06:42  -  #HISTOIRE

Destructions, déportations, tués pour beaucoup la libération avait un goût amer.
Destructions, déportations, tués pour beaucoup la libération avait un goût amer.


"C'est compliqué d'être juste, d'être dans la fidélité de cette mémoire. Le sentiment de ceux qui ont vécu cette libération de leur ville le 21 novembre 1944 est très mélangé. Beaucoup de femmes avaient leur mari encore prisonnier ; d'autres avaient vu leur fils ou leur frère arrêtés par les allemands et conduits en Allemagne. Deux mille personnes ont ainsi été arrêtées. Et puis il y a cette réalité des ruines de la ville détruite en partie par les bombardements américains mais pour l'essentiel par l'incendie allemand. C'est la réalité de la douleur qui se mêle à la joie d'être libéré."

David Valence, extrait de la conférence de presse 10 novembre

Stèle commémorant la libération
Stèle commémorant la libération

A partir du 22 novembre 1944, les Américains délivrèrent Saint-Dié, qui venait de subir une terrifiante semaine de destructions, incendies et autres exactions perpétrées par l’occupant. Erigée dans le square de Foucharupt, à l’angle de la rue du 3e Bcp et de la rue des Travailleurs, une stèle rappelle le rôle de la 103e Division d’Infanterie américaine (dite « Cactus Division ») dans la libération de notre ville.

Pour beaucoup d'habitants de Saint-Dié, la libération de leur ville était arrivée après qu'ils aient tout perdu.

Maisons détruites, évacuations forcées, déportations, exécutions.

Et pour les proches des déportés au fur et à mesure que l'attente se poursuivait, l'espoir de retrouver les leurs s'amenuisait.

Les premières horreurs des camps de concentration et extermination furent en effet connues au grand jour au fur et à mesure de la libération de ces camp.

Et le sinistre Struthof fut donc un des premiers a révéler les crimes qui s'étaient commis là.

Les vosgiens ne purent donc ignorer, ou se cacher plus longtemps, ce qui attendait les déportés.

Ils savaient donc que les leurs n'avaient que très peu de chance de survivre plus de quelques semaines ou de quelques mois et que l'avance des armées de libération n'étaient pas assez rapide pour éviter de nombreux drames.

De plus ceux dont les maisons furent détruites durent pendant des mois, voire des années, subsister dans des abris de fortune en attendant, et l'aide de l'état au titre des dommages de guerre, et des entreprises qui puissent reconstruire leur maison.

Depuis cette époque tous les ministères qui se sont succédés n'ont apparemment pas réussis à mettre en place une politique de logement efficace. La pénurie et le retard engendrés par les destructions de la guerre n'ont jamais été comblés.

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Compliments à la ville de Saint-Dié, consciente du Devoir de mémoire puisqu'elle a été à la hauteur des souffrances de toutes les familles touchées par la guerre mais aussi des joies de la Libération.
Bravo à Brigitte Nicole pour son spectacle ( malheureusement extraits seulement) empreint à la fois d'émotion et d'entrain.
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