A la rencontre du marcheur Bernard GOLDENBERG,

par LES VOIVRES 88240  -  24 Mai 2017, 04:06

Parti dimanche dernier de la place Stanislas, il compte y revenir au terme de 365 étapes, après avoir bouclé son tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Photo Alexandre MARCHI

Parti dimanche dernier de la place Stanislas, il compte y revenir au terme de 365 étapes, après avoir bouclé son tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Photo Alexandre MARCHI

Bernard  GOLDENBERG. Photos Pierre Broggini

Bernard GOLDENBERG. Photos Pierre Broggini

QUAND MÉLOMÉNIL S’ANIME

365 jours par monts et par vaux

Que va-t- il se passer ce samedi 20 mai en fin d’après midi à Méloménil, hameau, ordinairement paisible, dont l’ancien moulin Steibel a permis à de nombreuses familles de confectionner du pain blanc pendant la dernière guerre, hormis le ronronnement des tracteurs occupés à la fenaison.

Ils sont près de trois cents badauds admiratifs venus des villages voisins, qui piétinent, sous un soleil ardent, sur le parvis de la dame aubergiste des Sept Pêcheurs.

M’approchant de l’un d’eux : « Qu’attendez vous en ce lieu ? » « Vous ne savez donc pas ? » « Non, qu’est ce qu’il va y avoir ? » « C’est un monsieur qui fait de la marche à pied, il vient de Nancy et va je ne sais où ! » « Ah bon » « Mais regardez donc sur le tableau, c’est écrit ! »

Effectivement, sur le tableau d’affichage local, un nom: Bernard GOLDENBERG, une destination : les sentiers de grande randonnée durant 365 jours, un périple de 8300km qui a débuté le 1 er mai sur la place Stanislas à Nancy et se terminera à Nancy en 2018, après avoir sillonné les Alpes, la Provence, le Languedoc, les Pyrénées, la Bretagne sans oublier le Nord, un vrai tour de France.

Tout à coup, « Le voilà le marcheur » crie la foule, il avance d’un bon pas, une canne dans chaque main, visage bronzé, sac au dos où est accroché son petit fétiche, arrivant de la cité des chanoinesses, soit trente deux kilomètres, à travers bois et champs. Il n’a pas l’air d’être fatigué. « Bravo, Monsieur » lui dit-on, et les questions fusent, certains sont avides de savoir pourquoi il se lance dans un tel défi. « Sachez, chers amis que mon défi est personnel, je ne suis pas dans une démarche spirituelle, plutôt humaniste, je suis animé d’une soif de rencontres, de contacts, vous êtes là pour m’accueillir, je vous en remercie vivement. J’espère rencontrer tout au long de mon périple des gens aussi sympathiques que vous l’êtes, continuez à honorer de votre présence les prochains marcheurs qui me suivront à la trace »

Dame Marie Line, l’aubergiste est impatiente de le voir entrer dans son établissement « Venez mon marcheur, il y a une bonne bière au frais ! » lui dit-elle. Et de suivre son hôtesse d’un soir.

Et la route va continuer, dimanche matin, départ à 10 heures pour rejoindre un lieudit « Thietry » avec ses dix kilos dans le sac, ses deux cannes et sa balise de secours

Le tour de France à pied, une aventure en partage avec « semellesetcailloux »

Qui est celui-là ? Drôle d’idée ! Où va-t- il ? Et la préparation ?

Marcher avec lui.

Vous aurez les réponses sur «https:www.facebook.com/semellesetcailloux »

Mener cette existence pendant une année, marcher, coucher sur la dure, captiver ceux qui le rencontreront, respirer la poussière des chemins, aller de crête en crête, louvoyer sur des sentiers vertigineux, écouter le grondement des ruisseaux, écouter le chant des oiseaux qui l’accompagneront, voilà les raisons du défi. Bravo Bernard, nous vous souhaitons succès dans votre périple.

Pierre Broggini

L'article paru dans Vosges Matin est commenté

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Détente autour d'une bière

Détente autour d'une bière

jean7288 24/05/2017 11:16

A défaut de se lancer dans une telle aventure, cela donne une furieuse envie de relire "Le Tour de la France par deux enfants"