Labours

par LES VOIVRES 88240  -  28 Avril 2017, 08:05  -  #Cultivar

Labours

A la faveur du remembrement de nombreuses parcelles, qui sur la commune étaient couvertes de prairies permanentes, ont été labourées ou sont en passe de l'être. Du maïs ou des céréales de printemps vont certainement être semés quoique pour ces dernières les bonnes dates de mises en terre sont déjà dépassées, peut-être aussi un peu de ray-grass.

Si personnellement je ne connais rien aux règles de la PAC, j'allais dire les règles du jeu sauf que celui-ci s'achève trop souvent par la mise à mort de participants, si les techniques de travail du sol sont totalement différentes aujourd'hui de ce que je pratiquais il y a 30 ans, je me souviens cependant de ce que nous disait notre maitre de stage pendant ma formation

"-Le malheur vient quand on peut mettre la charrue."

D'après lui toutes les études montraient deux choses. La prairie permanente soignée à l'identique d'un ray-grass et récoltée au même stade a le même rendement à l'hectare et les mêmes qualités nutritives que celui-ci.

Souvent la différence vient du nombre d'unités d'azote plus important amenées sur la prairie temporaire et d'une récolte au stade plus jeune de ce fourrage.

D'autre par, pour lui, dans les régions traditionnellement herbagères, les fermes qui ne pouvaient faire du labour en raison du relief ou de la nature du sol, avaient une trésorerie plus saine que leurs voisins qui pratiquaient la polyculture.

La Vôge, le Val de Vôge bien entendu sont dans ce cas. La nécessité de vivre en autarcie a conduit nos aïeux a semer du blé. La pomme de terre en assolement permettait en sarclant régulièrement le terrain de le nettoyer avant les semis d'automne. Cependant l'obligation de nourrir le bétail durant des hivers longs amenait le cultivateur a garder beaucoup de surfaces en fourrage. La culture du maïs ensilage a permis de restreindre celles ci au profit des céréales.

Dans notre région la canicule de 2015 a échaudé beaucoup de parcelles de blé et brulé les maïs.

Le printemps pluvieux de 2016 a de nouveau limité les rendements. En cette fin avril de nombreux céréaliers s'inquiètent de la faiblesse des pluies et craignent une deuxième mauvaise récolte consécutive. Pour certains de nos voisins cela risque fort d'être la troisième.

N'aurait-il pas eu raison ce maître de stage quant en 1983 il nous disait :

"-Le malheur vient quand on peut mettre la charrue."

Labours
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Labours

Evelyne 29/04/2017 13:30

Il est de beaux labours dont je rêve la nuit,
Estompés et brumeux lorsque la lune luit,
Remplis d'oiseaux des champs quand s'éveille l'aurore
Et fumant au soleil quand leur eau s'évapore.
Sur leurs bords dénudés, à l'approche du soir,
Parfois l'homme des champs vient rêver et s'asseoir.
Au calme crépuscule, à sa douce lumière,
Il semble que le ciel reflète notre terre,
Car souvent, au couchant, lorsque le jour s'enfuit,
Des nuages ténus en sillons se disposent,
Moutonnent, nimbés d'or, et puis s'allongent, roses,
En célestes labours dont je rêve la nuit.
(Emile Raguin - Des sillons et des glèbes - Labours-extrait)

LES VOIVRES 88240 30/04/2017 05:51

Je montre des photos de labours. Je parle des leçons de mon maître de stage. Je ne tranche pas mais la technique de labour que nous avons connue a de plus en plus de contradicteurs.

jean7288 29/04/2017 18:15

Là, il y a au minimum une contradiction : labours ou pas labours ?

LES VOIVRES 88240 29/04/2017 16:19

Je pensais à ce poème en écrivant cet article.