Jardin en fleur

par LES VOIVRES 88240  -  13 Avril 2017, 04:01  -  #Qu'il est beau mon village

Jardin en fleur

Grâce au temps sec, la floraison dure et perdure. Toutes les espèces rivalisent. Les forsythias sont encore parés de jaune tandis que leurs feuilles vert tendre sortent. Les cerisiers, pêchers, mirabelliers sont autant de nuages blancs au milieu des touches rose, mauve, fuschia ou violet des arbustes d'ornement. Les lilas ne veulent pas être en reste :

"-Attendez nous, ne vous laissez pas emporter par le vent, nous arrivons. Cette année nous pourrons faire un brin de causette."

Si un arbre fruitier bien fleuri n'est pas la garantie d'une récolte abondante, sans fleurs, il n'y aura pas de fruits.

Jardin en fleur

L'humanité a désormais acquis une telle domination sur le monde matériel qu'il est probable qu'elle envahira toute la surface de la Terre jusqu'à l'annihilation  de chacune des belles et merveilleuses variétés d'êtres animés à l'exception des animaux et des plantes que nous aurons conservés dans nos jardins zoologiques et botaniques.

Charles Darwin

 

Jardin en fleur

Durant la plus grande partie du siècle dernier, la croissance économique était fondée sur ce qui apparaissait comme une certitude : l'abondance des ressources naturelles.

Nous avons épuisé nos ressources minières sur notre chemin de la croissance. Nous avons brûlé notre pétrole et nos forêts sur notre chemin vers la prospérité. Nous avons cru à la consommation sans conséquence.
Ces jours là sont enfuis.

Sur le long terme, ce modèle est une recette pour un désastre - un pacte de suicide global.

2011, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU.

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Cette dégradation, et l'exploitation de la plupart des ressources naturelles, se produisent aux dépens des populations les plus pauvres et les plus vulnérables et au profit des pays les plus riches et les plus industrialisés.

Non seulement notre modèle de développement économique et social n'est pas durable pour les générations futures.

Il est aussi de plus en plus inéquitable pour les générations actuelles.

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Villes

Ce sont des villes ! C'est un peuple pour qui se sont montés ces Alleghanys et ces Libans de rêve ! Des chalets de cristal et de bois qui se meuvent sur des rails et des poulies invisibles. Les vieux cratères ceints de colosses et de palmiers de cuivre rugissent mélodieusement dans les feux. Des fêtes amoureuses sonnent sur les canaux pendus derrière les chalets. La chasse des carillons crie dans les gorges. Des corporations de chanteurs géants accourent dans des vêtements et des oriflammes éclatants comme la lumière des cimes. Sur les plateformes au milieu des gouffres les Rolands sonnent leur bravoure. Sur les passerelles de l'abîme et les toits des auberges l'ardeur du ciel pavoise les mâts. L'écroulement des apothéoses rejoint les champs des hauteurs où les centauresses séraphiques évoluent parmi les avalanches. Au-dessus du niveau des plus hautes crêtes une mer troublée par la naissance éternelle de Vénus, chargée de flottes orphéoniques et de la rumeur des perles et des conques précieuses, — la mer s'assombrit parfois avec des éclats mortels. Sur les versants des moissons de fleurs grandes comme nos armes et nos coupes, mugissent. Des cortèges de Mabs en robes rousses, opalines, montent des ravines. Là-haut, les pieds dans la cascade et les ronces, les cerfs tettent Diane. Les Bacchantes des banlieues sanglotent et la lune brûle et hurle. Vénus entre dans les cavernes des forgerons et des ermites. Des groupes de beffrois chantent les idées des peuples. Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue. Toutes les légendes évoluent et les élans se ruent dans les bourgs. Le paradis des orages s'effondre. Les sauvages dansent sans cesse la fête de la nuit. Et une heure je suis descendu dans le mouvement d'un boulevard de Bagdad où des compagnies ont chanté la joie du travail nouveau, sous une brise épaisse, circulant sans pouvoir éluder les fabuleux fantômes des monts où l'on a dû se retrouver.
Quels bons bras, quelle belle heure me rendront cette région d'où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements ?

Rimbaud Les Illuminations

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